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La démarche indépendantiste d’Option nationale
Nic Payne
Chronique de Nic Payne
mercredi 22 février 2012      1716 visites      16 messages


L’avènement d’Option nationale a suscité de l’intérêt et bon nombre d’adhésions enthousiastes, et aussi quelques critiques et réactions plus sceptiques. Certains ont amené la question sémantique — souveraineté vs indépendance —, la reliant à une culture péquiste qui n’a pas la cote. On a aussi interprété la démarche indépendantiste d’ON de diverses façons, en suggérant parfois qu’elle pourrait être " étapiste ". Encore ici, le spectre du péquisme se manifeste. Attardons-nous sur cette question, à partir du point de vue de l’auteur de ces lignes sur la genèse et le sens de ladite démarche, dont il a lui-même participé au processus de création.

On se souviendra qu’à l’été 2011, M. Aussant a évoqué publiquement la création d’un parti qui chercherait à réaliser l’indépendance par mandat électoral, sans référendum subséquent. Encore aujourd’hui, celui qui est désormais chef d’Option nationale affirme que s’il n’en tenait qu’à lui, une élection décisionnelle demeurerait son moyen d’action privilégié. Avez-vous récemment entendu quelqu’un du PQ dire une chose pareille ? Moi non plus.

Après cette première prise de position, l’étape suivante pour Jean-Martin Aussant fut d’aller consulter toute une batterie d’experts, de constitutionnalistes, et d’indépendantistes parmi les plus illustres et déterminés. Il en est ressorti que pour l’immense majorité d’entre eux, l’élection décisionnelle pose un problème démocratique au point d’être à proscrire, purement et simplement. J’ai moi-même pu le constater en direct auprès de gens commele professeur Denis Monière et l’ex-Premier Ministre Bernard Landry. On sait également que Jacques Parizeau tient lui aussi à ce que la décision ultime de l’indépendance soit prise autrement qu’à même un vote électoral.

C’est donc en vertu d’une réflexion responsable et sérieuse à cet égard que Jean-Martin Aussant, comme bon nombre de membres fondateurs d’Option nationale, en sont venus à la conclusion que prôner l’élection décisionnelle risquerait de confiner le nouveau parti à la marginalité perpétuelle, faute de crédibilité auprès d’un trop grand nombre de démocrates, aussi indépendantistes fussent-ils.

C’est en tenant compte de cela qu’a été mise au point la démarche que propose ON dans sa plateforme actuelle, sur un modèle qui rappelle beaucoup ce qu’ont déja avancé des gens comme Robert Laplante, notamment, qu’on ne peut certainement pas accuser de péquisme compulsif. Essentiellement, le but de cette démarche est d’aller chercher le mandat électoral le plus indépendantiste possible sans que l’élection ne soit décisionnelle à proprement parler. Donc, on demande le pouvoir pour procéder au rapatriement des trois axes principaux de la souveraineté, i.e. lois, impôts et traités, et aussi pour faire rédiger une constitution comprenant une déclaration d’indépendance, qu’on soumettra au vote référendaire. Et si Ottawa rechigne à laisser aller ces pouvoirs qu’un gouvernement aurait pourtant dûment été élu pour rapatrier ? Rien n’empêche entre-temps l’autre pan du programme d’ON — constitution et référendum — de suivre son cours et d’aboutir. Il ne s’agit donc pas, ici, d’aller quémander à genoux quelques improbables réaménagements du fédéralisme en espérant plus ou moins se faire dire non. Il s’agit plutôt de réaliser l’indépendance, et de le faire en respectant des normes démocratiques élevées.

Cette proposition n’est évidemment pas exempte de défis et de pièges à éviter. Il y a notamment le risque inhérent à toutes les démarches de type élection-d’abord-référendum-ensuite, celui de la perte de capital politique dans l’intervalle précédant le référendum. Plus le temps passe, plus le risque est grand.

Il y a aussi, à mon sens, un potentiel de division autour de la constitution. Une constitution, c’est beaucoup d’articles qui, même adoptés par une assemblée constituante, ne feraient pas nécessairement l’unanimité, et seraient donc autant d’excuses possibles pour rejeter la proposition, et avec elle, l’indépendance. Il reste, je pense, du débat, de la réflexion et du travail à faire pour trouver des solutions à cet écueuil éventuel.

