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La "conversation nationale" sur la souveraineté
Pierre Cloutier
Tribune libre de Vigile
mercredi 5 mars 2008      475 visites      12 messages


Le prochain conseil national du Parti québécois, qui doit avoir lieu en fin de semaine prochaine, s’apprête à jeter aux poubelles une 2è fois le "projet de pays" adopté avec espoir et enthousiasme, y compris par Mme Pauline Marois et la plupart des députés actuels du parti, lors du XVè Congrès en juin 2005.

Cette décision est contraire aux statuts du Parti québécois puisque le conseil national n’a aucun pouvoir ni aucune juridiction pour défaire ce qui a été adopté lors d’un congrès. Seul un autre congrès peut le faire, car le congrès est l’instance suprême du parti (Article 92 des statuts). En vertu de l’article 106 de ces mêmes statuts, le conseil national peut adopter la plate-forme électorale du parti, mais sa seule juridiction est de le faire en adoptant des politiques qui visent à préciser et à compléter le programme et les engagement du parti. Or, en juin 2005, le Parti québécois, par son XVè Congrès, s’est engagé formellement à proposer à l’électorat québécois un "projet de pays" accompagné d’un cadre financier national. Voir à ce sujet le chapitre 1.2.3. du programme qui, soit dit en passant, est encore en vigueur.

Sous prétexte de vouloir faire disparaître du programme l’obligation de tenir un référendum le plus tôt possible lors d’un premier mandat, on en profitera pour faire disparaître, d’un même souffle, le chapitre 1.2.3 du programme et toutes les obligations qu’il comporte, de façon subreptice et par la porte d’en arrière. C’est la deuxième fois en moins de 2 ans qu’une telle manoeuvre aura lieu, car l’équipe d’André Boisclair avait fait la même chose lors de l’élection de 2007.

Au lieu de proposer à l’électorat un "projet de pays" concret et emballant, pour employer l’expression du député de Rousseau, François Legault — et j’espère qu’il s’en souviendra — voilà que le conseil national s’apprête à nous proposer, entre autres, une "conversation nationale sur la souveraineté", phrase aussi creuse, mais encore moins contraignante que la mythique "promotion de la souveraineté" qui a été le leitmotiv de ce parti pendant des décennies, avec le résultat que l’on connaît.

Que doit-on penser de gens qui ont peur de proposer à l’électorat ce qui constitue le coeur même de ce parti et qui cherchent toujours des portes de sortie pour éviter de mettre les vraies choses sur la table, tout cela dans le but de se faire élire à tout prix ?

Regardons les choses en face. Depuis la fondation de ce parti, on a eu "l’étapisme" de Claude Morin en 1974, le "rénérendum" de René Lévesque en 1981, le "beau risque" en 1984, "l’affirmation nationale" de Pierre-Marc Johnson en 1985, les "conditions gagnantes" de Lucien Bouchard en 2000-2002, la "conciliation famille-travail" en 2003, la "feuille de route provinciale" d’André Boisclair en 2007 et maintenant la "conversation nationale sur la souveraineté" de Mme Pauline Marois en 2008. À force d’ajouter de l’eau dans la soupe, elle finit par être carrément indigeste.

À ce rythme-là, on aura formé depuis 40 ans, plusieurs générations de politiciennes et politiciens dits "souverainistes la main sur le coeur" qui ont accumulé argent, gloire, honneur et privilèges sur le marché public en invoquant la "souveraineté" comme un fantasme. Et au fil du temps, tous les vrais militants de l’indépendance ont été écartés ou se sont écoeurés suscitant chez eux l’amertume, la colère et la tristesse.

Pierre Cloutier




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Vos commentaires:
  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    5 mars 2008, par Gilles Bousquet

    Vous prétendez que c’est le PQ qui est fautif parce que s’il avait agit autrement, il aurait été capable de vendre l’indépendance du Québec aux Québécois depuis longtemps, parce qu’il a trop mis d’eau dans sa soupe souverainiste qui ne goûterait plus rien.

    On va voir aux prochaines élections complémentaires provinciales, le PI dit qu’il va y présenter des candidats qui vont se dire clairement indépendantistes purs et expliquer les avantages de la chose en long et en large en la "promotant" « mot qui vient de la boxe » jour et nuit aux électeurs. S’il y a un candidat PI qui gagne l’élection à la place d’obtenir environ 5 % des votes, vous aurez peut-être raison M. Cloutier.

    En attendant, vive la CONVERSATION NATIONALE SUR LA SOUVERAINETÉ de Mme Marois !

    Merci beaucoup pour votre bon message qui tend à démontrer que le PQ n’a pas mis les bons ingrédients dans la soupe souverainiste ou qu’il ne l’a pas assez brassée vivement mais les Québécois n’ont peut-être pas été assez consulté pour savoir s’ils aimaient mieux la soupe aux pois que celle aux gourganes avant de leur servir. On savait bien que le fédéral était pour intervenir en disant que cette soupe là, c’est pas bon pour la santé financière des Québécois.


