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Il y a au Canada un seul problème : l’autonomie des Québécois. La réalité de l’autonomie empoigne toute la vie politique. L’état d’esprit des Canadiens français est celui d’une minorité qui veut cesser de l’être. La colère est si grande qu’ils ont maintenant la volonté d’être autre chose que des hommes en colère. - André Malraux - 1963
             
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La Presse suggère à madame Marois d’abandonner l’idéal des Québécois !
Jacques Bergeron
Tribune libre de Vigile
jeudi 28 juin 2007      184 visites      1 message


Comme je l’écrivais hier, les fédéralistes et leurs sbires se permettent de suggérer aux indépendantistes de demeurer des esclaves du gouvernement d’Ottawa, des Anglais et des Anglophones, assités par des individus qui ne peuvent « supporter la liberté ». Ces gens ne sont heureux que lorsqu’ils agissent pour Pierre, Paul, Jean et Stephen en défendant l’indéfendable, soit l’assujettissement à leurs maîtres. Un esclave n’est-il pas ainsi fait qu’il trouve la sécurité derrière la clôture où on l’a enfermé.

Il aurait été très surprenant que André Pratte suggère à Madame Marois et aux indépendantistes de faire la promotion de l’indépendance du Québec malgré les sondages commandés par les fédéralistes. Comme je ne suis pas du genre La Presse, ni du genre de Paul Desmarais, et encore moins de Jean Chrétien et du fils de Léon, on me permettra de suggérer à notre nouveau Chef, madame Marois, de plutôt se donner des outils pédagogiques afin de promouvoir notre idéal.

Mettre sur pied un groupe de « missionnaires » dans chaque région du Québec afin de permettre à nos concitoyens de définir le pays dans lequel ils veulent vivre, serait une première démarche très novatrice. Je suis convaincu qu’à partir de cette action, les Québécois choisiront de se dire « oui » lors d’une prochaine élection (ce que je souhaite) ou d’un prochain référendum.

Le meilleur outil pouvant être utilisé comme moyen pédagogique pour promouvoir l’indépendance du Québec serait de mettre sur pied un projet de « constitution« du Québec » pouvant être déposé à l’Assemblée nationale du Québec, projet qui serait étudié par l’ensemble des députés afin qu’il devienne, par une proposition de notre gouvernement, la « Constitution du Québec ». Il ne resterait qu’à le soumettre à l’ensemble des Québécois par référendum à l’occasion d’une élection générale. Agir ainsi, serait la plus belle réponse à donner à tous ces journalistes à la solde des « ennemis de l’émancipation politique du Québec et de son peuple ».

Si on décidait que la réponse à cette constitution devrait être considérée comme étant un« OUI » à l’indépendance du pays de langue française que nous voulons voir naître, nous aurions fait le premier pas vers l’atteinte de l’idéal des Québécois.

Quel beau pied-de-nez à faire à tous les « thuriféraires » de l’assujettissement.


Le dernier sondage publié aujourd’hui sur les intentions de vote des Québécois tente de démontrer que madame Marois pourrait peut-être être élue lors d’une prochaine élection générale au Québec. Celui d’hier de Léger vient nous dire que nos concitoyens ne croient pas que l’indépendance se réalisera avant 10 ans. Ce même sondage vient même nous dire que certains indépendantistes ne croient pas que l’indépendance se réalisera.

Il n’y a pas si longtemps, un autre sondage venait nous dire que les Québécois ne voulaient pas de référendum, qu’ils ne voulaient pas non plus d’une élection générale en juillet, même si leurs principes étaient bafoués par le présent gouvernement, appuyé en cela par « le PQ » qui avait décidé de ne pas voter pour le budget en retirant ses députés de l’Assemblée nationale, tout en nous faisant croire, par trois députés interposés pouvant voter, qu’il était contre ce budget.

Disons que chez certains de nos amis, ce petit truc a pu fonctionner. Oublions toutefois cette malheureuse affaire et passons aux choses sérieuses, les sondages dans lesquels je ne crois pas, qui pourtant atteignent des millions de nos compatriotes. Au départ nous devons faire certains constats divulgués par ces fameux sondages. Ils nous apprennent que les Québécois, a) ne veulent pas de référendum b) qu’ils ne veulent pas d’une élection générale en juillet c) qu’ils ne croient plus,dans une forte proportion, en l’indépendance du Québec d) que plusieurs d’entre eux vont voter pour l’ADQ lors d’une prochaine élection générale, ce qui est compréhensible, puisqu’ils ne croient plus que l’indépendance se produira, e) qu’ils étaient contre les baisses d’impôt f) qu’ils sont pour la gratuité scolaire à tous les niveaux g) qu’ils sont pour l’assurance maladie et hospitalisation de l’état h) qu’ils sont donc des « sociaux/démocrates qui s’ignorent.