Cela étant dit, on peut penser ce qu’on veut de la proposition d’Option nationale, tant dans la plateforme actuelle que dans les paroles et les actes du chef, mais il est difficilement possible d’y voir autre chose qu’une offre résolument indépendantiste. Et c’est précisément là, dans ce message conséquent et engagé, que réside toute la pertinence de ce parti auquel personne, évidemment, ne promet le pouvoir demain matin. La politique et la démocratie, on semble parfois l’oublier chez ceux qui nous alertent avec insistance de la " division du vote ", ce n’est pas seulement la prise du pouvoir. Quand on a quelque chose à dire, a fortiori quelque chose qui rejoint d’emblée quarante pourcent de la population, on peut jouer un rôle majeur sans être immédiatement au pouvoir. Dans le contexte actuel, où les partis traditionnels sont peu populaires et au coude-à-coude, l’espace est considérable pour une action politique alternative. Parlez-en à Amir Khadir.

Parlez-en à Mario Dumont qui, somme toute, a eu beaucoup d’influence pendant plusieurs années, et continue d’en avoir même après sa retraite, sans jamais avoir gouverné. Depuis longtemps, tout le monde joue à l’ADQ, Charest parfois, Legault et Marois souvent. Et d’ailleurs, plusieurs idées maîtresses de Dumont n’ont jamais été aussi populaires et soutenues par des gens aussi respectés que l’idée de l’indépendance. Autrement, peut-être aurait-il justement pris le pouvoir.

Bref, on peut donner du pouvoir à une idée, on peut même la mettre au pouvoir, avant de le prendre ou sans le prendre soi-même. Dans l’immédiat, le rôle que peut jouer Option nationale est, au minimum, de donner du sens et de l’oxygène à l’indépendantisme, qui depuis plusieurs années est travesti par le Parti québécois, qui en fait plutôt une affaire ambigüe de gouvernance provinciale, de discours sans conséquence et d’éventuels tiraillements déprimants avec Ottawa.

La question brûlante que doivent aujourd’hui se poser les indépendantistes est la suivante : Après quasiment deux décennies d’apparitions sporadiques et de lancinante confusion, l’indépendantisme peut-il se permettre d’aller encore se censurer derrière parti qui juge bon — c’est son droit — de se confiner indéfiniment au pouvoir provincial ? Faut-il vraiment sacrifier une idée aussi noble et forte sous prétexte que nous allons supposément être mangés tout crus par le grand méchant monstre libéral ?

Oui, plusieurs politiques et accointances du gouvernement provincial actuel sont abjectes. Devons-nous y répondre par l’indépendance, ou plutôt en acceptant d’aller sur la patinoire provinciale jouer un jeu dont nos adversaires dictent les règles, et les changent au gré de leurs besoins ? Le PQ a été au pouvoir pendant près de vingt ans. Cela a-t-il empêché Jean Charest de sévir ensuite ? Le gouvernement libéral n’est pas le vrai problème du Québec. Il en est plutôt une indication, une conséquence. Cette famille politique, en perpétuel porte-à-faux avec nos intérêts nationaux, carbure à notre soumission au pouvoir canadian. La congédier provisoirement, en attendant qu’elle revienne inévitablement, est-il une solution valable pour quiconque pense que le Québec a besoin de son indépendance ?

Je respecte, sans les renvoyer dos-à-dos, les militants et sympathisants qui entendent avec enthousiasme les solutions provinciales du PQ, de la CAQ, de QS et même du PLQ. Ces partis font diverses propositions tout à fait légitimes. Quant à moi, je préfère une action indépendantiste forte, organisée et dynamique, audible dès maintenant, plutôt que brimée dans l’antichambre du demi-pouvoir provincial, et entachée de bilans et de débats de gouvernance qui n’ont rien à voir avec elle.

Nic Payne

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




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Vos commentaires:
  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    22 février 2012, par Ivan Parent

    M. Payne, j’espère seulement que vous soyez entendu et surtout, compris.

    Ivan Parent


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    22 février 2012, par JCPomerleau

    Le changement de statut résulte d’un rapport de force favorable. J’arrive pas à trouver dans votre texte la stratégie pour le bâtir.

