Hommage à Pierre Falardeau

La chute brutale de l’empire américain : les chiffres

Le Québec ne peut compter que sur lui-même

Tribune libre de Vigile
dimanche 23 décembre 2012
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J’aurais bien aimé terminer l’année 2012 sur une note plus positive. Après tout, n’avons-nous pas survécu à la fin du monde ? Mais les nouvelles qui nous arrivent de partout ne sont vraiment pas « jojo » si l’on se donne la peine de gratter un peu sous la surface des médias à la solde qui ne veulent absolument pas que nous sachions ce qui se passe, des fois que ça nous donnerait des idées.

Pourtant, même des faits divers comme le massacre des petits écoliers de Newtown atteignent désormais des proportions telles qu’il n’est plus possible d’occulter la désagrégation du tissu social américain qui se cache en arrière. Le recours aux armes est un acte de désespoir, et ce désespoir a une cause même si elle est difficile à décrypter parce qu’elle se décline sous plusieurs facettes.

Je suis tombé vendredi soir sur une série de chiffres époustouflants qui nous aident à prendre la mesure non plus seulement du déclin de l’empire américain, mais de sa chute brutale. Ils valent la peine qu’on s’y attarde car ils auront, à plus ou moins brève échéance, des répercussions considérables sur nous.

Ces chiffres sont rapportés dans un article repris sur le site ZeroHedge, une excellente source d’information économique et financière que je consulte quotidiennement. Le titre ? « 75 Economic Numbers From 2012 That Are Almost Too Crazy To Believe » . En français, « Soixante-quinze statistiques de 2012 presque trop difficiles à croire ».

Pour les fins de ce texte, j’ai choisi d’en regrouper quelques unes sous 10 rubriques. Les chiffres qui me parlent à l’âme, soit en raison de mes sensibilités personnelles ou de mon expérience professionnelle aux niveaux supérieurs de plusieurs grandes entreprises canadiennes et québécoises, ou à la tête de la division québécoise de l’Association des manufacturiers canadiens.

1. Pour mesurer l’ampleur des dégâts, rien ne vaut les statistiques sur la pauvreté. En voici quelques unes qui sont très révélatrices. Aujourd’hui, 47,7 millions d’américains sont admissibles aux tickets alimentaires (food stamps), un programme qui permet de tenir en vie les plus démunis. En 2008, ce chiffre n’était que de 31,6 millions. En 1970, 1 américain sur 50 recevait des tickets alimentaires. Aujourd’hui, la proportion est de 1 sur 6,5. Le nombre des personnes admissibles aux tickets alimentaires est désormais supérieur à la population combinée des États suivants : Alaska, Arkansas, Connecticut, Delaware, District de Columbia, Hawaï, Idaho, Iowa, Kansas, Maine, Mississippi, Montana, Nebraska, Nevada, New Hampshire, Nouveau Mexique, Dakota du Nord, Oklahoma, Oregon, Rhode Island, Dakota du Sud, Utah, Vermont, Virginie Occidentale, et le Wyoming ! ! ! Ouf...

2. Quand vous faites le total de tous les Américains en âge de travailler aujourd’hui qui se retrouvent sans travail, il surpasse les 100 millions (sur une population totale de 313 847 465). Si vous considérez que le groupe en âge de travailler est grosso modo celui des 15 à 64 ans, la taille de celui-ci est approximativement de 211 millions de personnes. C’est donc dire que près de la moitié des personnes en âge de travailler aux États-Unis aujourd’hui sont sans travail. Voilà une donnée que les statistiques du Bureau of Labour Statistics (BLS), l’équivalent américain de Statistique Canada, se gardent bien de révéler.

3. Voici une autre donnée qui est révélatrice du climat des affaires : 55 % des dirigeants de PME ne se relanceraient pas en affaires si c’était à recommencer, et surtout pas dans le contexte actuel.

4. Un million d’enfants inscrits à l’école publique aux États-Unis vivent dans des familles sans abri. Ce nombre a enregistré une hausse de 57 % depuis l’année scolaire 2006 -2007.

5. La part des États-Unis dans le PIB mondial a chuté à une vitesse très rapide, de 31,8 % en 2001, à 21,6 % en 2011. Un tel rythme traduit nécessairement des dislocations profondes.

6. En 2000, plus de 17 millions d’Américains oeuvraient dans le secteur manufacturier. Aujourd’hui, ils sont un peu moins que 12 millions. Les États-Unis perdent 50 000 emplois manufacturiers par mois depuis 2001, gracieuseté de leur perte de compétitivité dans ce secteur et de la mondialisation. Or ces emplois, syndiqués pour la plupart, figuraient parmi les mieux rémunérés, et la fameuse classe moyenne américaine est en voie d’extinction lente : de 61 % à 51 % de 1961 à 2011. Seuls 24,6 % des emplois sont considérés comme de bons emplois. Soixante pourcent des emplois perdus pendant la dernière récession étaient de bons emplois. Cinquante-huit pourcent des nouveaux emplois créés depuis la dernière récession sont des emplois faiblement rémunérés. Les États-Unis perdent 500 000 emplois à la Chine chaque année depuis 2001.

7. À Détroit, capitale de l’industrie automobile américaine, autrefois synonyme du « Grand rêve américain » et de la réussite de son modèle économique, plus de 50 % des enfants vivent sous le seuil de la pauvreté, et près de 50 % des adultes sont des analphabètes fonctionnels, incapables de comprendre ce qu’ils lisent au niveau de ce que leur tâche exige.

8. En 2005, il s’est vendu aux États-Unis trois fois plus de maisons qu’en 2012. Cela fait désormais 5 ans que les tarifs d’électricité augmentent à un rythme plus rapide que l’inflation. Et de nombreux Américains ont vu leur taxe d’eau tripler depuis 12 ans (l’eau est infiniment plus rare aux États-Unis qu’au Québec, et elle est donc lourdement taxée). Par ailleurs, 20,2 millions d’Américains consacrent plus de 50 % de leurs revenus à se loger. Ce chiffre est en hausse de 46 % depuis 2001. Enfin, 25 millions d’adultes américains vivent actuellement chez leurs parents.

9. Un sondage récent a révélé que 40 % des Américains avaient moins de 500 $ en épargne, et que 28 % d’entre eux ne disposaient pas de la moindre réserve en cas d’urgence. Plus de 100 millions d’Américains sont inscrits à un programme ou un autre de bien-être social, et ce chiffre ne comprend même pas les rôles de la sécurité sociale ou de « Medicare ». Pourtant, 1 Américain sur 7 détient au moins 10 cartes de crédit. Allez y comprendre quelque chose. Et si les Américains s’endettent personnellement, leur gouvernement fédéral s’endette encore plus. Cette dette atteint désormais les 16 300 milliards $. Il y a quatre ans, lorsqu’Obama est arrivé au pouvoir, elle n’était « que de » 10 600 milliards $.

10. Et enfin, pour terminer sur une note un peu plus légère, l’entretien de la présidence américaine et de son titulaire actuel coûte au gouvernement américain 20 fois ce que le gouvernement britannique consacre à la famille royale (à ce prix-là, la reine est une « bargain » ! Qui l’eût cru ?).

Combien de temps cela va-t-il prendre à tous nos Elvis Gratton pour comprendre que notre salut ne viendra pas d’ailleurs, que le modèle américain est mort, que l’Alberta va s’étouffer avec ses sables bitumineux, avec ou sans pipeline, que l’Ontario va devenir une grande banlieue de Détroit, et que le Québec n’a d’avenir que s’il ne compte que sur lui-même ?

Falardeau avait tout vu venir. Son personnage d’Elvis Gratton en est la meilleure preuve. Pour tourner ainsi en ridicule l’attachement puéril d’autant de Québécois à l’incarnation du grand rêve américain, il fallait qu’il sache que la base de celui-ci était fragile et qu’il était condamné.

Commentaires

  • Minou, 28 janvier 2013 23h48

    Pourquoi continuons-nous encore à appeler les habitants des États-Unis des : américains ? alors que les canadiens, les mexicains, les haitiens, les brésiliens, etc.... sont tous des américains aussi. J’ai appelé à l’Office de la langue française pour savoir comment devrait s’appeler les habitants des USA et leur réponse est : étatsuniens et étatsuniennes ou états-uniens et états-uniennes. Les appeler Américain est une erreur d’usage. Comme appeler KLEENEX les papiers mouchoirs. Les journalistes francophones sont nos portes intendards de la bonne langue française si l’on veut survivre avec, pour ne pas chuter brutalement avec eux comme les anciens français de Nouvelle Orléans. Est-il possible d’avoir la collaboration de nos journalistes francophones pour notre salut ? à moins d’être hypnotisés comme les autres Elvis Gratton, comme disait l’autre.

  • Pierre Bourassa, 30 décembre 2012 19h06

    C’est complètement hallucinant de voir ce lavage de cerveaux des américains qui hypnotise même les membres du congrès républicains comme démocrates.Avons-nous assisté à un débat pour l’arrêt des guerres que les américains mènent partout à travers le monde actuellement ?On parle ici de trilliards de dollars dépensés inutilement.Amplement suffisant pour rétablir leur budget à la maison.
    Le budget américain actuel est un budget de guerre,le Pentagone dirige les membres du Congrès et aucunement il n.a été question de réduire les dépenses militaires,au contraire,elles explosent.
    Je reviens encore sur le 11 septembre et le Project For A New Americain Century ou il était écrit qu’avec un nouveau Pearl Harbour(11 septembre)cela aiderait à mobiliser la population pour l’entrainer dans un nouveau siècle où les États-Unis pourrait exercer une domination militaire à l’échelle de la planète.Nous y voici : l’Afghanistan,l’Irak,le Pakistan,la Libye,la Syrie,le Yemen bientôt l’Iran,peut-être la Russie et la Chine ?
    Et le Congrès ne se scandalise de rien de tout çà ?
    Le Général Wesley Clark et la politique étasunienne au Moyen Orient (effarant !)
    https://www.youtube.com/watch?v=nGJJxCuV2ko

  • Claude Lalande, 30 décembre 2012 11h23

    Je suis tout à fait d’accord avec les propos de Richard LeHir relativement au déclin de l’économie des États-Unis. Voici ce que j’en disais il y a un peu plus d’un an.