Et pourtant, malgré ces constats, ils sont profondément pessimistes lorsqu’on leur parle de l’indépendance. On doit ici se poser au moins une question face à tous ces constats. Est-ce que les Canadiens-français québécois, puisque ce sont eux qui veulent se donner un pays indépendant de la langue française, ne vivent pas le sentiment de l’esclave, sentiment très entretenu par les « sbires » fédéralistes des journaux voués à la défense du Canada. Ne sont-ce pas ces gens qui entretiennent ce sentiment d’insécurité vécu par celui qui cherche à se donner un pays indépendant de langue française en terre des Amériques. Par leurs articles, ils entretiennent chez les indépendantistes ce sentiment de crainte devant tous les obstacles qu’un esclave ne peut surmonter sans l’aide de quelqu’un de l’extérieur de sa prison.

C’est ainsi qu’à l’aide de leurs articles et de leurs sondages dans lesquels ils posent des questions choisies par eux, bien sûr en fonction de leurs intérêts, ils réussissent à convaincre l’indépendantiste qu’il lui est préférable de conserver sa condition d’esclave, même si dans son for intérieur il souhaiterait s’affranchir du maître qui l’exploite, l’Anglais et l’Anglophone, ces gens étant appuyés dans leur ignoble cause par des Canadiens-français assujettis à leurs maîtres, et gavés par eux, comme nous l’a démontré la commisson Gomery, laquelle nous a permis de prendre connaissance des nombreux scandales de ces gens pour qui l’honneur est un bien vilain mot.

Voler un pays à leurs concitoyens ne semble pas les contrarier plus qu’il ne le faut. On pourrait continuer longtemps à élaborer sur les sondages et sur toutes les activités des dignes « sic » serviteurs fédéralistes, politiques et journalistes confondus, puisque ces gens n’attendent que la prochaine occasion pour continuer leur « oeuvre servile et assujettissante ».

Lorsque nous analysons froidement la situation, il nous est permis de nous demander si les choses pourraient se passer autrement ? Il me semble que seule l’indépendance pourra libérer chez ceux et celles qui croient en ce que nous disions plus tôt, puisqu’ils ne possèdent pas la volonté nécessaire à leur émancipation politique et culturelle, préférant leur confort et leurs vacances annuelles plutôt qu’un référendum ou une élection générale en juillet, qui leur aurait permis d’éviter que « 950 millions de dollars » ne tombent dans l’escarcelle des plus riches, au détriment des plus démunis de notre société, des étudiants qui devront payer plus pour leurs études, de nos hôpitaux qui n’ont pas le personnel nécessaire pour répondre aux besoins des Québécois, des réparations de nos écoles qui tombent en lambeaux, et que sais-je encore, ces gens dis-je, seront toujours incapables de se libérer, car comme des esclaves, ils croient en tout ce que leurs maîtres leur disent. Et ils le disent assez fort et assez souvent pour atteindre toutes ces personnes qui ne croient pas en la liberté ?

C’est ainsi que l’esclave ne peut s’affranchir, dominé par ses maîtres qui l’entourent et qui lui interdisent, par leurs démarches, sondages et articles de presse, malversations et chantage, de se libérer de leurs étreintes amoureuses.

Question ?

Qu’est-ce que la liberté ?, demandait le philosophe à un autre philosophe.

Demande-le à l’esclave affranchi, il saura te répondre.

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Jacques Bergeron, Ahuntsic, Montréal

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Vos commentaires:
  • La Presse suggère à madame Marois d’abandonner l’idéal des Québécois !
    28 juin 2007

    C’est ce qui arrive quand on est mené par des clowns...des comédiens...des farceurs...des faiseux d’élections...des faiseurs d’images....des gens qui manipulent les mots...des individus qui portent deux chapeaux...des gens qui placent en avant l’idéal ( je n’écris pas : leur idéal, car ils n’en ont pas...) pour ne pas que leur porte-feuille en souffre.

    Pas écoeurés de mourir, bandes de caves !

    Nestor Turcotte Matane

    418.566.2110


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