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« Une société conquérante s’est implantée à côté d’une autre, conquise, qu’elle a cherché, par tous les moyens, à détruire, en l’assimilant ; puis, devant son échec, elle a cherché à la subordonner à ses intérêts. Une subordination à laquelle elle a donné le visage du fédéralisme, ne pouvant ouvertement lui prêter celui de l’État unitaire, mais y rêvant toujours. »   Bernard Frappier Vigile.net
             
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L’ingratitude et la trahison ont mené à Rideau Hall
Jean-Louis Pérez
Tribune libre de Vigile
mardi 3 juin 2008      1136 visites      4 messages


« Les faibles sont sensibles à l’ingratitude, et les forts à l’injustice. L’ingratitude blesse le cœur, mais elle flatte l’orgueil, et laisse au bienfaiteur toute sa supériorité. L’injustice humilie ; elle est aveu forcé de dépendance, et elle fait trop sentir à l’homme l’infériorité de sa position. »
Louis-Ambroise de Bonald (Oeuvres complètes t.3 / Paris, J-P Migne 1859)

***

La définition de différents dictionnaires de langue française du mot INGRATITUDE est coïncidente et signifie un « manque de reconnaissance aux biens reçus ». Dans la langue anglaise INGRATITUDE a la même acception, ajoutant le mot cruel. Alors l’ingratitude est un concept des plus désagréables, cruels et méprisables dans la vie des êtres humains.

Tant qu’à la définition du mot TRAHISON, elle désigne le fait d’abandonner, se livrer à ses ennemis ou de tromper la confiance d’un groupe (mouvement politique ou autre), d’une personne (ami, conjoint, famille) ou de principes. L’épithète « traître » a souvent été utilisé à des fins politiques, notamment à l’issue d’un mouvement de libération nationale, où les vainqueurs ont pris soin de désigner les vaincus de traîtres.

Au contraire, la GRATITUDE la plus méritoire est celle qui naît de la reconnaissance d’un bienfait collectif. C’est la gratitude solidaire. Gratitude envers le travail du maître, de par ses semailles généreuses ; la gratitude pour ceux qui ont lutté, nous laissant une patrie, de par leurs legs de liberté et de réussites en commun affirmant une singulière raison d‘être.

Concernant la définition de FIDÉLITÉ celle-ci est la qualité d’une personne qui remplit ses engagements avec détermination et sans fissure à une quelconque relation affective ou autre d’ordre contractuel, comme par exemple envers un projet national de libération afin de sauvegarder ses propres valeurs et intérêts collectifs. Il est donc important que la fidélité des principes de l’homme soit une des valeurs les plus appréciées dans sa lutte pour ne pas claudiquer.

***

Par conséquent, l’ingratitude unie à la trahison font fleurir une âme tordue, aveugle et perverse à mesure que la capacité et les circonstances offrent des opportunités afin de réaliser de bons services pour ceux qui pourront en faire des bénéficiaires, les laissant seuls dans leur passage de destruction, n’offrant même pas un regard à leurs pressentiments de décadence dus à l’effet de cette conscience rongée. De plus, ils sont impatients d’aborder, au moment propice, avec l’impétuosité des pirates, le nouveau galion rempli de pièces convoitées (l’appareil de l’État avec ses postes honorifiques et autres représentations administratives de haut niveau…). C’est le moment de la transition dans laquelle l’arriviste privilégié devient ingrat pour adopter le concept et le rôle du servile professionnel.

C’est ainsi que le servile volontaire est un être « invertébré » car il appartient à la dynastie des abjects, des transfuges et des arrivistes. En effet, dans sa structure « morphologique » il y a absence d’une colonne vertébrale pour soutenir l’équilibre de la conscience de l’âme. C’est un être « invertébré » ayant un aspect humain et rien de plus. Son objectif premier consiste à gagner les faveurs du dispensateur de privilèges ; il a une passion irrésistible à la prébende et à la servilité concernant tout ce qui plaît à son protecteur ; le servile volontaire peut se dépouiller même de l’honneur conjugal : un amusement convoité et pervers dans les parcours professionnels des traîtres et tyrans.