    Dette des États-Unis en 2011

    Voyons ce qu’était la dette publique et parapublique des États-Unis telle que l’estimait le quotidien « Le Monde » au début de 2011

    « … La dette des administrations fédérales est inquiétante. Elle était de 13871 mille milliards $ au 31 décembre 2010, soit 94,1 % du PIB…. La dette de marché proprement dite, c’est-à-dire la dette dont les titres sont librement aliénables, est inférieure à la dette publique. La dette de marché des USA serait approximativement de 8780 milliards $, soit 59,4 % du PIB. Le chiffre souvent cité, permet de donner l’impression que l’État américain est peu endetté. C’est oublier les fonds sociaux et surtout la dette des entreprises soutenues par l’Etat, les célèbres Government Sponsored Enterpise (GSE) dont le passif représente 7593 milliards $. A elles seules, Ginnie Mae, Freddie Mac et Fannie Mae ont un passif de 6000 milliards $. Si l’on ajoute aux dettes publiques, les dettes des GSE garanties par l’État, le périmètre de la dette fédérale passe de 13871 milliards $ à 21464 milliards $, soit 145,6 % du PIB. Et si l’on veut calculer l’ensemble des dettes publiques (Etat fédéral et administrations subfédérales) et parapubliques (GSE), le chiffre de la dette grimpe à 23881 milliards $, soit 162 % du PIB » http://criseusa.blog.lemonde.fr/2011/01/05/dette-publique-et-dette-privee-aux-usa-fin-2010/.

    L’État américain obtiendra encore un sursis financier qui lui permettra de gonfler sa dette à un niveau jamais atteint. Ce pays en faillite technique, qui vit au dessus de ses moyens depuis des décennies, grâce aux milliards qui lui arrivent de l’étranger à tous les jours par voie d’investissements directement ou indirectement , profitera encore une fois de la confiance que le reste du monde persiste à lui accorder. Mais cela durera combien de temps ?

    À 14,300 milliards, la dette des États-Unis égale sinon dépasse la valeur de son PIB. Les agences de cotation de crédit (Standard and Poor, Moody’s, etc…) s’inquiètent, de même que de nombreux pays. Ainsi en est-il du FMI qui craint les conséquences d’une décote des USA, même si l’impasse de la dette devrait être bientôt levée. Pour plusieurs connaisseurs, le mal est déjà fait. La Chine, un des principaux créanciers en soutien à la dette américaine, commence à s’interroger sur la capacité de son débiteur à rembourser sa dette. D’autres pays créanciers aussi. Les conséquences d’une simple décote du crédit des États-Unis pourraient être dramatiques.

    Le gouvernement américain doit commencer immédiatement à travailler à réduire son déficit budgétaire et sa dette s’il veut éviter les conséquences d’une décote ou de tout simplement d’une perte de confiance de la part de ses créanciers. Ce ne sera pas facile pour un pays qui a toujours vécu au dessus de ses moyens. Habitués à la puissance et à la douceur d’une économie dominante, que favorisent les investissements étrangers, la tâche ne sera pas facile pour le gouvernement et les citoyens américains. Parce que réduire ses dépenses veut souvent dire amoindrir son niveau de vie. Si l’Asie, Chine et Japon en tête, cessaient simplement d’investir aux États-Unis, la conséquence serait déjà dramatique. S’ils décidaient de retirer leurs mises de fonds, il faudrait alors parler de catastrophe et de tragédie. Le déclin des États-Unis passerait à la puissance « grand V » !

    Comment faire pour amorcer le redressement de la situation financière américaine ?

    1) Réduire les dépenses gouvernementales, incluant les dépenses militaires et spatiales

    a) Les dépenses militaires. Réduire les dépenses militaires signifie mettre fin à de nombreuses missions militaires partout dans le monde et fermer plusieurs bases même sur le territoire américain. Beaucoup de militaires devront être mis à la retraite. Même s’il faut imaginer que de telles mises à la retraite, nombreuses, coûteront cher à l’État à court terme, le message envoyé par cette décision serait de nature à rassurer les créanciers des USA et les tenants de l’équilibre budgétaire national. N’oublions pas que les dépenses militaires, si elles créent de nombreux emplois, drainent des fonds publics pour soutenir une production destinée à la destruction. Au mieux un produit militaire demeure dans les entrepôt et se déprécie, au pire il s’use et se détruit sans avoir rien produit. Un bélier mécanique et un char d’assaut peuvent coûter le même prix à produire, mais le premier aura une longue vie utile. Le second est destiné à la ferraille sans avoir rien produit. Il faut admettre que la présence militaire des États-Unis dans plusieurs pays étrangers sert à défendre ses intérêts, mais aussi à asseoir son autorité et à servir son prestige. C’était tout à fait le cas dans le passé ; ce l’est beaucoup moins aujourd’hui. En ce qui concerne l’autorité et le prestige, au contraire, cette présence à l’étranger coûte très cher aux États-uniens et ruine le capital de sympathie de leur pays un peu partout dans le monde. Sur le plan de la militarisation de l’espace, plusieurs analystes estiment que l’objectif américain serait plus offensif que défensif, auquel cas il faut absolument proscrire toute dépense visant la militarisation de l’espace. C’est aussi une grave question de morale.

    b) La recherche spatiale. Sur le plan de la recherche et des activités dans le domaine spatial, il y a tout lieu de s’interroger sur ses « bienfaits » pour la population. Les avantages que la société civile en retire pourrait être beaucoup moins coûteux si la recherche était orientée directement vers les besoins des personnes. Nulle obligation de passer par la recherche spatiale pour développer ou miniaturiser telle ou telle technologie. La conquête de l’espace, née du différend États-Unis – URSS et de la trop grande fierté technologique et idéologique des deux états, continue encore trop à servir « l’orgueil » nationale des pays qui s’y adonnent. Le temps est venu pour les USA de réduire à presque rien leurs dépenses de recherches et de réalisations spatiales. Une mini-NASA pourrait très bien suffire à entretenir la présente station spatiale (ISS), qui déjà, pour plusieurs experts sert à bien peu de choses et est en passe de devenir un énorme éléphant blanc, surtout que vers 2020, elle serait désorbitée et envoyée à la casse. Réduire les fonds consacrés à la recherche spatiale, en ne conservant que les volets clairement utiles à la population, comme celui des communications, est une voie que les USA n’auront probablement pas le choix de suivre.

    c) Autres dépenses. Un domaine dans lequel l’administration ne peut couper ses dépenses est celui des affaires sociales et de l’éducation, du primaire au collégial. À moyen et long terme une bonne politique sociale et éducative produit des personnes plus instruites et en meilleure santé. C’est en se montrant généreux envers la classe moins privilégiée qui, devenue plus vigoureuse, en meilleure santé et mieux éduquée, contribuera davantage à la vie de la nation. Il y aurait cependant beaucoup d’autres dépenses mues trop souvent par un désir de visibilité, de prestige, de fierté exacerbée et de domination qui pourraient être facilement éliminées ou substantiellement réduites. L’université ne devrait pas échapper à l’effort de compressions des dépenses.

    2) Taxer et imposer davantage.

    Les États-uniens sont sous imposés et sous taxés. La théorie de favoriser la consommation par la non taxation connaît sa limite. La population américaine a profité de ce « laisser-faire » pour dépenser à outrance. Ils ont surconsommé jusqu’au débordement du crédit disponible. L’épargne des ménages est depuis plusieurs années au négatif et trop d’entreprises sont surendettées. Les cartes de crédit, trop facile à obtenir, sont pleines et une partie importante de la population ne peut plus recourir au crédit. Leurs dépenses se limitent au comptant. La roue de la consommation est au ralenti et l’économie américaine basée en très grande partie sur la consommation intérieure risque la stagnation.

    Le gouvernement voudrait-il renflouer ses coffres en imposant et en taxant davantage la population et les entreprises, qu’il provoquerait de ce fait le ralentissement de l’économie. Bien sûr, la population paiera ses taxes et impôts à l’État, mais devant un crédit devenu impossible, elle devra réduire d’autant sa consommation, provoquant à son tour la fermeture de plusieurs entreprises et le ralentissement des activités chez de nombreuses autres. Ce que l’État gagnerait d’une main, il le perdrait de l’autre. Taxer et imposer davantage devient une problématique complexe pour le gouvernement américain.

    À plus long terme, le gouvernement américain devra aller encore plus loin et restreindre l’accès trop facile au crédit à la consommation et à l’habitation. Les Américains devront apprendre à vivre selon leurs moyens et cesser de surconsommer.

    3) Améliorer la balance commerciale par l’accroissement de l’exportation et la réduction de l’importation.

    C’est une hypothèse de redressement soulevée assez souvent par les économistes pour améliorer la balance commerciale américaine. Mais l’application de cette mesure de redressement vient très tard. On sait que les USA, dont l’économie repose en très grande partie sur la consommation intérieure, ne sont par un pays véritablement exportateur de biens de consommation. Un faible pourcentage de leur PIB est exporté (11 % en 2010). D’autres pays ou états dont le Québec, le Canada, des États d’Europe et d’Asie agissent en ce domaine à hauteur de 25, 30 et 40 % et même plus en période normale d’activité économique. Ce sont des pays rompus à la discipline exportatrice dont les activités commerciales sont très bien adaptées aux exigences du commerce international : transports aérien et maritime, services des douanes, normes de mesures et de sécurité, etc… Ces pays dominent déjà les marchés d’exportation et voudront conserver leurs parts de marché.

