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Depuis le lancement de la commission Bouchard & Taylor sur les accommodements raisonnables, la laïcité et le port des symboles ostentatoires au niveau des institutions publiques jaillissent de façon fréquentielle lors des interventions du public qu’il soit québécois dit de souche ou néo-québécois. À tort ou à raison, ces deux dimensions doivent retenir notre attention, celle des commissaires et surtout, des décideurs.
Toutefois, le Québec est-il laïc ? Ses institutions sont-elles vraiment laïques ? Le peuple québécois serait-il prêt pour une laïcité totale de ses institutions publiques ? La laïcité dans cette réflexion concerne surtout les symboles chrétiens comme : le crucifix, le nom de certaines écoles publiques et artères routières, la prière au niveau des conseils municipaux, les congés annuels à caractère religieux, etc. La réponse est bien évidente, Non.
Au Québec, il existe trois franges de population qui ne partagent du tout le principe de la laïcité. La première dite « extrémiste laïque » : celle-ci opte pour une laïcité totale et sans compromis. La deuxième dite des « catholiques modérés ou laïcs ouverts » : cette frange prône une laïcité des instituions publiques telle qu’on la voit de nos jours mais en même temps, elle manifeste une forme de sensibilité et d’un mal-à-l’aise à l’égard des autres symboles religieux non chrétiens. Et la dernière, on peut la nommer la « frange pure chrétienne » qui en fait, s’oppose à toute forme de laïcité.
À cet égard, les québécois dits de souche sont divergents autour de la laïcité. Mais pourquoi ? Les réponses possibles à cette question peuvent se résumer en deux scénarios. Le premier, est que le processus de laïcisation n’est pas encore achevé voire, mal défini ou encore, mal compris au tout début. Le deuxième scénario, c’est qu’au fond les québécois dits de souche, ne seraient que partiellement laïcs en accordant un certain attachement à leurs valeurs judéo-chrétiennes et ce, même au niveau des institutions publiques : Party de Noel, jours congés de l’année à caractère religieux, le nom de certaines écoles publiques, le port de la croix autour du cou, etc. D’ailleurs, les débats sur les accommodements raisonnables ont bien ressorti cet attachement ou retour aux valeurs chrétiennes.
Pourquoi donc mettre la charrue devant les bœufs ? Les québécois dits de souches devraient et doivent trancher sur cette question et le débat sur les accommodements raisonnables serait à ce moment là, facultatif et sans utilité médiatique, politique ou encore, sociale.
En conclusion, quelle frange québécoise dite de souche faudrait-il lui donner raison par rapport au débat sur la laïcité ?
Kamal El Batal
Consultant en développement local/agricole
L’attitude dominante à l’égard du phénomène religieux chez les Québécois dits de souche précisément chez les populations urbaines est celle de l’agnosticisme qui consiste selon le dictionnaire à considérer que l’absolu est inaccessible à l’esprit humain. Ce qui veut dire concrètement ne pas pouvoir savoir si Dieu existe s’il se devait même en réalité exister. Plus concrètement encore, cela signifie ignorer l’existence possible de Dieu s’en trop sans inquiéter et ce sans aucune aigreur contre l’idée de Dieu. Dans cette sensibilité agnostique, aucune trace importante ne se trouve d’un athéisme militant si ce n’est un sens critique possible contre l’action historique de l’église et de son clergé.
Il est sans doute vrai que dans les régions la pratique catholique se poursuivre davantage mais sûrement pas avec la même ferveur qu’il y a 50 ans et plus. Le catholicisme constitue une partie de notre patrimoine, nous sommes attachés à nos églises dans les villes et villages en tant qu’un des symboles de continuité de notre nation. C’est une de nos images à travers le temps. C’est pourquoi débaptiser les noms de saint de la majorité de nos villes, écoles et rues est sans intérêt parce qu’aucune société ne peut faire table rase du passé complètement sans se perdre. D’ailleurs selon le dictionnaire : la laïcité signifie : caractère de ce qui est indépendant de la religion et de l’église, elle ne signifie pas interdiction de la religion.
Établir une commission sur la laïcité ? La conviction étroitement catholique ou le refuge dans les sectes n’est pas si élevé au Québec à ce point qu’elle en serait nécessaire. La crise des accommodements est en partie un symptôme d’un état d’insécurité identitaire à la fois conscient et inconscient chez les Québécois dits de souche, il y a une part, je dis une part d’irrationnel dans cette affaire. Notre histoire est en cause et comme partout dans le monde, les événements successifs ont déterminé le présent des sociétés.
Plus qu’ailleurs peut être, c’est l’hypothèse, le Québec a rencontré une colonisation qui s’est presque complètement institutionnalisé avec la « confédération » de 1867 au point qu’encore une bonne partie de ses responsables politiques continuent à vouloir servir le Canada de tradition britannique plutôt que leur patrie québécoise. On peut appeler cela de l’aliénation dans (le sens marxiste) ou autrement. Seule la souveraineté profondément en un mot pourra y mettre fin.
La commission Bouchard-Taylor est le résultat d’une patate chaude dont a voulu se débarrasser Charest avant les élections avec le résultat piteux que l’on sait ! Or, le PLQ est de loin le parti le plus incompétent qui soit à même de régler le problème du Québec dans le Canada propre à entretenir le plus grand des pourrissements politiques.
Selon l’inspiration catholique, il y a lieu de souhaiter l’excommunication du parti libéral provincial !
"C’est pourquoi débaptiser les noms de saint de la majorité de nos villes, écoles et rues est sans intérêt parce qu’aucune société ne peut faire table rase du passé complètement sans se perdre."(Jean Pierre Bouchard)
C’est précisément ce que l’église catholique a voulu faire en faisant table rase des noms de lieux amérindiens pour les remplacer par des noms de saints qui n’ont strictement aucun rapport avec ces lieux historiques. C’est pour effacer la mémoire des Amérindiens.
Je ne prône pas le retrait des noms de saints, mais il y a un sacré paquet de lieux historiques qui méritent qu’on rajoute leur noms amérindiens d’origine afin de conserver la mémoire.
Déjà que le Saint-Laurent était la rivière Canada (Champlain). Mais le nom Saint Laurent s’est imposé de lui-même avec le temps à partir du nom de la baie. Saint Laurent est mort grillé sur un BBQ, à Rome.
Une chance que l’église a pas changé Québec en Saint "kekchose" !

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