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    5 mars 2008

    Monsieur Bousquet, Libre à vous de croire que les limites du passé ont tracé celles de l’avenir. Vous êtes peut-être résigné mais pourtant zélé. Pour vous assurer que les Québécois ne dépasseront jamais ce cadre, vous vous obstinez à leur offrir pour tout horizon politique ce qui pourrait avoir aujourd’hui l’approbation de la majorité. Il ne faut pas se duper soi-même et croire que ce qui est éventuellement acceptable par la majorité d’aujourd’hui équivaut à ce qui est nécessaire. Cela s’appelle du populisme. Il y a une distinction de taille à faire ici. L’indépendance est une nécessité. Elle entre dans l’ordre du nécessaire et non dans ce qui est acceptable ou, disons, "jouable" dans les termes politiques immédiats. Il vous appartient de prouver que les Québécois, à la différence de tous les peuples du monde, ne seront jamais prêts à aucun sacrifice lorsqu’ils devront, debout devant l’histoire, décider froidement et pour toujours de leur destin. Cette offre politique, celle de trancher si ce peuple a un avenir ou pas, sera vécue comme un cauchemar par bien du monde. Vous le premier peut-être. Il faut l’admettre, le PQ n’a été que de dérives en dérives, comme l’illustre justement Pierre Cloutier. La raison est simple, aborder la question de front c’est trop exigeant, risqué et certainement douleureux. C’est douleureux parce qu’une libération ressemble à un accouchement. Si l’indépendance était un combat facile, elle serait déjà faite. L’indépendance ne sera pas une plaisanterie. La question qui se pose et qui s’est toujours posée c’est de savoir s’il y aura une quantité critique de Québécois suffisamment décidés pour prendre cette question à bras le corps et la mener à son aboutissement. La réussite serait rien de moins que l’événement le plus marquant depuis 1760. Seuls les plus courageux iront au front. Si vous voulez quelque chose qui "pogne", une solution en apparence plus facile, quelque chose qui plaît et qui ne fait pas de vagues, continuez sur votre lancée.

    G. Verrier


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    5 mars 2008

    Monsieur Cloutier,

    D’autres ont tenu avant vous les propos que vous signez. Les péquistes confédéralistes vont vous traiter de crypto-fédéraliste parce que vous leur dites qu’ils ne sont pas indépendantistes. C’est l’arme favorite qu’ils manipulent si bien. L’ironie qui conduit à la destruction des plus militants de la cause qui nous est si chère.

    Vous propos sont cependant très réalistes. L’écoeurement a envahi le Québec en entier et les péquistes en sont responsables pour une bonne part.

    Pascal B.


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    5 mars 2008, par Gilles Bousquet

    M. G. Verrier, vous m’écrivez : « Si vous voulez quelque chose qui "pogne", une solution en apparence plus facile, quelque chose qui plaît et qui ne fait pas de vagues, continuez sur votre lancée. »

    Pourquoi rechercher une solution difficile qui ne "pogne" pas ? le besoin de masochisme ou du martyr chez l’humain, peut-être ?

    La majorité des peuples qui ont acquis leur indépendance souffraient déjà plus ou moins avant d’y arriver mais, il manque un peu de souffrance aux Québécois pour les stimuler en assez grand nombre à voter OUI à l’indépendance du Québec. La vision de ce que serait un Québec indépendant "L’ÉTAT DU QUÉBEC" n’est pas encore assez attirante. Mme Marois va tenter d’améliorer cet aspect là avec ses propositions de cette semaine incluant une CONVERSATION NATIONALE sur la souveraineté.

    Peut-être que l’élection de M. Stéphane Dion comme premier-ministre du Canada pourrait aider un peu mais ça ne serait quand même pas suffisant pour écoeurer complètement le 60 % de fédéralistes et de nationalistes mous Québécois qui ne veulent pas de souveraineté...encore.


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    5 mars 2008, par Christian Pelletier

    M Cloutier,

    Vous faites un bon constat de ce qu’est devenu le PQ.

    Par contre, je lis beaucoup aujourd’hui les gens offusqués de la "nouvelle" direction du PQ.

    Moi, je ne suis pas surpris, quand Mme Marois a pris les rênes du parti, elle nous a prévenue que ses idées arrivait avec elle, sur cela, elle a été honnête et transparente.

    Faut lui donné cela !

    Maintenant, pour les indépendantistes, il ont un choix à faire, suivre les idées de la cheffe du PQ ou tendre l’oreille du côté du PI.


