Monsieur Jean Chrétien, l’ex premier ministre du Canada a dit récemment qu’il n’aurait pas reconnu la validité d`un oui au dernier référendum sur la souveraineté du Québec.
Il est surprenant que les médias n’aient à peu près pas commenté cette nouvelle. Où est la démocratie dans une telle attitude ? Comment se fait-il que les éditorialistes et chroniqueurs influents aient omis de commenter une aussi importante déclaration. Une déclaration anti- démocratique et digne des derniers régimes autoritaires de la planète.
Si l`on ajoute que les fédéraux n`ont pas respecté la loi québécoise de financement d`un tel exercice démocratique en injectant occultement des millions de dollars et en assermentant un grand nombre d`immigrants dans le but avoué de les faire voter contre le projet de souveraineté du Québec, il apparaît clair que les fédéraux ont triché et que le résultat de ce référendum doit être annulé et repris.
Il faut donc dénoncer la malhonnêteté anti-démocratique des fédéraux, leur demander de s’excuser, et prévoir des sanctions, et surtout faire appel à une surveillance des Nations-Unies par leurs observateurs pour la prochaine fois.
Peut-être vaudrait-il mieux l`exercice d`une élection référendaire, voie empruntée par de nombreux états devenus souverains récemment.
Quant à Jean Chrétien, l`histoire se chargera de lui donner son véritable visage de non- démocrate.
Alain Raby
Saint-Jean-Port-Joli