    L’État américain, sans être dépourvu face aux exigences de l’exportation, accuse un certain retard, notamment en ce qui touche au système de mesures (poids, volume, longueur, etc…). Il faut savoir que le système métrique est incontournable dans la fabrication de certains biens destinés à l’exportation. Les experts avançaient, il n’y a déjà un certain temps que le passage au système métrique chez nos voisins du Sud serait extrêmement coûteux et complexe, au-delà de ce qu’il rapporterait à l’économie américaine. Compte tenu de l’immense consommation intérieur, on ne voyait pas la nécessité ni la rentabilité d’un tel changement. C’était il y a quelques années, avant que ne surgissent les crises financières et que le besoin d’augmenter les exportations ne se fasse sentir. À ce moment, les Américains estimaient que leur économie serait toujours dominante. Les temps ont bien changés…

    La métrisation complète des systèmes de mesures aux États-Unis prendra du temps et sera extrêmement coûteuse à l’état. Changer pour le métrique dans le contexte d’urgence actuel lié au redressement de la balance commerciale amènerait de très nombreuses entreprises à fermer leurs portes, d’autres à se concentrer sur des produits de consommation intérieure, laquelle est malheureusement plombée par l’endettement des ménages. Si certaines entreprises majeures, comme GM, Ford, Boeing, General Electric, etc… fonctionnent déjà partiellement en métrique, d’autres, nombreuses, devront y faire leurs premiers pas.

    En conclusion, il semble bien que la meilleure façon pour les États-Unis de redresser rapidement - tout étant relatif - la situation actuelle dans laquelle il sont dramatiquement plongés est de réduire leurs dépenses dans des domaines qui en exigent beaucoup, comme ceux liés aux activités et à la recherche spatiale et militaire. Mais aussi dans d’autres domaines dont l’essentiel sert moins la nécessité socioéconomique que le prestige et l’orgueil de l’état.

    Le grand économiste Kenneth Courtis déclarait un jour, alors qu’il était invité à prononcer une conférence au ministère des Relations internationales du Québec qu’un état peut toujours se relever d’une situation économique difficile s’il peut faire appel à l’épargne des ménages pour l’aider à rétablir l’équilibre budgétaire et à la longue, réduire sa dette. Ce n’est absolument pas le cas pour les États-Unis dont l’épargne des ménages est négative et l’endettement des Américains parvenu à son extrême limite.

    L’avenir des États-Unis est sombre. Kenneth Courtis disait qu’il suffirait au gouvernement américain de sabrer résolument dans les dépenses militaires pour réussir son redressement financier. Le fera-t-il ? Le peut-il ? Est-il trop engagé partout dans le monde pour agir ainsi ? S’il ne le fait pas, les institutions internationales de financement, les pays créanciers, les décotes, etc… le forceront-il à le faire ? Si oui, préparons-nous au plus grand bouleversement financier, économique et forcément politique de l’Histoire

    Claude Lalande
    Économiste
    Août 2011

  • Michel Bélisle alias Didier, 27 décembre 2012 14h34

    Lorsqu’on voit ce que vous appelez, monsieur Le Hir, la chute brutale de l’empire américain, peut-être que les Mayas avaient raison après tout.

  • Claude Dion, 26 décembre 2012 08h37

    Un commentaire, d’un vigilien anonyme, laisse entendre que
    l’Or est toujours repris de force par les gouvernements lors
    de crises majeures. Cela est partiellement vrai. Par exemple, lors de la tentative de Roosevelt de confisquer l’Or des américains...a partir de l’an 1933.

    Plusieurs experts estiment que moins de 20 % de l’Or fut remis réellement au gouvernement américain. La plupart des américains ont préféré.... enterrer leurs lingots !

    Le texte ci-dessous a été écrit par les auteurs du livre
    "The Collapse of the Dollar". Notons que ces auteurs ont
    basé leurs texte sur un discours de M. Buffett. Non, pas
    Warren. Howard Buffett : le PÈRE de Warren Buffett.

    CITATION :

    Il existe de nombreux malentendus autour de la confiscation de l’or imposée par le président Franklin Roosevelt en 1933. La plupart d’entre eux ont permis de justifier des actes abominables du président, avant de devenir de simples légendes urbaines.

    Par exemple, le mythe le plus répandu est que Roosevelt aurait eu à confisquer l’or de ses citoyens car il en avait besoin pour soutenir le dollar, alors évalué à 20,67 dollars l’once. Ceux qui croient en cette légende omettent un point important : les mathématiques de base.

    En décembre 1932, les réserves d’or des Etats-Unis comptaient 204,5 millions d’onces. Ce poids était légèrement plus élevé que le poids moyen de 202,2 millions d’onces possédé par le pays depuis le crack boursier d’octobre 1929 jusqu’à décembre 1932, période durant laquelle la dépression était à son niveau le plus dévastateur.

    Après l’élection de Roosevelt en novembre 1932, des rumeurs commencèrent à circuler au sujet d’une future saisie d’or qui affecterait les citoyens Américains. Du fait de ces rumeurs, qui ont très certainement pris racine au sein même de la Maison Blanche, des quantités importantes de dollars furent utilisées pour racheter de l’or, comme c’était alors possible, et une importante partie de cet or fut ensuite exporté ou simplement caché. Ce point est expliqué en détails dans le livre de Milton Friedman, The Monetary History of the United States.

    Comme résultat de cet échange de dollars papiers contre de l’or physique, les réserves d’or du pays chutèrent jusqu’à atteindre 193,3 millions d’onces en mars 1933. Une fois la confiscation mise en place, l’or cessa de fuir des réserves nationales, et ces dernières recommencèrent à nouveau à croître. Les réserves d’or des Etats-Unis atteignirent 195,1 millions d’onces en janvier 1934, lorsque Roosevelt dévalua le dollar de 41%. Il fallait alors payer 35 dollars pour obtenir une once d’or.

    A 35 dollars l’once, les 195,1 millions d’onces que comptait la réserve des Etats-Unis en 1934 signifiaient que la devise du pays était soutenue par l’or à hauteur de 6,83 milliards de dollars. L’or était alors surévalué en termes de dollars, comme le prouva le rapide flux entrant d’or vers la réserve d’or des Etats-Unis, qui passa à 212,5 millions d’once en un mois. Mais l’aubaine des propriétaires d’or ne s’arrêta pas là. Les gens continuèrent à échanger leur or surévalué contre des dollars, et au bout de six mois, en août 1934, la réserve d’or du pays augmenta jusqu’à atteindre un record historique de 227,9 millions d’onces.

    Depuis ces importants flux entrants vers la réserve nationale, il est clair qu’une évaluation des réserves d’or à 6,83 dollars permit de rétablir la confiance envers le dollar. En revanche, si nous divisons cette valeur par les 193,3 millions d’onces présentes dans la réserve avant la confiscation, nous pouvons conclure qu’une dévaluation du dollar jusqu’à 35,33 dollars par once aurait permis d’atteindre cette même évaluation des réserves d’or à 6,83 milliards de dollars, et ce sans aucune confiscation.

    Il est donc clair que Roosevelt n’avait pas réellement besoin de l’or issu de la confiscation pour rétablir une confiance en le dollar. En dévaluant simplement un peu plus le dollar, il aurait atteint le même objectif. Pourquoi Roosevelt a-t-il donc confisqué l’or des Américains ?

    Dans notre livre, The Collapse of the Dollar, John Rubino et moi-même présentons une réponse possible, bien que l’explication ne provienne pas de nous, mais de l’essai écrit en 1966 par Alan Greenspan, intitulé ‘Gold ans Economic Freedom’.

    ‘L’abandon de l’étalon or rendit possible pour les hommes de l’Etat providence d’utiliser le système bancaire comme moyen d’expansion illimitée de crédit… La politique financière de l’Etat providence nécessite qu’il n’existe aucun moyen pour les propriétaires de richesses de se protéger. C’est là le plus grand secret des tirades des hommes de l’Etat providence proférées contre l’or. Les dépenses déficitaires sont simplement un schéma de confiscation de richesse. L’or entrave le chemin de ce processus insidieux. Il est un protecteur des droits de propriété. Il suffit de comprendre ce principe pour comprendre l’antagonisme de nos hommes politiques envers l’or’.

    Il me semble donc clair que Roosevelt a confisqué l’or des Américains pour les mêmes raisons que Lénine a confisqué celui des Russes et Hitler celui de l’Allemagne : pour le retirer d’entre les mains du peuple. Ce point a été éclairé par une discours donné en 1948 par Howard Buffet, père de la légende de Wall Street Warren Buffet, intitulé ‘Human
    Freedom Rests on Gold Redeemable Money’. Une lecture de ce discours vous éclairera quant aux mythes et aux réalités de la confiscation de l’or.

    FIN DE CITATION

    Si vous souhaitez en apprendre davantage sur cet important
    discours du PÈRE de Warren Buffett, cliquez ici :

    http://www.fame.org/pdf/buffet3.pdf

  • nickel, 25 décembre 2012 22h21

    M. Le Hir,

    Je partage vos vues pessimistes sur l’économie américaine. Même soutenue par des déficits massifs, elle ne parvient qu’à vivoter depuis 2008. La prochaine récession, amenée ou non par des mesures d’austérité sévères, pourrait bien les amener en dépression : le gouvernement n’aura plus de munitions. Il ne peut pas baisser les taux d’intérêts, et il ne lui reste plus d’argent pour stimuler quoi que ce soit.