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    5 mars 2008, par Frédéric Picard

    La conversation nationale n’a pas encore été adoptée. Il y a une multitudes de textes sur la table. J’aime particulièrement le texte de Montréal Centre, ressemblant drôlement au programme de pays. Il comprends, entre autres, la création d’une force armée du Québec, d’un ministère des affaires étrangères et le rapatriement de pouvoirs d’Ottawa. Le programme de pays n’est pas mort ! Faudra se battre, par contre. Encore une bonne bagarre en perspective !


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    5 mars 2008, par ouhgo

    Monsieur Pierre Cloutier,

    Sans vous connaître personnellement, je vous vois avocat d’une grande compétence procédurière puisque cette chronologie des tactiques péquistes et des assemblées délibérantes des différentes instances, ce n’est pas la première fois que vous nous l’étalez, ne serait-ce que pour faire saliver M. D.J. Il se pourrait même que votre talent oratoire se compare à vos capacités d’archiviste. Vous en arriveriez ainsi à convaincre tous les indépendantistes d’élire Premier Ministre le fougueux Éric Tremblay, comme le qualifie son nouveau faire-valoir à la propagande. Ce serait bien tant mieux si la manœuvre émergeait de la démonstration que les intentions maroisiennes, toutes féminines somme toute, ne recèlent pas la fenêtre étroite qui est notre dernier recours pour ouvrir les yeux aux descendants de la Nouvelle-France avant qu’ils ne commencent à parler arabe.

    Pour faire d’une pierre deux coups, vous seriez bien vu de jouer aussi le grand jeu de la sincère quête de l’INDÉPENDANCE contre ses ennemis, faudrait pas oublier. Et le plus hargneux de nos ennemis aujourd’hui, aux talents oratoires médiocres, ce fut sans conteste le ministre Benoît Pelletier ! Par de mesquins sparages commandés du sommet de sa pyramide (même d’Ottawa) il met notre option au défi d’annoncer aujourd’hui même que nous sauterons à pieds joints dans le piège désormais éculé de leur référendum truqué. Hypocrite, il feint de s’indigner d’avoir détecté nos plans secrets de sécession ! Grosses manchettes internationales demain : Insurrection appréhendée au QUÉBEC !
    Commotion populaire égale à celle causée par le docu-fiction télévisé en Belgique il y a 2 ans : Bye bye Belgium…

    N’oublions pas, avant de mettre le poing sur la table ce week end à St-Hyacinthe et de crier d’une voix mâle : Là, C…, c’est assez ! N’oublions pas qu’il y a URGENCE : Une élection ou deux, et après, même à 75% des votes francos, nous aurons été inondés par les nouveaux arrivants délibérément non francisés par Charest, grâce aussi au camouflage jovialiste de sa mercenaire Christine Sincère.

    Ce n’est pas la première fois que le Canada tente ce coup contre nous dans l’Histoire (cf Canada colonialiste par Patrick Bourgeois)


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    6 mars 2008, par Denis Julien Lotbinière

    C’est marrant ce que vous dites monsieur OUHGO de moi parce qu’effectivement, on ne peut rien vous cacher ! Ah ! AH ! AH ! Je suis un ’’FAN’’ de monsieur Cloutier. Je suis envieux de sa façon d’écrire. C’est claire, nette et précis.
    Merci monsieur Clourtier, ça fait du bien de vous lire !


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    6 mars 2008

    Le 14 octobre 1968, soit il y a un peu moins de 40 ans, le Parti québécois était fondé.
    Voici ce que titrait le Soleil de Québec à ce sujet :

    "Le Québec décrétera tout simplement sa souveraineté".

    On lit ce qui suit :

    "Le nouveau parti indépendantiste (Le "Parti québécois") a établi ces principes - il y en avait 4 autres - au cours de de son congrès de fondation, en fin de semaine, principes qui guideront la "fabrication" d’un programme électoral de sa vie politique.
    (...)
    En avril, les délégués avaient opté pour un texte disant ceci : "Le Québec négociera son accession à la souveraineté".

    En fin de semaine, l’assemblée plénière a "durci" un peu ses positions en affirmant que le Québec "négociera les modalités d’application à sa souveraineté acquise".

    Pour M. René Lévesque, il s’agit là "d’une réalité politique et d’un fait psychologique, La souveraineté sera acquise le jour où nous serons tous décidés ICI" a-t-il affirmé avant de recevoir une ovation monstre".


    Tous les espoirs étaient permis jusqu’au jour où est arrivé un certain Claude Morin, collaborateur du Service de sécurité de la GRC, avec une idée qui lui avait été "soufflée" par 3 hauts fonctionnaires du gouvernement du Canada, dont faisait partie Gordon Robertson, le greffier du Conseil Privé : L’ÉTAPISME !