En fait, le servile volontaire et/ou traître a le sens de l’opportunité. Il sait à quel moment un privilège peut être accordé. Un observateur de la conduite d’autrui peut facilement remarquer le phénomène. Par exemple, certaines caractéristiques de cette servitude volontaire ou de trahison (sous-entendues, en ce cas-ci, figurent par exemple dans la déclaration de Jean-Daniel Lafond(1) faite à l’émission Indicatif présent, été 2005, concernant « …la nomination de Michaëlle (…), j’avais déjà imaginé que ce serait possible (…), mais je ne lui en avais jamais parlé… » ) ont été constatées lors de l’acceptation de Michaëlle Jean du poste de Gouverneure Générale du Canada et, par concaténation, celle de Jean-Daniel Lafond comme prince consort fédéraliste en raison de la nomination(2) faite par le Premier ministre Paul Martin en 2005.

Dans sa théorie de la conquête du Pouvoir faite de manière antidémocratique, Machiavel indiquait que la servilité volontaire est une sorte de trahison enfermant toujours des comportements vénaux, et la considérait (sic) comme une plaie contraire à la nature libre de l’homme, à la bonne administration de la chose publique et à l’équité socioéconomique. Machiavel dénonçait la servilité en posant lui-même cette question : Que faut-il faire pour la vaincre ? Il conseillait de censurer en public (comme le fait aujourd’hui VLB) celui qui publiquement louait le prince.

Ainsi, les critiques qui se font aujourd’hui au Québec pour dénoncer et censurer les déclarations et gestes intentionnés faits pour se moquer des Canadiens français, réalisés par ce couple de parvenus, devenus des vice-rois fantoches en représentation de sa Majesté Élisabeth II, étaient déjà à prévoir. Dans son article intitulé « Michaëlle Jean et les felquistes », René Boulanger écrit : « (…) à la suite du “ bon coup ” de Paul Martin qui a sollicité Michaëlle Jean pour le poste de Gouverneur Général. Paul Martin(3) ne cache pas qu’il veut ainsi faire progresser le camp fédéraliste au Québec prenant le risque comme avec le revirement de Jean Lapierre de s’aliéner une partie de l’électorat anglophone. Michaëlle Jean est un simple pion dans un jeu d’échecs mais Paul Martin doit miser là-dessus parce qu’il n’a plus grand-chose à offrir au peuple québécois ». L’auteur de cet article ajoute entre autre que « (…) Odile Tremblay, la chroniqueuse cinéma du Devoir, qui connaît bien Michaëlle et Jean-Daniel décrit bien l’impossible situation qu’ils risquent de vivre : “Or Jean-Daniel Lafond est ce documentariste qui a consacré un film à Pierre Perreault, un autre à Jacques Ferron, un autre encore aux felquistes Pierres Vallières et Charles Gagnon : des êtres purs attelés à un rêve d’indépendance. Son nationalisme, Jean-Daniel l’a exprimé à la radio, à travers ses films, ses écrits. Difficile de l’imaginer dans le rôle du prince consort fédéraliste qui retiendra sa langue. Il aime tant parler et le fait si bien” »,… qu’aujourd’hui cet imposteur pseudo-ex-exilé politique occupe avec sa complice des chemins battants la représentation du pouvoir colonialiste à Rideau Hall.

Dénoncer et combattre ces imposteurs est la première tâche d’un vrai nationaliste québécois et qui est fier de l’être, avec tous les sacrifices que cela comporte, car il convient de ne point dire que nous sommes contre n’importe qui, sinon que ce sont eux qui sont contre nous. Puisque ces fédéralistes et leurs complices savent que nous nous devons avant tout à notre mission impérieuse de faire, le plus tôt possible, du Québec un nouveau pays pour le monde. La Révolution tranquille a été la preuve vivante qu’une minorité bien organisée peut jouer un rôle déterminant dans la perspective de faire du Québec un État national indépendant qui pourrait le sortir de cet isolement dû à cette fédération colonialiste. Et c’est cet objectif nationaliste de faire du Québec un nouveau pays indépendant que veulent empêcher ces mercenaires de la politique d’Ottawa pour que le Québec continue à être une colonie interne au service des intérêts bâtards de ce régime antidémocratique et arbitraire.

