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23 novembre 1837
La Bataille de Saint-Denis
Saint-Denis-sur-Richelieu ; le baptême de sang de l’insurrection
Simon Girard
Tribune libre de Vigile
jeudi 23 novembre 2006      693 visites


Débarqué à Sorel le 22 novembre au soir vers dix heures, avec cinq compagnies de fusiliers, un détachement de cavalerie et une pièce de campagne, le colonel Gore apprend que de grandes forces s’apprêtent à lui barrer la route dans le village de Saint-Denis. Il fait déployer immédiatement ses troupes et donne l’ordre d’avancer toute la nuit.

Au matin du 23 vers dix heures, il fait froid, le temps est sombre. Une centaine de Patriotes armés de fusils, commandés par le Dr Wolfred Nelson sont retranchés au deuxième étage de la grosse maison en pierres de Mme Saint-Germain, et une trentaine d’autres dans la distillerie du Dr Nelson. Ceux qui n’ont pas d’armes se placent à l’abri des murs de l’église. Ils ont ordre d’attaquer l’ennemi, avec leurs faux et leurs fourches à la première occasion qui se présentera.

Ils ouvrent un feu bien nourri et d’une grande précision. Devant ce tir plongeant, l’infanterie du colonel Gore est impuissante. Impuissante aussi est son artillerie contre les gros murs de la Maison Saint-Germain, sauf pour le premier coup qui pénétra par une fenêtre, tuant quatre Patriotes.

En ce jour historique, les cloches de l’église sonnent à tout vent, appelant les Patriotes au combat. Ils accourent de partout ces braves, la plupart n’ayant pour armes que des faux, des fourches ou des bâtons : troupe héroïque où l’on voit le père avec ses fils, l’enfant à côté du vieillard. Spectacle toujours émouvant du paysan transformé en soldat, par l’amour de la liberté, et se battant avec les instruments de son travail, sans s’occuper du nombre de ses ennemis et de la puissance de leurs armes.

Le colonel Gore sonne la retraite vers les trois heures car les Patriotes des paroisses voisines commencent à affluer et à menacer les communications avec Sorel. La troupe laisse sur le terrain un matériel important dont un canon howitzer.

La bataille dura six heures et les pertes dans les deux camps se répartissent comme suit : six hommes de l’armée anglaise ont été tués, 10 sont blessés et six ont disparu. Les pertes de l’armée Patriote s’élèvent à 12 morts et sept blessés.


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Premier colloque annuel

L’Institut de recherche sur le français en Amérique tiendra son premier colloque le 28 novembre prochain


No 274 - 2008



Dîner des Patriotes 2008

23 novembre
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Solidarité Québec-Algérie

Vendredi 28 novembre 2008
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