    Là où je ne vous suis pas, c’est de penser que le Québec puisse se découpler économiquement de nos voisins. Si les Américains retombent en récession et avec l’Europe en crise, que se passera-t-il avec ce l’aéronautique, avec qu’il reste de manufacturier ici, ou les jeux vidéos, les prix des matières premières qui justifiaient les investissements miniers, le marché immobilier quand le chômage va monter (et l’endettement des ménages), les institutions financières et la construction qui en dépendent...

    Une note pour finir. Vous dites : "près de la moitié des personnes en âge de travailler aux États-Unis aujourd’hui sont sans travail. Voilà une donnée que les statistiques du Bureau of Labour Statistics [...] se gardent bien de révéler"

    En fait c’est tout bonnement le taux d’emploi (Employment-population ratio), qui apparait dans les stats du BLS : http://www.bls.gov/news.release/empsit.t01.htm

    On peut avoir des graphes de ce taux sur le site du BLS : http://data.bls.gov/timeseries/LNS12300000
    On peut voir que ce taux est tombé comme une boule de quille en 2008, et n’a toujours pas repris, 3 ans après la fin officielle de la récession.

  • Pierre Bourassa, 25 décembre 2012 21h08

    Richard Le Hir :’’Combien de temps cela va-t-il prendre à tous nos Elvis Gratton pour comprendre que notre salut ne viendra pas d’ailleurs’’

    Après les indignés,les Résignés ?
    http://www.youtube.com/watch?v=c0eXoc51GGI

  • André Laverdière, 25 décembre 2012 14h41

    Il est vrai comme vous le démontrez si bien que les É.-U. ont pris des mauvaises décisions économiques et ce, depuis la pensée ultra-libérale de Milton Friedman et la dérégularisation de la finance à partir des années 80. Les É.-U. y subissent tous les méfaits depuis. Toutefois, Dame Nature sera providentielle car les É.-U. deviendront le premier producteur de gaz et pétrole d’ici quelques années et ceci leur donneront un second souffle. Malheureusement, les oracles et les apôtres de la pensée ultra-libérale n’auront pas à faire leur chemin de croix.

  • Michel Bélisle alias Didier, 25 décembre 2012 12h53

    La pauvreté croissante aux États-Unis comme au Canada et au Québec vient mettre un doute sur la légitimité de la gouvernance et du Système.

    Avant l’élection de septembre dernier, j’ai dit autant comme autant que les élections telles qu’on les connaît ne servaient qu’à perpétuer le statu quo social, politique et économique.

    Sans me vanter, je crois que jusqu’à présent la gouvernance actuelle au Québec me donne raison.

    Je commence à m’interroger sur le respect que je dois à ceux qui sont tout de même aller voter car ils ont de cette façon endosser un système qui brise des vies par le chômage, la pauvreté, le revenu insuffisant de l’aide sociale, les usines qui n’en finissent plus de fermer etc...

    C’est malheureux qu’on en soit rendu là.

    L’idée de monsieur Étienne Chouard de démocratie par tirage au sort dont parle souvent monsieur Pierre Cloutier ici sur Vigile serait une alternative intéressante par rapport aux élections actuelles qui sont devenues un leurre et qui ont la certitude de n’apporter aucun changement, en particulier en ce qui concerne le sort des plus mal pris et des plus démunis de la société.

    http://www.vigile.net/Etienne-Chouard-Le-tirage-au-sort

  • Michel Bélisle alias Didier, 25 décembre 2012 10h26

    "Stephen Harper’s Christmas message : Canada ‘best country in the world’ remains an island of stability"

    http://news.nationalpost.com/2012/12/25/stephen-harpers-christmas-message-2012/

    Dans ce contexte, pourquoi désirer la souveraineté pour le Québec ?

  • Mario Goyette, 25 décembre 2012 07h16

    En hommage à Pierre Falardeau

    Pierre Falardeau et le racisme

    http://www.youtube.com/watch?v=cCFHvNOlraM

    Merci M. Le Hir de nous rappeller ce grand homme.

  • Pierre Bourassa, 24 décembre 2012 23h21

    Au moins la discipline est de mise aux E.U.
    Nous en avons ici une preuve éloquente car le Père-Noël s’est fait arrêté au Texas pour avoir fait des dessins avec une craie sur le trottoir en compagnie des enfants.On l’a embarqué menottes aux poignets.Quin toé le symbole de la paix par excellence.Joyeux Noël les enfants.
    Occupy Austin - Santa Arrested for Chalking at Texas Capitol
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=u2Wzao_2PSI
    Et avec des gardes armés à chaque école,les enfants ont besoin de marcher drette.
    Les guerres partout à travers le monde,les crimes de guerre,la torture,çà c’est pas grave,mais faire des dessins sur le trottoir avec une craie...

  • 24 décembre 2012 22h16

    A monsieur Dion et Déry :

    Dans un contexte de crise, l’or appartient au gouvernement. Donc vous avez intérêt à vous trouver des acheteurs (bidon) sur des réserves autochtones (comme l’a fait Paul Martin avec la création d’une Fondation pour supposément aider les autochtones.

    Le commerce et le stockage de l’or physique est contrôlé. Le gouvernement vous laisse l’acheter et au moment venu vient le chercher. C’est comme cela depuis des siècles.

  • Claude Dion, 24 décembre 2012 21h15

    @Francis DERY :

    J’attendais votre commentaire, éclairé, avec impatience. Vous écrivez :

    "La survente de l’or via les certificats dans des dépôts à Perth ou ailleurs peut vous ramasser bien bas."

    Deux inexactitudes ici : le titre MNT sur le TSX correspond
    a de réels lingots . Pas des certificats papiers. Pas a Perth. Entreposés physiquement a ...Ottawa ! Notez que je ne recommande pas ce titre....car il n’est pas couvert
    (Hedged) contre une chute du dollar US versus le dollar canadien.

    Vous écrivez :

    "L’Allemagne veut rapatrier ses stocks d’or entreposés à New York pour les refondre avec un nouveau logo et ainsi éviter les lingots "lampés" avec du tungstène."

    Il est exact de dire que l’Allemagne veut rapatrier son Or.
    Rien de plus normal....De Gaule a fait cette opération dans le passé. Quant a votre affirmation concernant la présence
    de tungstène...libre a vous de croire a cette opération
    COINTELPRO...de nos amis américains !

    Vous écrivez :

    "L’or-papier, c’est ce qui fut jadis le dollar américain."

    Oui ! Le dollar n’est plus convertible en Or. Je suis
    nostalgique et triste.... moi aussi.

    Vous écrivez :

    "Vous allez connaître du papier débasé."

    Je vous invite a examiner en détails....les conditions de retrait de votre Or PHYSIQUE des coffres de la Monnaie Royale Canadienne ...a Ottawa. Voici leur lien :

    http://www.reserve.monnaie.ca/Gold/

    Votre Or peut être retiré....en lingots. Même en papier
    (dollars canadiens) pour les plus...téméraires !

    (notez, SVP, que je ne recommande pas a quiconque d’entreposer de l’Or a cet endroit. La valeur des lingots n’est pas couverte (HEDGED) contre la chute de l’empire américain...euh excusez-moi....contre la chute du dollar US)

    Vous ajoutez :

    "Il vaut mieux avoir de l’or sonnant à proximité de soi que des promesses."

    Bon, pour de petites quantités .... cela est du domaine du possible. Notez, cependant, que l’achat et la revente de lingots au Canada est strictement contrôlée. Les gains en capital sur l’Or sont imposables.

    Par contre, la possession physique de l’Or (et sa revente sans impôts sur les gains de capital) est possible dans
    le cadre d’un FNB placé dans un REER.

    Voici le lien de ce FNB qui comporte une couverture contre le risque de change (US\CA)

    http://ca.ishares.com/product_info/fund/overview/CGL.htm

    C’est un plaisir, M. Déry, de vous apporter ces précisions.


    Ceci étant dit, je réitère mon opinion a l’effet que la Caisse de dépôts et placements du Québec devrait concurrencer la Monnaie Royale Canadienne. Non seulement
    comme gardien de valeurs (lingots physiques), mais aussi
    comme preneur de contrats à terme de gré à gré visant la couverture contre le risque de change de parts (lingots).

    Face a l’effritement de l’empire américain et a son dollar,
    la Caisse doit offrir une alternative aux Québécois désireux
    de protéger le pouvoir d’achat de leur patrimoine familial....ou collectif.

  • Michel Bélisle alias Didier, 24 décembre 2012 19h46

    Ce qui est étrange, c’est qu’un pays comme les États-Unis avec plus de 47 millions de citoyens survivant avec des bons de nourriture passent encore pour l’autorité morale au niveau international.

    Cela semble confirmer qu’il existe parmi les populations occidentales une sorte de culte du gouvernement et des décideurs politiques.

  • Francis Déry, 24 décembre 2012 19h16

    @Claude Dion
    La survente de l’or via les certificats dans des dépôts à Perth ou ailleurs peut vous ramasser bien bas.
    L’Allemagne veut rapatrier ses stocks d’or entreposés à New York pour les refondre avec un nouveau logo et ainsi éviter les lingots "lampés" avec du tungstène.
    L’or-papier, c’est ce qui fut jadis le dollar américain.
    Vous allez connaître du papier débasé.
    Il vaut mieux avoir de l’or sonnant à proximité de soi que des promesses.