    Depuis ce jour-là, le PQ s’est gangréné tranquillement comme on l’avait probablement prévu à Ottawa. On a concédé un petit carré de sable provincial aux utopistes et aux idéalistes et la vie quotidienne a fait le reste. 4 générations de politiciennes et politiciens "provinciaux" qui "surfent" sur leur prestige, leurs honneurs, leurs privilèges et leurs fonds de pension, tout cela avec l’argent public et qui tournent en rond tout en essayant à tout prix de se maintenir en poste. Et on comprend pourquoi. Pourquoi se presser ?

    En 40 ans, on est passé d’une déclaration unilatérale d’indépendance à une "conversation nationale sur la souveraineté", un autre mythe qui vient remplacer la fameuse "promotion de la souveraineté" qui n’a jamais réellement existé au PQ, sauf dans le vocabulaire "ésotérique" de ce parti.

    Qu’il suffise de rappeler au plus fort de cette mascarade, la fameuse "École de la souveraineté" du PQ qui a fait 3 petits tours de piste avant de s’écraser, gracieuseté du "dynamique" Léandre Dion, député de Saint-Hyacinthe.

    L’élite péquiste nous prend décidément pour des imbéciles !

    "Quo usque tandem, Catalina, abutere patienta nostra ?"

    (Jusqu’à quand, Catilina abuseras-tu de notre patience ?"

    Pierre Cloutier


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    6 mars 2008, par Gilles Bousquet

    M. Pierre Cloutier qui rapporte une idée originale du PQ : « "Le Québec négociera son accession à la souveraineté". »

    Vous pensez vraiment que M. Claude Morin a fait gangréner l’idée de souveraineté ?

    M. Lévesque a accepté cette idée du référendum seulement parce qu’il voulait faire élire le PQ et que, sans ça, il aurait continué à faire élire 4 à 5 députés à chaque élection comme avant cette idée de M. Morin. Dans l’opposition, il n’aurait pas été capable de déclarer la souveraineté ni de la négocier, M. Cloutier.

    L’idée de souveraineté n’est pas gangrénée, elle est seulement minoritaire...encore. Il n’y a que certains indépendantistes qui grugent l’autorité de leurs chefs en passant leur temps à critiquer tout ce qu’ils font, mieux que s’ils étaient des fédéralistes purs et durs.


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    6 mars 2008

    M. Bousquet,

    Quand vous dites que le PQ serait toujours resté dans l’opposition, vous faites là une affirmation que vous êtes incapable de prouver.

    Au contraire, moi je pense que si le PQ avait présenté à l’électorat québécois, à chaque élection, un projet de pays avec un cadre financier national, les québécois auraient fini par accepter.

    Vous êtes un bon mouton, M. Bosquet. Exactement ce que l’élite péquiste recherche. Continuez à faire rire de vous.

    Pierre Cloutier


  • La "conversation nationale" sur la souveraineté
    6 mars 2008, par Lemême

    « Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ? »
    De pouvoir ainsi citer de mémoire, et à la perfection, les catilinaires de Cicéron, M. Cloutier, ça vous élève encore plus au Panthéon acclamé par certains : M. D.J., c’est La Boétie (Étienne de), l’ami de Montaigne que vous citez, mais qui n’avait rien de béotien ! Était-ce Tartuffe, qui se déguisait en dévot ?
    Trève de badinage, car il faut quand même insister sur un point : Quels que soient les griefs que nous ayons à l’égard du PQ, ce parti pourrait très bien être porté aux commandes à Québec d’ici quelques mois si on s’y mettait, si on unissait notre volonté commune de libérer notre « race » comme on osait dire du temps de Miron.

    N’avons-nous pas, ici, assez de maîtrise de cette langue méprisée à Montréal, l’une des 2 seules officielles à l’ONU à New-York, pour prendre le contrôle des destinées de ce gouvernement après qu’il sera en position de réaliser notre objectif ? Craignons-nous vraiment de nous laisser manipuler par les vanités de leaders opportunistes ? Toute la base indépendantiste du Québec réunie ne servirait-elle pas de chien de garde à nos représentants qui tenteraient de nous tourner en bourriques ? N’avons-nous pas eu assez de tristes exemples pour demeurer vigilants devant d’éventuels sauveurs : (Pierre-Marc, Lucien, Bernard) ?
    Qu’arrivera-t-il, au contraire, si nous cédons à nos instincts vindicatifs et laissons gérer nos affaires par Charest un autre 4 ans ? Voulons-nous un autre mandat de pillage de nos ressources, de l’invasion de la langue par les institutions et l’immigration à caractère assimilationniste, du noyautage des médias à vocation de lavage de cerveau : mondialisation, modernisation, uniformisation des communications, langue des affaires, simplification des frontières, oubli des rancunes, fraternisation avec Galganov ?
    Est-ce ainsi que nous voulons voir finir le combat vieux de 400ans ? L’anglicisation rationnelle ? Est-ce ainsi que nous voulons vivre ?(Aragon)









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