Concernant ces attitudes de trahison, d’ingratitude et de mensonges orchestrés, il est intéressant de noter ce que mentionnait l’écrivain René Boulanger dans l’article antérieurement cité à propos de cet imposteur et laquais d’Ottawa : « (…) le mari de la Gouverneure Générale est un pur indépendantiste qu’une enquête de sécurité n’a pu ignorer. Paul Martin, sachant la chose, a cru jouer un coup de maître en le ralliant, le temps d’un mandat protocolaire. Sauf que Jean-Daniel Lafond n’est pas une Belinda Stronach ou un Jean Lapierre. Il ne frayait pas avec des politiciens de pacotille mais avec de purs révolutionnaires. Ceux-là même qui ont provoqué le pouvoir d’Ottawa jusqu’à instaurer la loi martiale et l’occupation militaire du Québec ». Aujourd’hui, deux ans et demi après leur nomination et faisant appel à la logique des événements survenus depuis 1970 et aux implications des personnages politiques et leurs hommes de pailles avant et après la « crise d’octobre », nous constatons comme ces vice-rois à Ottawa font tout leur possible pour continuer à jouer le rôle qu’ils ont exercé : celui d’imposteur au service des pouvoirs factices qui se maintiennent souvent au-dessus des lois.

D’autre part, pour connaitre d’autres effets de l’ingratitude, citons un passage extrait du livre d’Alain Finkielkraut intitulé “L’Ingratitude. Conversation sur notre temps”(4), révélant que « Dans sa dimension collective, l’ingratitude frappe les petites nations. La Bohême, la Pologne, Israël, le Kosovo, la Slovénie et le Québec . (…), inquiété par le peu de cas et de compréhension que s’attirent ces petites nations de la part des plus grandes. La petite nation, écrivait Milan Kundera, “est celle dont l’existence peut être à n’importe quel moment remise en question, qui peut disparaître et qui le sait ” ».

Ajoutons que la trahison fait partie de l’ingratitude qui, unie au mensonge, font que la condition humaine soit destinée à détruire cette harmonie vitale que Finkielkraut décrit dans son exposé sur l’ingratitude : « Il faut un monde à la liberté. Ce n’est pas n’importe où, n’importe comment, mais au sein d’un peuple, dans un certain milieu vital, à l’intérieur d’une communauté politique, que l’homme peut vivre en tant qu’homme parmi les hommes ». Ainsi, c’est en raison de l’obstruction systématique d’Ottawa qui emploie des actions discriminatoires, arbitraires, illicites et antidémocratiques en se servant des personnages traîtres et ingrats, que le Québec ne peut reconquérir sa pleine liberté et doit continuer à être assujetti aux décisions du régime fédéral.

A partir de ces contraintes évidentes, à quoi nous sert-il aujourd’hui persévérer à dénoncer l’ingratitude, la trahison et les mensonges des imposteurs québécois qui travaillent pour anéantir la Nation québécoise afin de renforcer davantage le pouvoir colonisateur d’Ottawa en échange des prébendes et des privilèges ?

Certainement pas pour conquérir le monde et accumuler des trophées furtifs pillés à d‘autres peuples, mais bien pour comprendre que la chasse illicite du Pouvoir et autres sous-valeurs matérialistes qui sont aujourd’hui si convoitées ne peuvent pas nous donner la paix intérieure que tout vrai bonheur requiert.

D’où l’on peut affirmer que la souffrance la plus amère est celle de l’insatisfaction avec nous-mêmes. Le concept du monde que nous sommes obligés de vivre peut nous aider à supporter avec dignité la tristesse et la solitude auxquelles les personnes sensibles et bonnes ont toujours été condamnées. De la conformation de ce monde « inextricable » et complexe où triomphent le mensonge, la corruption institutionnalisée et le saccage des biens publics et privés, il en résulte que les bonnes personnes finissent par s’unir avec tous leurs semblables et la frustration de ceux-ci devient la souffrance de chacune d’elles. C’est seulement quand la personne a atteint ce stade spirituel qu’elle peut se considérer vraiment libre. Autrement, c’est l’esclavage conduisant à une vie malheureuse et vaine, pas très pléthorique et qui en apparence peut paraître réussie, comme c’est toujours le cas avec ceux qui confondent le bonheur avec les hauts postes qu’ils occupent et les cotes du pouvoir qu’ils ont atteintes en employant des manières obscures.

En conséquence des réalités exposées ci-haut, l’indépendance du Québec ne pourra se faire que si seulement nous atteignons ce stade spirituel individuel conformant, par l’effet concomitant, une majorité immunisée face aux actions perverses de ceux qui sont toujours prêts à utiliser le Pouvoir d’Ottawa, la corruption institutionnalisée et la trahison comme armes de contamination sociale et de conquêtes politiques.