    À moins que vous ayez la conviction qu’il suffit d’une majorité démocratique pour y parvenir.

    JCPomerleau


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    22 février 2012, par Marcel Haché

    « Bref, on peut donner du pouvoir à une idée, on peut même la mettre au pouvoir, avant de le prendre ou sans le prendre soi-même » Nic Payne.

    Sur ce point, je suis d’accord avec vous. Mais qu’est-ce qui empêcherait O.N. de se constituer en parti, tout en passant son tour à la prochaine élection ? L’expérience électorale du P.I. n’a-t-elle pas été concluante ?

    Et passer son tour… cela serait-il une si malheureuse manœuvre ? Si le P.Q. était élu, la voix d’O.N. serait alors d’autant plus forte qu’il n’aurait pas mangé une volée à l’élection. Si le P.Q. était défait, il me semble que la voix d’O.N. ne serait pas seulement plus forte, elle deviendrait déterminante pour la suite et la poursuite de notre idéal…pour autant, bien sûr, que cet idéal demeure l’indépendance...


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    23 février 2012, par Ghislaine Bussière

    Si le P.Q. ne fait pas de coalition sur un programme
    commun d’indépendance.il n’aura pas la chance de prendre
    le pouvoir.Les indépendantistes ne veulent rien savoir
    d’une gouvernance souverainiste.


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    23 février 2012, par Michel Laurence

    Monsieur Pomerleau,

    En tout respect, je vous soumets que ce n’est certainement pas en portant au pouvoir un parti dont l’objectif est au mieux une certaine souveraineté après, bien sûr, avoir négocié une association avec nos ennemis que ce rapport de force commencera à s’établir.

    Il me semble que la meilleure façon d’amorcer un véritable rapport de force est de porter au pouvoir un parti résolument indépendantiste. Et même s’il ne prend pas le pouvoir dès les prochaines élections, plus ce parti recevra de votes, plus le message sera clair.

    Puisque vous nous invitez depuis des mois à faire de la politique-fiction en prêtant VOS intentions à Mme Marois, je risque une prédiction : si l’appui à Option nationale est assez fort, cela pourrait entraîner un gouvernement minoritaire qui fera long feu. Réalisant que le rapport de forces commence à générer des résultats, les Québécois n’hésiteront pas à le porter au pouvoir rapidement.


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    23 février 2012, par JCPomerleau

    Marcel Haché

    Très bon point.

    JCPomerleau


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    23 février 2012, par Serge SAVOIE

    Bonjour M. Pomerleau,

    Je très heureux que vous portiez une attention plus profonde à la plateforme d’O.N. Je comprends parfaitement votre questionnement. La proposition est nouvelle et audacieuse. Pour faire bref, une fois élue avec une majorité de députés, O.N. promulguera une série de lois qui rapatriera l’essentiel des attributs d’un pays indépendant. Il s’agit du L.I.T. Dans un premier mandat, un gouvernement d’Option nationale fera en sorte toutes les lois qui régissent les citoyens du Québec soient votées par l’Assemblée nationale du Québec, que toutes les taxes, toutes les contributions et tous les impôts payés sur le territoire québécois soient dorénavant perçus par le gouvernement du Québec et que tous les traités qui lieront les Québécois aux autres nations du monde soient signés par le gouvernement du Québec.

    Nous n’avons aucun doute que de tels gestes de rupture, provoqueront une forte réaction, contestations et tentatives d’intimidations de la part des canadiens via l’état fédéral. Nous y sommes prêts ! Les membres d’O.N. ne sont pas des "MOUS". C’est avec beaucoup de jouissance que nous les confronterons. Que se soit par la voie politique, juridique ou démocratique, nous défendrons notre indépendance nouvellement acquise. Dans tous les cas, nous demanderons au peuple de trancher ce conflit et de valider cet état de fait par un référendum sur notre constitution qui inclura une déclaration d’indépendance.

    Avec cette démarche, nous sommes certains à 90% que nous établirons un rapport de force qui incitera le peuple à choisir la légitimité de l’État du Québec en lieu et place de l’État canadien. En quelque sorte, nous voulons abolir le lien fédéral sur le territoire du Québec de la manière la plus démocratique qui soit mais aussi avec fermeté et puissance.