    C’est vrai que nous dépendons trop de nos échanges. Et pour avoir des échanges favorables, la souveraineté est attaquée sur plusieurs pans. On peut penser à Hydro-Québec qui fut séparé en trois parties pour se conformer à l’accord de libre-échange. Hydro-Québec est entre autres la cible de convoitise du privé puissant comme les supporteurs du NASCO
    http://nasconetwork.com/
    http://www.gov.mb.ca/mit/tpsd/trade.fr.html

  • Marius MORIN, 24 décembre 2012 14h06

    Sommes-nous en face du déclin de l’Empire américain… certainement, de sa chute… manifestement pas ? Quand on perd son pouvoir économique, on fait appel à son pouvoir militaire, et personne ne doute de la force de frappe militaire américaine et de leur stratégie de guerres secrètes à travers le monde. Les États-Unis sont passés maîtres dans le contrôle, avec Israël, des médiamensonges préparant à la guerre. La restructuration du Moyen-Orient n’y échappera pas malheureusement ! Marius MORIN

  • Pierre Tremblay, 24 décembre 2012 12h31

    Beaucoup de bons arguments mais aucun media d importance pour porter le message.

    Tant que nous tous n aurons pas resolu le probleme d un media electronique majeur pour faire passer le message, oubliez tout cela.

    De plus ca prend des gens credibles pour appuyer l idee et je ne vois pas personnes actuellement dans le monde universitaire ou dans le monde des affaires qui va sur la place publique proner l independance .

  • le croyant , 24 décembre 2012 11h49

    Et dire que dans le mirâcle de la 34 e rue ou avenu,
    le juge qui se fait rappeler par un enfant qui lui
    montre un billet de Un dollar
    ( In God We Trust !) pour moé y font comme bien Elvis Graton il oublient une fois sorti de L’église...
    La bonne parole a tombée dans les ronces...
    rg.

  • Michel de Longueuil, 24 décembre 2012 11h47

    La cupidité sans borne et égoisme absolu du 1% vas finir par ruiné le 99% de la polulation en dissolvant dans le processus les dernieres valeurs civilisatrices.
    Les USA sont le temble du néolibéralisme et leur seul dieu est le dollard et pour ce dieu il ni a pas de crime devant il reculerais .
    Malheureusement le Québec a aussi ces chantres de l’idéologie néolibéral qui vont nous mener vers le même état de décomposition social que les USA si ont ce laissent
    endormir par ces crapules.
    L’empire américain est né et a grandi dans le sang et j’ai bien peur qu’il crève dans dans la violence . J’ai beaucoup de sympatie pour le peuple américain mais aucune pour l’empire. Excusé l’ortographe

    Michel de Longueuil

  • Denis Julien de Lotbinière, 24 décembre 2012 10h56

    Comment expliquer les millions voir les milliard de dollars qu’on investit dans notre système d’éducation et une population de plus en plus cancre et ignorante ! Il m’arrive parfois de souhaiter le retour du sytème des collèges classiques pour l’élite seulement. Cela ne pourrait être pire que ce que nous avons comme résultat aujourd’hui.Plus de 60% d’analphabètes fonctionnels monsieur Le Hir, ce n’est pas rien, non ?

  • Denis Julien de Lotbinière, 24 décembre 2012 08h21

    Plus de 60% de notre population est constituée d’analphabètes fonctionnels, d’incultes et d’ignorants. J’habite dans Lotbinière dont le profil socioéconomique est le suivant : une population sous scolarisée, une population sous syndiquée et un salaire annuel moyen de 19,000$
    C’est dans Lotbinière qu’on voyait le plus d’autocollants de CHOI-FM, la radio poubelle de Québec sur les parechocs des véhicules automobiles. C’est dans Lotbinière qu’on trouve le plus d’autocollants ENCOURAGEONS LES TROUPES ! Et c’est dans Lotbinière qu’on retrouve l’auditoire de Sylvain Bouchard du 93,3, la radio facho de Québec. Jacques Gourde est leur député au fédéral
    Ici, on se crisse de l’environnement et des gaz à effet de serre. On chauffe au bois, on se promène en VTT et en motoneige. On fait du motocross. On brûle de l’essence dans le loisir motorisé et le sort de la planète, on en a rien à cirer. Alors que voulez-vous qu’on espère et fasse ? Moi monsieur Le Hir, je suis découragé !

  • Louis Méthé, 24 décembre 2012 03h16

    Notre économie est totalement dépendante de l’Amérique du nord. L’économie des États-unis ralentit et ralentira encore. Il nous faut trouver d’autres partenaires autrement nous allons nous aussi étouffer.

    Ces partenaires existent. Il y a le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde. À ce BRIC j’ajoute l’Allemagne.

    La proximité du moteur économique mondial nous a permis d’éviter pendant longtemps d’avoir à diversifier nos clients. Nous en sommes là. Bien sûr si tout s’écroule il n’y a rien à faire. Mais je ne crois pas que cela arrivera.

    Notez que nous avons des atomes crochus avec le Brésil et toute l’Amérique latine, que nous avons le même climat que la Russie, que des liens existent déjà avec la Chine et l’Allemagne. Il y a de quoi rêver.

    Au fait que diriez vous que le Québec se mette à autre chose que l’anglais. Cela ouvre les horizons. Le russe par exemple. En plus cette langue a les mêmes qualités pédagogiques que le latin ou le grec ancien. Je blague bien sûr mais qui sait ?

    Un producteur de kayak qui voyait ses ventes diminuer aux États-unis a découvert qu’il pouvait faire de bonnes affaires en Scandinavie.

    Je pense qu’il va y avoir un monde après les États-unis mais pour pouvoir en profiter il faudra regarder ailleurs.

    C’est là que tous les Elvis Gratton de ce monde vont devoir se déniaiser.

  • 24 décembre 2012 02h20

    Monsieur Le Hir,

    Il ne reste aux Américains que d’adopter le régime
    communiste, celui qu’ils ont tenté de détruire chez les
    autres.
    En tout cas, le troc a fait beaucoup de chemin.

    JRMS

  • Alain Paquet, 24 décembre 2012 01h13

    @Mario Goyette

    Ce commentaire s’adresse à vous et à tous ceux qui croient que nous recevons actuellement 8 milliards en "cadeau".

    Il est inexact de considérer uniquement la péréquation afin de déterminer les montants totaux des transferts. Il faut aussi ajouter les transferts canadien en matière de santé de programmes sociaux ainsi que tous les programmes spéciaux qui touchent uniquement certaines provinces.

    Si vous désirez vraiment comparer, je vous suggère de consulter ce lien :
    http://www.fin.gc.ca/fedprov/mtp-fra.asp

    Là on peut faire quelques calculs et comparer. : )

    Nous recevons actuellement 28% des transferts et nous représentons environs 22.8% de la population. Si nous avions 22.8% des transferts, c’est alors 14.13 milliards et non 17.75 milliards (calculs approximatifs). Donc une différence qui semble être à notre avantage de 3.6 milliards(et non 8)

    Ce 3.6 milliards (450$ par habitant) en vaut-il la peine ? Si l’on considère toutes les gestions "en doubles", les subventions/programmes qui désavantagent souvent le Québec, le fait que nous n’ayons pas un contrôle à 100% sur les sommes reçues du fédéral, que le fédéral utilise l’argent de nos impôts et taxes comme il l’entend (F-35, oléoducs, système carcéral,...).

    Même si la liste ci-dessus est loin d’être exhaustive, pour moi la réponse est non.

    De plus, avec nos impôt et taxes, nous contribuons pour 26.8% des revenus totaux du Canada :
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/pdf/chap13.pdf

    C’est comme si vous remettiez votre portefeuille à une personne qui prendrais les décisions concernant les dépenses à votre place. Pas rassurant n’est-ce pas ! Maintenant, ajoutez le fait que cette personne connais ou se soucie peut vos besoins et qu’il charge des frais de gestions astronomiques...

  • yvan, 24 décembre 2012 00h03

    @Mario Goyette

    Ça veut se séparer du Canada quand nous donne 8 milliards par année.
    En plus on s’administre tellement mal au Québec, rien qu’à voir note gang de pourris au gouvernement.

    De la pure boulechitte de propagande fédéraliste

    Depuis quand donne t-on de l’argent quelqu’un pour qu’il demeure chez vous ?

    On voit tout de suite la boulechitte de fédéraliste qu’il y as derrierre la manipulation de ce qu’ils appellent la péréquation et qui cache un systeme d’appauvrissement national au Québec savamment entretenu par le roc.

    Moi je considère cela comme une dette coloniale envers le peuple Québécois qu’il doivent assumer comme nous avons assumer les dettes du Haut Canada .

    Enlevez leur les 50 milliards que nous envoyons a Ottawa et il ne leur resteras plus grand chose pour se payer des avions f-35 a 300 millions la copie et encore moins pour donner des subventions aux industrie de l’Ontario .

    Les lourds impots que nous devons payer au gouvernement du roc a Ottawa ..c’est la rançon que le roc s’octroie sur une terre occuper et que nous devons payer comme peuple conquis a ce régime colonial canadian qui nous prive de ces ressources financieres que nous ne pouvons allouer a nos propres priorités économique.

    Ensuite _ En plus on s’administre tellement mal au Québec, rien qu’à voir note gang de pourris au gouvernement.

    Ces fédéralistes effrontés et menteurs oublient de dire que c’est a cause de ceux qui partage leur option fédéraliste au Québec avec leur libérasterie corrompu a genou devant les intérets financiers du roc ...des trous ,des trous ,justes des trous financiers avec la libérasterie

    Regardez la vieille clique qui se présentent a leur congres pour être choisi comme chef de la libérasterie ruineuse et qui veulent perpétuer le systeme Charest pour leur ti-zamis.

    Les Bachand,Couillard et Moreau ..du pareil au même que Charest

    De la Charesterie fédéralisante ruineuse pour le Québec.

    Ces fédéralistes qui ont mis le Québec dans le trou financierement avec Charest leur grand manitou batisseur de trous , se disent imputable de rien tout en parlant de la mal administration au Québec ...même pas imputable du fiasco financier du CUSM et de l’ilot Charest Voyageur.