Jean-Louis Pérez

Vive le Québec libre de caciques, de tricheurs de la politique, de traîtres et de pilleurs des ressources fiscales et naturelles


1. Cette affirmation est contenue dans le dialogue entre Marie-France Bazzo et Jean-Daniel Lafond à l’émission Indicatif présent, à la radio de Radio-Canada. Cet ex sympathisant felquiste soupçonnait que la mort de Pierre Laporte a été commise par les trames fédéralistes. Pour plus d’information sur ce personnage énigmatique, écouter l’entrevue :

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/2005/10/26/008-lafond-entrevue.shtml

Et lire :

http://www.vigile.net/spip.php?page=archives&u=http://archives.vigile.net/05-8/09.html

2. Une nomination faite par Paul Martin juste quelques mois avant le rendez-vous électoral au niveau fédéral en 2006, avec l’intention calculée de se faire réélire Premier ministre, d’assurer pour le PLC le maximum de votes provenant de la communauté haïtienne composée d’environ 100 000 membres, en plus d’aller à l’encontre du Bloc québécois. Ainsi, cette nomination avait comme principal objectif la division de ceux qui sympathisaient à la cause de l’indépendance du Québec.

3. N’oublions pas que Paul Martin père était de fait le ministre des Affaires extérieures dans le gouvernement Pearson sans avoir eu la nomination comme tel ; bien qu’il fut nommé Secrétaire d’État à ce même ministère et relevant directement du Primer ministre. Pour cette raison «  …il parvint avec beaucoup de succès à maintenir la politique étrangère en dehors du Cabinet. (…) —puisque— plusieurs problèmes apparurent dans la politique étrangère canadienne, qui tous prêtaient à controverse ou posaient des contraintes pour l’économie canadienne. Ce furent les relations commerciales avec la Grande-Bretagne et sa tentative d’adhésion au Marché commun, les ventes de blé à la Chine, les armes nucléaires, les relations avec Cuba et … » (source : « Le Canada et le Québec sur la scène internationale », Université Laval, Québec, 1977, p. 67 ).

4. Alain Finkielkraut. « L’Ingratitude. Conversation sur notre temps ». Paris, Gallimard, 1999, 220 p. Réédité chez Québec Amérique, Montréal, 1999, 230 p. avec préface de Lise Bissonnette et postface d’Antoine Robitaille.

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




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Vos commentaires:
  • L’ingratitude et la trahison ont mené à Rideau Hall
    3 juin 2008, par Sébastien

    " Une nomination faite par Paul Martin juste quelques mois avant le rendez-vous électoral au niveau fédéral en 2006, avec l’intention calculée de se faire réélire Premier ministre, d’assurer pour le PLC le maximum de votes provenant de la communauté haïtienne composée d’environ 100 000 membres, en plus d’aller à l’encontre du Bloc québécois. Ainsi, cette nomination avait comme principal objectif la division de ceux qui sympathisaient à la cause de l’indépendance du Québec. "

    Très juste ! Envoyez votre texte aux grands journaux.

    Une chance que la communauté haïtienne n’est pas dupe !


  • L’ingratitude et la trahison ont mené à Rideau Hall
    3 juin 2008, par Marc Max Kimpan
    Cette reine coloniale est parfaite pour figurer dans "Le Temps des Bouffons." Elle et son mari Mister Frenchie Lafond, seraient parfaits dans un nouveau film de Pierre Falardeau. Les deux sont des parfaits prototypes de la grande "Comédie Caanadienne". Deux clowns ayant renié leur citoyenneté française décident de singer tout ce qui pue et rampe au Canada.
  • L’ingratitude et la trahison ont mené à Rideau Hall
    5 juin 2008, par Jean-Louis Pérez

    Voici le témoignage de la GG que tout vrai nationaliste québécois doit tenir compte pour qu’elle soit considérée persona non grata au Québec :

    http://es.youtube.com/watch?v=tsBps...

    JLP


  • L’ingratitude et la trahison ont mené à Rideau Hall
    9 juin 2008, par Jean-Louis Pérez

    La video, « Michaëlle Jean : “Ce soir, je fais une folle de moi”. » :

    http://www.ociotube.com/tag/youtube...

    JLP



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