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    23 février 2012

    Monsieur Payne

    Ce ramassis de vieux clichés politiques ne m’inspirent aucune confiance en ce nouveau parti qui me donne la nette impression d’être à la remorque du PQ pour aller chercher le vote des indépendantistes purs et durs comme moi. Toujours paralysé par cette maudite peur de couper définitivement le cordon ombilical avec la mère fédérale ou avec Ottawa si vous voulez ; même si le Québec a été sorti du Canada par Trudeau, en 1982, avec son rapatriement unilatéral de la constitution "canadian" sans aucune consultation auprès de la population du Québec en plus.

    Il n’existe qu’une façon de s’en sortir définitivement, c’est avec une déclaration unilatérale d’indépendance suivie par l’élaboration d’une constitution Québécoise à être ratifiée et approuvée par le peuple québécois. Après ces deux étapes accomplies, le Québec demande d’être reconnu par les instances internationales. C’est pas sorcier ça mais ça demande de la volonté politique, du cran et des couilles ce qui fait défaut à notre classe politique québécoise.

    Sinon, que le peuple québécois disparaisse en s’anglicisant avec ce multiculturalisme à la sauce "canadian", avec cette immigration massive et en laissant les oligarques continuer à piller ses richesses naturelles. Autrement dit, si le Québec ne veut pas s’affranchir définitivement du joug "canadian" et bien qu’il disparaisse ! À la prochaine élection, j’aurai une raison de plus pour m’abstenir d’aller voter et de rester à la maison ; je n’ai plus une once d’énergie à mettre sur un peuple qui se laisse mourir à petit feu.

    André Gignac 23/2/12


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    23 février 2012, par Serge SAVOIE

    M. Gignac,

    En tout respect, pourriez-vous vous donner la peine d’aller consulter la plateforme de base d’Option nationale plutôt que d’affirmer n’importe quoi. La démarche d’O.N. édicte exactement ce que vous souhaitez !?!??!!!!?

    http://www.optionnationale.org/le-p...

    Merci


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    23 février 2012

    @ Serge Savoie

    Le L.I.T de l’ON, c’est de l’étapisme à la Claude Morin. Je n’embarque plus là-dedans et encore moins avec le mot SOUVERAINETÉ ; je n’ai plus de temps à perdre !

    André Gignac 23/2/12


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    23 février 2012, par Nic Payne

    M.Gignac,

    Je ne suis pas constitutionnaliste — vous non plus, je crois —. Permettez donc que j’accorde un certain niveau de crédibilité aux experts reconnus qui me disent que cette démarche n’est pas " étapiste " comme celle de Claude Morin. Si vous pouvez en trouver quelques uns affirmant qu’une proposition comme celle que vous faites — qui ferait mon bonheur, soyez-en sûr — est viable, svp empressez-vous de me les citer.

    Quant au terme souveraineté et à ses dérivés, moi aussi, quand on les prononce, j’entends résonner la confusion du discours péquiste, et la peur, datée, de ne pas nommer l’indépendance.

    Cependant, je sais aussi qu’on peut être résolument indépendantiste et parler de souveraineté. Jacques Parizeau en est la preuve, Jean-Martin Aussant de même.

    Quant à moi, comme Bernard Landry et tant d’autres, je privilégie l’indépendance, tout en me doutant bien que je ne peux changer la culture langagière de tout un chacun instantanément comme par magie.

    M.Haché,

    Je présume que si les gens d’ON avaient voulu s’exclure du débat électoral, ils auraient joint un ou plusieurs des nombreux groupes de réflexion et de mobilisation qui existent déja.

    Du reste, la réponse à votre question est dans mon texte : Pourquoi un parti indépendantiste devrait-il céder sa place à une proposition d’alternance provinciale, par définition temporaire ?

    NP


  • Bravo pour cette analyse !
    23 février 2012, par Bernard Desgagné

    Bravo pour cette analyse, Monsieur Payne. J’y souscris entièrement. Le problème fondamental du Québec n’est pas le PLQ, mais son asservissement au pouvoir fédéral. Le programme d’Option nationale est loin d’être une forme d’étapisme au sens de 1980 et est une contribution utile à l’avancement des idées et de notre cause.