    Ces fédéralistes menteurs ont un sacré toupet pour venir ensuite dire aux québécois qu’ils ne sont pas capables de s’administrer .

    A causes de leur creuseurs de trous fédéralistes au Québec qui est un systeme de corruption , un système d’appauvrissement et d’endettement collectif des Québécois et qui doit avant tout bénéficier et servir les intérets financiers du Canada et maintenir notre peuple dans le giron de leur BS qu’ils appellent suavement la péréquation pour mieux cacher leur mensonges.

    Avez vous déja entendu un fédraliste dire seulement que c’est bon pour le Québec ..jamais.

    Il faut toujours qu’ils nous disent :c’est bon pour le Québec et pour le Canada ..parce ce que si c’est seulement bon pour le Québec cela leur fait mal a leur coeur de fédéraste mange québécois

    Traduction libre ..vous ne devez exister que pour contribuer a servir les intérets financiers et stratégique du Canada et contribuer au développement du Rest of Canada et s’il reste des miettes pour le Québec c’est que l’on ne peut faire autrement .

    Puis ces effrontés de fédéralistes menteurs magouilleurs viennent nous faire croire qu’ils nous donneraient des milliards gracieusement juste parce qu’ils aiment beaucoup les Québécois.

    On as connu la fourberie des anglos fédéralistes escorter de leur petit laquais colonisés brown nose qui les suivaient lors du love-in du dernier référendum ou la loi référendaire as été baffouer sans verogne par eux ,leur fausses promesses faites aux québécois toutes reniées dans les 48 heures après la tenu du référendum.`

    Seule l’indépendance et un pays qui nous appartient nous sortiras de ce cauchemard sans fin entrenu par les fédéralistes qui n’ont jamais respecter une seule des promesses qu’ils ont faites aux Québécois durant le référendum et qui sont des ennemis avoués de notre nation .

  • Pierre Bourassa, 23 décembre 2012 23h15

    Richard le Hir :...le massacre des petits écoliers de Newtown atteignent désormais des proportions telles qu’il n’est plus possible d’occulter la désagrégation du tissu social américain qui se cache en arrière.’’...

    L’inimaginable massacre de ces enfants de Sandy Hook ainsi que celui des spectateurs désarmés du cinéma de la ville d’Aurora lors de la première du dernier film de Batman m’ont interdit de gober çà tout cru.
    Après avoir survolé les évènements du 11 septembre et la V.O.,j’en suis arrivé à la conclusion que les prisons secrètes,les enlèvements et la torture érigée en système n’avait pas pour but de trouver le responsable des attentats mais bien de trouver le point de rupture de l’être humain pour mieux le manipuler individuellement et collectivement,comme les nazis le faisaient dans les années 40.Les médecins en Irak ont mis à jours les nouvelles armes micro-ondes à Fallujah en Irak.
    Fraudes bancaires remboursées par le peuple,guerres en Afghanistan,Irak,Libye,Pakistan,Strie,bientôt l’Iran basées sur des mensonges,faillite généralisée,le peuple américain a toutes les raison de se révolter,mais jamais sur des gens désarmés ou encore moins sur des enfants de 6 à dix ans.

    Je suis convaincu que des malades dirigent les E.U.,et qu’ils ne sont pas élus.

    Les pantins de présidents ne sont que des postiches de faillance.

    Les attentats du 11 septembre n’était qu’un prétexte pour mettre en place le Project for a New American Century(PNAC) et conquérir le monde.
    Lorsque tu es prêt à assassiner 3000 de tes concitoyens,20 enfants est de la p’tite bière pour ces monstres là.

    Avant on se réveillait pour réaliser qu’on faisait un cauchemard,maintenant on réalise qu’on dormait pour se réveiller en plein cauchemeard.

    Je ne sais pas pas comment ils s’y prennent exactement mais c’est quand même étrange de voir que des traces ont été laissées à l’avance dans The Darknight Rises(le dernier Batman)pour la ville d’Aurora ainsi que pour l’école de Sandy Hook.
    http://www.infowars.com/dark-knight-rises-shows-sandy-hook-written-on-map/
    http://www.youtube.com/watch?v=zcIituDdsB8
    C’est pas Plamondon qui écrivait que ’’le monde est mené par des fous’’dans la chanson SI L’AMOUR EXISTE ENCORE ?
    Celine Dion "L’amour existe encore" LIVE for the Victims 9/11
    http://www.youtube.com/watch?v=zBVpityCloQ
    Elle ne se doutait pas ce qui s’était passé ce jour là.

  • alain maronani, 23 décembre 2012 20h03

    "Combien de temps cela va-t-il prendre à tous nos Elvis Gratton pour comprendre que notre salut ne viendra pas d’ailleurs, que le modèle américain est mort, que l’Alberta va s’étouffer avec ses sables bitumineux, avec ou sans pipeline, que l’Ontario va devenir une grande banlieue de Détroit, et que le Québec n’a d’avenir que s’il ne compte que sur lui-même ?"

    Je voudrais bien être étouffé comme l’Alberta...dettes et impôts...et quand l’Alberta sera en faillite nous verrons bien ou nous en serons...

    L’économie de l’Ontario est trop reliée au secteur automobile et c’est son talon d’Achille, mais c’est aussi un grand client du Québec.

    Les chiffres que vous citez sont exacts mais les USA représentent encore et de loin la première économie mondiale et l’adaptation de gré ou de force de ce pays reste immense.

    Les possibilités supplémentaires de faire souffrir la population (santé, violences, conditions de travail) restent immenses et seront sans vergogne, exploitées par les plutocrates qui contrôlent ce pays d’une main ferme.

    Une révolte populaire ? l’aliénation de la presque totalité de la population (aliénus = être quelqu’un d’autre), l’obsession de la marchandise, de l’argent, me permet de penser que ce n’est pas demain la veille. L’armée américaine prépare depuis déjà quelques années des plans de contrôle de la population et les dernières lois anti-terroristes donnent les possibilités d’incarcérer un citoyen américain, sans procès, sans aucune justification...la dérive serait plutôt de ce côté.

    Les empires qui s’écroulent ou se délitent emmènent leurs satellites dans leur chute. Nous sommes tellement emberlificotés avec "nos amis" que de ne compter que sur nous-même me semble être une illusion, je ne parle même pas du Canada, un satellite aussi, quand l’on sait ce que nous échangeons ou vendons avec cet empire.

    A moins de changer TOTALEMENT de mode de vie. Est-ce le programme du PQ ? de QS ? de ON ?

  • Daniel Hémond, 23 décembre 2012 19h43

    Ça fait un sacré bon bout de temps que je vois nos voisins du sud glisser vers la grande débâcle financière qui ne saurait tarder. Leur économie est soutenue par des injections de dollars sans actifs propres, uniquement pour que les bourses ne s’effondrent pas. Car si les bourses crash tout est perdu. Le pays est comme un unijambiste sur un fil de fer que seul son parapluie retient en équilibre.
    Préparez-vous à une solution drastique de sauve qui peut du genre troisième guerre mondiale qui pourrait faire redémarrer les industries de la guerre et tuer des millions d’humains.
    Préparez-vous à un retour en arrière brutal de votre pouvoir d’achat et de votre confort personnel. Rien ne sera épargné.
    Si l’empire s’écroule, nous canadiens allons crouler avec.
    La guerre civile guette les USA. D’ailleurs les dirigeants s’y attendent déjà. Ils ont construit des camps entourés de clôtures barbelées. Pour qui ? Pourquoi ? ils ont en réserve des dizaines de milliers de cercueils en plastic pouvant contenir trois cadavres chacun. Pourquoi ? Pour qui ? Le Président voudrait désarmer les américains de leurs armes personnelles. Un peuple sans pouvoir de défense est à la merci de ses dirigeants corrompus. Qui plus est les Sionistes qui ont squatté les hautes sphères de l’administration de tous les pays de l’OTAN guettent le moment de devenir les maîtres du monde. La fin de notre civilisation est proche.

  • Jean-Jacques Nantel, ing., 23 décembre 2012 19h06

    Même si je suis en parfait accord avec monsieur Le Hir sur la réalité et la brutalité du déclin américain, je suis fort loin de m’en réjouir. Cela, en fait, me désole au plus haut point.

    L’Amérique, malgré tous ses défauts, ses magouilles, la guerre du Vietnam et tout le Saint-Frusquin, entrera quand même dans l’histoire comme la plus généreuse de toutes les superpuissances de l’histoire. Pour le prouver, il suffit de regarder ce qu’ont fait de leur force des superpuissances historiques comme l’Assyrie, la Macédoine, Rome, les Mongols, l’Arabie ou les puissances européennes de l’époque de la ruée sur le monde (Napoléon, les Britanniques, l’URSS, etc.). Et je n’ai pas parlé des exactions commises par la Chine montante actuelle dans les pays envahis (Mongolie intérieure, Xinjiang, Tibet) ou de la discrimination systématique qui prévaut en Inde ou dans les pays musulmans, etc.

    Nous sortons d’une époque de lait et de miel - celle dominée par l’Amérique démocratique avec tous ses défauts - une époque dont nos descendants reparleront avec une infinie nostalgie pendant des milliers d’années.

    C’est certain, nous n’aimerons pas l’époque qui commence.

    Nous vivons le bon vieux temps du futur. L’Occident, trop riche, s’est enfoncé dans une décadence profonde et multiforme qu’avaient d’ailleurs prévue des penseurs comme Paul Valéry, Alexis Carrell ou Samuel Huntington. Les symptômes y sont tout à fait classiques (promotion des perversions, criminalité, individualisme, invasion, endettement, obésité, hédonisme, etc, etc.).

