La cohésion qui nous manque

Tribune libre de Vigile
mardi 17 janvier 2012
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Un nouveau sondage attribue au Parti libéral de Jean Charest 25% des intentions de vote, malgré un maigre 17% d’appui chez les francophones, ce qui lui permet d’espérer conserver le pouvoir aux prochaines élections. Ce résultat s’explique par un soutien massif de l’électorat non francophone qui reste insensible à toutes les allégations de corruption et à tous les problèmes d’éthique réels observés chez des ministres du gouvernement Charest. Presque unanimement, les membres des nombreux groupes très diversifiés composant cet électorat anglophone ou allophone ont en commun une volonté farouche de demeurer canadiens et d’appliquer le bilinguisme officiel canadien au Québec.

Je ne ferai pas l’erreur de critiquer cette attitude, tous les québécois ayant le droit indéniable de voter selon leurs convictions.

Ce que je déplore, face à cette situation historique bien connue, c’est que les québécois francophones semblent incapables de démontrer une telle cohésion quant à l’enjeu fondamental de leur existence comme peuple.

Je déplore que les québécois ne voient pas ou refusent de voir qu’ils se font sournoisement déposséder de leur pays et qu’il est urgent de réagir.

Je déplore que des québécois qui se disent indépendantistes refusent de participer au combat sous prétexte qu’ils ont choisi de lutter pour des idéaux sociaux plus nobles.

Je déplore que des dirigeants péquistes s’entêtent à demeurer à la barre alors que la peur des vagues leur a fait depuis longtemps perdre le cap.

Commentaires

  • Pierre Gouin, 17 janvier 2012 22h11

    Je suis bien d’accord monsieur L’Engagé, il faut vendre la souveraineté, ce qui n’a pas été fait depuis plus de dix ans. Cependant je suis sceptique quant à l’efficacité d’actions mal coordonnées. Voyons ce qui résultera de la prochaine rencontre du Parti québécois mais il faudra bientôt que les forces souverainistes se réorganisent. Je ne souhaite évidemment pas une coalition de partis souverainistes aux priorités incompatibles visant à gagner les prochaines élections et qui ne pourrait que sombrer dans la cacophonie une fois installée au pouvoir.

  • Marcel Haché, 17 janvier 2012 17h33

    M. Gouin.

    René Lévesque ne s’était pas contenté de « déplorer ».Il avait osé « dénoncer » un pouvoir qu’il avait qualifié de rhodésien. Ce chef n’était pas xénophobe pour deux sous, mais chacun d’entre Nous savait à quelle enseigne il logeait.

    Évidemment, René Lévesque n’a jamais été un nationaliste de la ceinture fléchée, mais jamais il ne se serait moqué des « nounous » comme l’a fait Gilles Duceppe.

    Pour autant, ce n’est pas le West Island qui a planté Gilles Duceppe le 2 Mai dernier, c’est Nous.

  • L&8217;engagé, 17 janvier 2012 13h15

    C’est la conséquence de la « normalisation » à laquelle contribuent des gens commen Gérard Bouchard ou les historiens du social qui définissent le Québec comme une nation majoritaire plutôt que réalistement la nommer comme elle est, une minorité qui ne possède qu’un pouvoir limité.

    En glorifiant le mythe de la révolution tranquille (essentielle, certes) comme une oeuvre de modernisation achevée, les Québécois se croient titulaires d’un État et confondent le peu de pouvoir dont ils jouissent avec la situation des autre peuples.

    Ce faisant, ils ne comprennent pas pourquoi le ROC peut-être plus riche qu’eux, il ne leur passe pas par la tête que les Canadiens anglais sont titulaires d’un état fédéral et d’état provinciaux, là où les Québécois sont prisonnier d’un étau ou ils ne possède qu’un petit gouvernement coincé entre la majorité extérieure (le fédéral), 9 voisins et 3 territoires à la culture contraire, et surtout une pression intérieure, miroir de la majorité extérieure, les anglo/allophones de marque libérale.

    Les Québécois confondent d’ailleurs le vieux parti libéral provincial régional mais (les chambres de commerce en région) avec son double montréalais anglo qui n’est que le clone du Parti libéral fédéral. Ils ne voient pas que lorsqu’ils votent en région pour un libéral, ils votent pour le West Island.

    Pourtant, l’antagonisme (ne serait-ce que dans la Capitale nationale) avec Montréal est assez fort, pourquoi les Québécois favorisent-il des intérêts aussi étrangers aux leurs ? C’est un problème d’éducation et de message. On ne prend pas la peine d’expliquer que voter libéral en région c’est voter pour l’anglicisation de notre économie, de notre culture et notre assujettissement politique.

    Et ça vient de l’idée que nous serions déjà maitres chez nous... Cette fausseté doit être partout démentie. En commençant par exemple avec les budgets, la ponction que prend le fédéral par les taxes et impôts est ÉNORME, or il nous en donne très peu pour notre argent, en plus de nous aliéner avec ses dépenses. Par contre, les Québécois en sont très peu conscients, pour eux le fédéral est représenté dans sa conception idéalisée de partage des pouvoirs, là où pour les Canadiens anglais, c’est plutôt « LE » gouvernement national et central.

    Peut-être que comme économiste, vous pourriez nous aider à comprendre cela par des représentations graphiques simples. Associer cela à un vol et diffuser le message que voter pour des feds, c’est perpétuer ce vol serait probablement une stratégie efficace. Avec des collants à apposer sur des affiches de libéraux ou de caquistes, nous aurions un support pour diffuser ce vol et détourner leur pub de leur effet.

    Pour changer cette mentalité et montrer que nous sommes assiégés, il faut reprendre l’initiative.

  • Pierre Gouin, 17 janvier 2012 12h33

    Correction : 27% aux libéraux plutôt que 25%.

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"Cher journal La presse, Puisque vous considérez que des émotions et des perceptions méritent d’être publiées j’aimerais que vous fassiez de même avec mon opinion sur la Birmanie. Je trouve que c’est un pays qui a l’air calme et je suis satisfait du travail de leurs policiers. Évidemment, je n’ai jamais foutu les pieds en Birmanie - semblable en cela à tous les « sondés » absents des manifestations - mais j’ai déjà vu un reportage à la télévision et un groupe de militaires souriaient à la caméra, ils doivent donc être gentils. Mon émotion birmane ne comporte aucune marge d’erreur puisque c’est ça que je pense. Merci de publier cette position irrationnelle et immature en première page." - Jean-Philippe Roy, commentaire 20 mai 2012
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