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    23 février 2012, par Didier

    Il ne faut pas s’emballer trop pour les tiers partis. La plupart des sondages ne leur donnent pas tellement de votes.

    Les citoyens ne comprennent pas vite ce que le regretté Michel Chartrand disait des principaux partis politiques du Québec.

    Monsieur Chartrand s’exprimait ainsi :

    "Le PQ pis le PLQ sont tellement pareils, c’est comme une paire de fesses."

    Michel Chartrand, en grand humaniste qu’il était, aurait certainement aimé voir s’implanter un parti "humaniste" (un tel parti pourrait en effet s’appeler "parti humaniste").

    Un tel parti mettrait au coeur de ses préoccupations l’être humain et ses besoins.

    Et pour obtenir un résultat dans ce domaine, le projet que monsieur Chartrand chérissait de son vivant, soit voir s’implanter un revenu de citoyenneté universel, ce revenu pourrait être une mesure tout à fait adéquate pour une société plus humaine dans laquelle tous sans exception peuvent accéder à une vie décente.


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    24 février 2012, par Guillaume Martin

    Une note pour ceux qui croient que le PI est comparable à ON.

    J’ai été le webmestre du PI pendant deux ans, de ses balbutiements jusqu’à la défaite d’Éric Tremblay, dans l’élection partielle de Rivière-du-Loup en 2009...

    Après deux semaines, le parti ON était déjà beaucoup plus gros que le PI ne l’a jamais été... Et je parle en connaissance de cause.

    Pour vous donner un ordre de grandeur, j’ai rejoint le RRQ à l’automne 2009 et même si ce n’est pas un parti politique, c’était déjà à l’époque beaucoup plus gros que le PI en termes d’adhésions, de sympathisants et de moyens.

    ON, c’est autre chose, c’est un vrai parti, sérieux, avec beaucoup d’adhérents et surtout appuyé par tous les gens désabusés du PQ, qui ne savaient plus pour qui voter depuis plus de 10 ans.

    Tous ceux qui en avaient contre la démarche molle péquiste, sont tous chez ON aujourd’hui (à quelques exceptions près).

    Beaucoup d’indépendantistes ont reprit espoir avec la venue de ce parti résolument indépendantiste et qui, surtout, n’a pas peur de son option et en parle avec fierté.

    Et j’en suis.


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    26 février 2012, par PierreII

    Option nationale a « déjà fait une différence dans le paysage politique », affirme Aussant

    Antoine Robitaille 25 février 20h12 Québec

    Quelque 400 militants entassés dans deux salles surchauffées de l’Auberge Godefroy de Bécancour ont acclamé le discours de leur chef après avoir adopté une plateforme indépendantiste. Elle prévoit qu’un gouvernement ONiste ferait rédiger une constitution du Québec, laquelle contiendrait une déclaration de souveraineté à être « entérinée par le biais d’un référendum ».
    http://www.ledevoir.com/politique/q...


  • La démarche indépendantiste d’Option nationale
    26 février 2012

    Message à J.C. Pomerleau

    Et que penser de la proposition adoptée à l’unanimité hier au congrès de fondation d’Option Nationale d’abolir le poste de Lieutenant-Gouverneur, une proposition qui est carrément un geste de rupture, de défi et contraire à la constitution canadienne, en particulier les articles 41 et 45 de la Loi constitutionnelle de 1982 et dont près de 90% de la population québécoise souhaite la disparation ?

    C’est pas assez "création de rapport de forces" à ton goût ?

    Essaies de t’imaginer 5 secondes ce que pourrait faire le gouvernement fédéral face à un tel geste alors que la population du Québec y est favorable à 90%.

    Si jamais le fédéral s’y opposait, le terrain serait mûr pour une déclaration d’indépendance.

    C’est beaucoup plus fort comme rapport de force que les promesses d’indépendance énergétique qui amènerait l’indépendance économique qui amènerait l’indépendance politique dans la semaine des 4 jeudis et qui permettrait à ton ami Daniel Breton d’aller se chercher une maquignon et un fond de pension bien garni comme la plupart des péquisses politiciens professionnels provinciaux.

    Le problème avec toi, Claude, c’est que tu n’es pas indépendantiste. Tu est tout sauf cela. Pas besoin de nous citer Aristote. Je le connais aussi bien que toi.

    Pierre Cloutier









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