    Présentement, tout s’effondre, à commencer par notre démographie. Or, il n’y a de véritable décadence que démographique. Normalement, dans une société saine, l’immigration a un effet marginal sur le peuplement. Or, ce n’est plus le cas en Occident où de nombreux pays, dont le Québec, peuvent donner une date pour le moment où les Occidentaux y seront devenus minoritaires.

    Signalons que l’Occident est la seule région du monde à vivre cela. Partout ailleurs, les peuples, dont beaucoup existent depuis des milliers d’années, ont bien l’intention de continuer à exister pendant de nombreux autres milliers d’années. Il n’y a que les Occientaux à se réjouir béatement de leur prochaine dissolution dans un creuset multiculturaliste.

    Nos valeurs, nos comportements et nos idées sont inadaptés aux besoins de l’époque actuelle. Et les USA sont à l’avant-garde de ce mouvement d’autodestruction qui me navre. Conséquemment, ils en sont les premières victimes.

    L’Amérique de jadis a été grande dans tous les sens du terme mais elle va s’effondrer pour laisser la place à bien pire qu’elle.

    Vous voyez, j’aime bien l’Amérique et je m’attriste de son déclin. Heureusement (ou malheureusement), l’histoire, en passant sur nous, va tous nous forcer à revenir à des valeurs et des comportements plus sains. Le seul problème, c’est que cela sera très pénible.

    La profonde crise qui commence sera si soudaine et permanente (parce qu’elle est d’origine environnementale) que nous ne reconnaîtrons plus notre planète dans quelques courtes décennies.

    Entretemps, nous pouvons atténuer notablement les problèmes qui vont bientôt nous tomber dessus en réglant quelques petits problèmes locaux ; par exemple, pour le Québec, en se débarrassant du coûteux parasitisme du Canada anglais. Ils me font bien rire ces voleurs qui nous dévalisent depuis 250 ans et qui se vantent d’être généreux avec leur péréquation.

    La péréquation, quel bel argument de mendiant !

    Jean-Jacques Nantel, ing.

  • Claude Dion, 23 décembre 2012 19h02

    Bonjour M. Le Hir, j’ai bien apprécié votre article....et ses statistiques.

    Je crois que l’on se dirige, aux USA et au Canada, vers une
    inflation entre 5% et 7% par année....pendant une quinzaine
    d’années. Ce n’est que mon opinion....et celle de W. Buffett. Je tiens a préciser que nous n’avons pas les mêmes revenues ni les mêmes sources d’informations !

    Dans ce contexte inflationniste (ou hyper-inflationniste), je crois que le Québec devrait se doter d’une banque de l’Or. La Caisse de Dépôt devrait prendre l’initiative d’une telle banque. Farfelue dites-vous ?

    Ce n’est pas l’opinion de la Monnaie Royale Canadienne.
    Cette banque de l’Or canadienne existe déjà au Canada !
    Nos amis canadien se préparent a la chute constante du dollar US. Ils ont compris, eux, que les faux monnayeurs
    de la FED ont décidé de laissez aller le dollar. L’Or ne
    monte pas ; c’est le dollar US qui descend.

    Les actions de la Monnaie ROYALE (en majuscule pour faire
    plaisirs a Stephan) Canadienne se transigent sous la cote MNT a la bourse de Toronto. http://www.reserve.monnaie.ca/Gold/

    ATTENTION : cette action n’est pas couverte (HEDGED) face
    a une baisse du dollar US. C’est ici que nos amis canadiens
    se gourent. Si vous pensez que le dollar US chutera parallèlement a une hausse de l’Or (PROBABLE), l’action a
    privilégier est un fond négocié en bourse (FNB) de Blackrock dont la cote a Toronto est CGL. L’Or physique
    est identifié et entreposé a votre nom....dans différentes voutes . Certaines de ces voutes sont malheureusement a l’extérieur du pays.

    Ces ici que la Caisse de dépôt et placement du Québec
    pourrait faire œuvre utile. La création de cette banque
    de l’Or québecoise...permettrait de mettre a l’abri
    l’épargne de milliers de québecois. Du moins, l’épargne
    de ceux qui voudrait y déposer. En prime, on pourrait
    créer un petit conflit avec....Stephan et ses amis !

    A noter que les titres MNT et CGL (HEDGED) sont admissible au REER.

    Bonne chance a tous. Du gros vent en perspective.

  • Claude Dion, 23 décembre 2012 19h01

    Bonjour M. Le Hir, j’ai bien apprécié votre article....et ses statistiques.

    Je crois que l’on se dirige, aux USA et au Canada, vers une
    inflation entre 5% et 7% par année....pendant une quinzaine
    d’années. Ce n’est que mon opinion....et celle de W. Buffett. Je tiens a préciser que nous n’avons pas les mêmes revenues ni les mêmes sources d’informations !

    Dans ce contexte inflationniste (ou hyper-inflationniste), je crois que le Québec devrait se doter d’une banque de l’Or. La Caisse de Dépôt devrait prendre l’initiative d’une telle banque. Farfelue dites-vous ?

    Ce n’est pas l’opinion de la Monnaie Royale Canadienne.
    Cette banque de l’Or canadienne existe déjà au Canada !
    Nos amis canadien se préparent a la chute constante du dollar US. Ils ont compris, eux, que les faux monnayeurs
    de la FED ont décidé de laissez aller le dollar. L’Or ne
    monte pas ; c’est le dollar US qui descend.

    Les actions de la Monnaie ROYALE (en majuscule pour faire
    plaisirs a Stephan) Canadienne se transigent sous la cote MNT a la bourse de Toronto. http://www.reserve.monnaie.ca/Gold/

    ATTENTION : cette action n’est pas couverte (HEDGED) face
    a une baisse du dollar US. C’est ici que nos amis canadiens
    se gourent. Si vous pensez que le dollar US chutera parallèlement a une hausse de l’Or (PROBABLE), l’action a
    privilégier est un fond négocié en bourse (FNB) de Blackrock dont la cote a Toronto est CGL. L’Or physique
    est identifié et entreposé a votre nom....dans différentes voutes . Certaines de ces voutes sont malheureusement a l’extérieur du pays.

    Ces ici que la Caisse de dépôt et placement du Québec
    pourrait faire œuvre utile. La création de cette banque
    de l’Or québecoise...permettrait de mettre a l’abri
    l’épargne de milliers de québecois. Du moins, l’épargne
    de ceux qui voudrait y déposer. En plus, on pourrait
    créer un petit conflit avec....Stephan et ses amis !

    A noter que les titres MNT et CGL (HEDGED) sont admissible au REER.

    Bonne chance a tous.

  • Eric Cournoyer, 23 décembre 2012 18h41

    Être témoin de la chute d’un empire de son vivant est chose rare. Et cette chute va s’accélèrer, soyez en sur. La mondialisation, les transports et les moyens de communications modernes le garantissent.

    Vous voulez savoir ou en seront les EU d’ici 15, 20 ans ? Jetez un coup d’oeil du côté de l’amérique du sud, ça vous donnera une bonne idée. D’ailleur, l’amérique s"hispanise" à vitesse grand V. L’espagnol est PARTOUT. Du moins dans les grands centres. Et majoritaire dans les gros aéroports.

    J’ai le privilège de passer les fêtes chez mes beaux parents au Pérou. Ici beaucoup de gens de mon âge vivent encore chez leur parents. J’ai 41 ans. La classe moyenne est presque inexistante. Les riches sont très riches et se font discrets, les pauvres remplissent les autobus de types "combis" qui se comptent par milliers.

    Est-ce si triste ? Les gens s’entraident s’amuse et passent du temps ensemble, plutôt que fantasmer sur leur piscine et sur leur échangeur d’air à 45 000 btu. La bouffe est bonne et pas chère. Peu sont ceux qui ont faim.

    Les panneaux publicitaires sont partout et comme pour les pubs à la télé, ils sont pour la plupart de très mauvais goût et parfois même obscènes. Les gens continuent de fantasmer malgré tout sur l’ American Dream.

    Drôle de bibitte que l’humanité.

  • Francis Déry, 23 décembre 2012 18h01

    Les timbres alimentaires sont surtout utilisés par les non-WASPs selon mes contacts américains. Ils mettent le blâme sur la frontière poreuse qui facilite une immigration du tiers-monde. On peut bien imaginer que le personnage d’Elvis Gratton est bien répandu en Amérique Latine et aux Caraïbes.
    D’ailleurs, l’un des compagnons de Mafalda n’était-il pas pro-USA à l’excès ?

    Même mes cousins de Windsor ne traversent plus à Détroit. C’est maintenant un ghetto que fuient les Blancs américains.
    L’effet trou de beigne a cette particularité d’être un ghetto racial.

    La politique monétaire américaine est dûe pour changer. Le contrat de la Fed expire dans un an exactement.

  • Marcel Haché, 23 décembre 2012 16h56

    Si Nous sommes incapables de bien lire que Nous avons perdu une guerre avec toute l’Amérique, tout redressement devient ici plus difficile d’autant. Ce n’est pas être défaitiste que de reconnaître que Nous en avons perdu une.

    C’est précisément cette désagréable reconnaissance des faits qui peut sortir le mouvement souverainiste du monde de la rêverie et de l’incantation.

    Chapeau Richard Le Hir.

  • 23 décembre 2012 16h39

    [1] Très bon article qui nous fait comprendre que la "fin du monde" annoncée est peut-être en réalité "la fin d’un monde", celui du capitalisme financier immoral responsable de la destruction de la planète et de la "faim dans le monde".

    [2] Une fois qu’on a décrit les symptômes, il faut chercher les causes. L’économiste Rodrigue Tremblay, dans un récent article, en détermine 5 :

    [3] Premièrement l’idéologie politique de la mondialisation néo-libérale, qui a amené les Américains, sous la pression de leurs banquiers et de leurs entreprises, à négliger leur marché intérieur - l’économie domestique - qui les avait placés dans une situation de productivité supérieure - pour exporter leurs capitaux et leurs technologies, au détriment de la main d’oeuvre domestique américaine et sans payer d’impôts sur les profits réalisés à l’étranger. Résultats : appauvrissement de la classe moyenne américaine et endettement de l’État (16,000 milliards$ en 2012).

    [4] Deuxièmement, en même temps qu’ils exportaient leurs capitaux et leurs technologies, les USA importaient de gré ou de force - par l’immigration illégale - de la main d’oeuvre étrangère peu formé et instruite, concurrençant ainsi la main d’oeuvre domestique.

    [5] Troisièmement, un code fiscal complètement injuste et immoral qui favorise de façon révoltante les riches par les exemptions d’impôts et les déductions de toutes sortes tout en tolérant l’évasion fiscale.

    [6] Quatrièmement, la crise du crédit (subprime) de 2007-2008 provoquée de toutes pièces par les banques pour stimuler la consommation artificielle au détriment de l’épargne et de l’investissement et le renflouement de ces banques par la FED, selon le principe de la privatisation des profits et de la socialisation des pertes ;

    [7] Enfin, dernièrement, le financement par l’endettement public des guerres d’Afghanistan et d’Irak.

    [8] Le Dr Tremblay ajoute - et je suis tout à fait d’accord avec lui - que les intérêts composés du système monétaire privé actuel permettent aux riches de s’enrichir de façon exponentielle au détriment des citoyens de la classe moyenne et des pauvres, cette situation entraînant la corruption généralisée empêchant toute réforme à court terme du système. America est devenue Griftopia (le pays des arnaqueurs).

    [9] J’ajoute à tout cela, "la cause des causes" répétée constamment par le professeur Étienne Chouard, soit l’absence d’une véritable constitution, c’est-à-dire une constitution écrite PAR et POUR les citoyens pour les protéger à la fois des abus du pouvoir politique et du pouvoir économique, car les deux sont inter reliés.

    [10] Les Américains ne sont pas sortis de l’auberge et il leur reste peu de temps pour échapper au précipice fiscal. Joyeux Noël tout de même.

    Pierre Cloutier

  • Manon, 23 décembre 2012 15h50

    @Mario Goyette

    Permettez-moi de vous donner une partie des réponses à vos questionnements. Je ne prétends pas avoir la vérité infuse.

    - Ça veut se séparer du Canada quand nous donne 8 milliards par année.

    8 milliards pour entretenir un gouvernement supplémentaire (le canada), pour entretenir la reine, pour entretenir ses représentants et, finalement, entretenir un sénat. 8 milliards pour nous obliger à construire des prisons dans les comtés conservateurs pour fermées celles qui sont dans d’autres comtés. C’est finalement même pas ce que ça coûte d’appartenir à l’ensemble canadien.

    - En plus on s’administre tellement mal au Québec, rien qu’à voir note gang de pourris au gouvernement.

    Difficile de bien s’administrer lorsqu’on donne de l’argent (environ 50 milliards par année) à notre voisin (le canada) pour qu’il l’investisse dans des secteurs qui viennent en concurrence avec les efforts du Québec. Par exemple, la garantie de prêt à Terre-Neuve leur donnant un avantage pour qu’ils viennent nous concurrencer sur le marché américain. Les subventions aux sables bitumineux pour lesquels nous n’avons pas une goutte de ce pétrole. Les subventions au secteur automobile ontarien mais rien pour la forêt et le développement des nanotechnologies au Québec (qui sont pourtant les technologies de l’avenir).

    De plus, les pires à avoir mal administré ont été des gouvernements fédéralistes. La dette a augmenté plus rapidement à chaque fois que ces gouvernements fédéralistes ont été au pouvoir (Bourassa, Charest). Ce sont ces gouvernements fédéralistes qui nous ont maintenus dans un état de dépendance.

    Si ces personnes trouvent qu’on est si mal administré, ils n’ont qu’à y aller et faire le travail...

  • André Vincent, 23 décembre 2012 15h40

    Cela fait beaucoup de catastrophes, monsieur Le Hir.

    Trouvez pas ? Vous avez une sorte de propension pour ce genre de « prévisions » il me semble.

    Je ne suis pas aussi pessimiste que vous, sachant depuis trop longtemps que le gros Dow John, il bande et il débande... comme tout un chacun, selon les jours ou l’humeur de Miss Méréo avec son copain Nasdak.

    Mais peut-être aussi que je me trompe.

    AVe

  • yvan, 23 décembre 2012 15h02

    Combien de temps cela va-t-il prendre à tous nos Elvis Gratton pour comprendre que notre salut ne viendra pas d’ailleurs, que le modèle américain est mort, que l’Alberta va s’étouffer avec ses sables bitumineux, avec ou sans pipeline, que l’Ontario va devenir une grande banlieue de Détroit, et que le Québec n’a d’avenir que s’il ne compte que sur lui-même ?

    Ces Elvis Gratton assis au Québec sont en réalité déja mentalement ailleurs depuis longtemps.Il ne reste ici que leur grosse carcasse d’Elvis .

    Faites un test avec un de ces Elvis Gratton comme je l’ai deja fait : demandez leur qu’est ce qu’il regardent la la télé.

    La plupart du temps vous allez vous faire répondre du tic au tac par ces Elvis Gratton : écoute moé je r’garde jussss dé séries amaracainnes.

    Ce qui retient la plupart de nos Elvis Grattons ignares au Québec c’est qu’ils ont peur de perdre leur filet social s’ils quittent , assurance maladie et le reste.

    A entendrent ces Elvis Gratton tout est ’’parfat aux zétats’’

    Mais pas assez parfait pour qu’ils aillent y vivre en permanance pour nous délivrez de leur imbécilité et quand ils le font aussitot qu’ils sont malades ,malheureusement ils se dépêchent de revenir ici en courrant ,la queue entre les deux jambes pour se faire soigner dans les hospitaux...parce que c’est gratis.

    Tout a coup ils viennent de trouver quelque chose qui fait leur affaire.

    A entendrent ces Elvis Gratton , tout est mauvais au Québec ,les écoles,les hospitaux,la justice,les routes , la température et surtout la langue française qui les agacent ,les dérangent profondément et les rend agressifs.

    Toute des choses qu’ils passent le plus clair de leur temps a critiquer,dénigrer et hair quand il ne sont pas en train de regarder jusss leur série amaracainnes et écouter la radio poubelle qui leur javelise ce qui leur reste du cerveau ramolli par la propagande fédéraliste ,une radio dont ils se gavent et qui les conditionnent a détester tout du Québec et de ce que nous somme comme nation.

    Combien de temps cela va-t-il prendre à tous nos Elvis Gratton pour comprendre que notre salut ne viendra pas d’ailleurs.

    C’est déja une très vaste tache monsieur Le Hir que de réussir seulement a leur faire accepter le début du début de cette évidence.

    Alors imaginez le reste

  • Michel Bélisle alias Didier, 23 décembre 2012 14h50

    @ Pierre Bourassa,

    De réputés architectes et ingénieurs mettent en doute la version officielle du 11 septembre 2001 :

    http://www.ae911truth.org/

    J’ai toujours pensé que ces attentats ressemblaient à un chantage à la protection.

    Triste que nos gouvernements en soient rendus à des méthodes dignes du crime organisé.

    On est mal foutu pas à peu près.

    Et dire que plein de Québécois, en particulier dans la région de Québec, prennent les États-Unis comme le modèle ultime de civilisation.

    Un pays vraiment civilisé se doterait d’un revenu de citoyenneté universel afin que tous puissent vivre décemment et heureux.

  • Pierre Bourassa, 23 décembre 2012 13h59

    Oui et combien de temps à nos politiciens québécois pour dénoncer publiquement les fables américaines comme celle du 11 septembre 2001 avec les conséquences internationales locales et financières qui en découle même aujourd’hui,
    du renflouement par les contribuables américains des fraudes massives des banques,
    des crimes de guerre commis partout à travers le monde au nom de la ’’démocratie’’ ?
    La corruption au plus haut niveau.
    Mais sommes-nous amanchés pour faire la morale avec ce qui ne commence qu’à sortir à la Commission Charbonneau ?
    Si j’avais à donner une note,la meilleure irait au site de Vigile.net et dans les partis politiques,(même si j’ai voté O.N.),à Q.S. pour son courage à mettre en doute la VO du 11 septembre(timidement)et à dénoncer les crimes de guerre d’Israel en Palestine,crimes appuyés inconditionnellement par les E.U. ainsi que par la plus grande succursale au monde d’Israel,c’est à dire le Canada.

  • Mario Goyette, 23 décembre 2012 13h51

    Joyeuses fêtes M.Le Hir

    Dites-moi quoi répondre à ce genre de commentaires que j’entend à longueur de journée de la part d’Elvis Gratton ignorants et brainwashés ?

    _ Ça veut se séparer du Canada quand nous donne 8 milliards par année.

    _ En plus on s’administre tellement mal au Québec, rien qu’à voir note gang de pourris au gouvernement.

  • Pauline DUFOUR, 23 décembre 2012 13h33

    Pierre Falardeau, Patriote géant d’une immense sensibilité et si inspirant pour les générations qui suivent.

    À quand la modification du nom de la rue Amherst pour celle de Pierre Falardeau ? Il le mérite tant !

  • Michel Bélisle alias Didier, 23 décembre 2012 13h30

    Excellent texte monsieur Le Hir,

    Pourtant, à écouter les radios-système de la ville de Québec par exemple, les États-Unis sont toujours le modèle ultime de civilisation.

    On dirait que bien des Québécois se comportent comme s’ils étaient tenus sous hypnose par le grand Messmer.

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