Vigile.net
« Il est parfaitement naturel que les Anglais, en grand nombre, luttent contre l’accession du Québec à l’indépendance. Mais il est absolument anormal, aberrant, incompréhensible et dangereux qu’ils le fassent tous. » - Pierre Bourgault
             
Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production.
Financement 2008
 11261$  56%  
Objectif : 20000$
L’indépendance d’abord
J’ai reçu une invitation pour me joindre au Parti indépendantiste.
Pierre Cloutier
Tribune libre de Vigile
vendredi 28 mars 2008      372 visites      12 messages


J’ai reçu une invitation pour me joindre au Parti indépendantiste.

Je vais accepter pour plusieurs raisons et je ne renouvellerai pas ma carte de membre du Parti québécois dont j’étais membre depuis le tout début.

1 - Le Parti indépendantiste est le seul parti qui a une plate-forme électorale indépendantiste claire et qu’il ne cache pas dans le placard, comme le font le PQ et Québec solidaire. Le PI prône l’indépendance du Québec avant, PENDANT et après les élections. Une chose est sûre : pendant les périodes électorales, il sera question d’indépendance nationale et l’électorat sera informé des motifs qui sont à la base de ce choix, ce qui n’est pas le cas avec le PQ ou QS qui mettent en avant de tout leur plate-forme électorale provinciale pour prendre le pouvoir et gérer le Québec-province en attendant je ne sais quoi.

2 - Le mode d’accession à l’indépendance par une déclaration d’indépendance à la suite d’une victoire par simple majorité des sièges ne me pose pas de problèmes. Le Québec est entré dans la Confédération canadienne en 1867 par un simple vote des députés (26 à 22) et personne n’a été consulté. Dans le système parlementaire britannique, seule la majorité des sièges suffit et les gouvernements élus ont toujours fait ce qu’ils ont voulu. Au niveau international, beaucoup de pays ont acquis leur indépendance sans nécessairement tenir de référendum. De toute façon, qui ne risque rien n’a rien et le dogme étapiste du PQ nous conduit dans un cul de sac et une démobilisation sans cesse croissante des meilleurs militants. Il nous faut une stratégie d’État qui établira de nouveaux rapports de force avec le Canada.

3 - En ce qui me concerne, le seul programme du PI devrait être un projet de pays sous la forme d’un projet de constitution d’un Québec indépendant, comprenant les structures du nouvel État, un pacte social intégrant une charte des droits individuels et collectifs du futur État et une clause d’accession à l’indépendance. Un projet de constitution moderne et progressiste sera 100 fois supérieure aux plates-forme insignifiantes, incolores, inodores et sans saveur que nous proposent à chaque élection les partis politiques provinciaux, y compris le Parti québécois. Une fois adoptée, la constitution du Québec liera tous les futurs gouvernements qu’ils soient de gauche ou de droite. Une constitution c’est du solide et du concret tandis qu’un programme électoral traditionnel, ce sont des paroles, des paroles, des paroles.

4 - De toute façon et en bout de ligne, j’aime autant encourager et travailler avec des jeunes qui représentent l’avenir plutôt qu’avec des politiciens professionnels qui radotent la même chose depuis 30 ans sans résultat. Finie la souveraineté molle et vive l’indépendance. Au moins, cela a le mérite d’être clair, franc et net et l’électorat tranchera. Et on prendra le temps qu’il faut.

5 - Il faut aussi s’attaquer aux vieilles structures à intelligence pyramidale des partis politiques traditionnels, autoritaires et hiérarchiques et créer de nouvelles structures à intelligence collective qui correspondent plus à ce qui existe maintenant sur le réseau Internet : partage de l’information et démocratie participative. Ceci n’est pas possible ni au PQ ni à QS.

Pierre Cloutier ll.m

avocat



Vos commentaires:
  • L’indépendance d’abord
    28 mars 2008

    Moi et tant d’autres allons vous imiter.

    Pierre B.


  • L’indépendance d’abord
    28 mars 2008, par Pierre D
    J’embarque aussi, et je vais inviter toute ma famille, E,F,G, à nous aider à déboulonner les partis aux congrès schizophrènes.
  • L’indépendance d’abord
    28 mars 2008, par Christian Pelletier

    Je suis aussi d’accord avec cet article. Le programme du PI est clair et sans ambiguité.

    Quand les Québécois seront prêts pour l’indépendance, on le saura aussi vite que le soir des élections, fini de mêler tout le monde, enfin un discours clair que tout le monde comprendra.

    J’ai remarqué aussi une chose en lisant les articles venant du PI, ces gens sont positifs et ont beaucoups d’énergies.

    Ça fait longtemps que l’on avait pas vu cela.


  • L’indépendance d’abord
    29 mars 2008, par Jacques Bergeron
    Cher « maître », vous aurez eu tort d’avoir posé ce geste. Car ce nouveau parti n’est qu’un piège pour « indépendantistes » impatients, puisqu’il ne fera pas avancer notre idéal d’une quelconque façon,ou si vous préférez, d’un « iota » ? Ce dont les indépendantistes désireux de se donner un pays indépendant de « langue » française en terre des Amériques ont besoin, c’est une coalition des partis indépendantistes capables de collaborer à la naissance d’un pays indépendant de langue « française » au-delà des philosophies des individus et des partis poltiques.Ce n’est pas en faisant passer sa philosophie,qu’elle soit sociale ou économique,ou encore politique comme le propose un certain groupe se présentant sous une fausse démocratie, avant les intérêts de la nation, que nous vaincrons nos peurs et nos différents syndromes, celui de l’esclave, entre-autres syndromes nuisibles à l’idéal recherché.Au lendemain de la déclaration de l’indépendance, nous retrouverons avec plaisir nos phisophies sociales et nos veux démons poltiques. Pour ma part je souhaite que ce jour arrive bientôt, afin de pouvoir me consacrer au bien-être de mes concitoyennes et de mes concitoyens dans un parti « radical-social-démocrate ».
  • L’indépendance d’abord - Réponse à Jacques Bergeron
    29 mars 2008

    1 - Je ne me sens plus à l’aise au Parti québécois. Le coeur n’y est plus. Juste à me ramener dans un Conseil National, une Conférence des présidents ou sur un exécutif de comté, le coeur me lève. Je ne suis plus capable.

    2 - Québec solidaire ne m’intéresse pas. Les lamentations de Jérémie de la gauche-caviar me laissent indifférent.

    3 - Ces 2 partis camouflent leur option constitutionnelle - comme l’ADQ d’ailleurs - pour prendre le pouvoir et gouverner le Québec-province jusqu’à je ne sais quoi se produise.

    4 - Il reste quoi ? Le Parti indépendantiste en espérant que ce dernier présente à l’électorat un projet clair de pays, c’est-à-dire, un projet de constitution d’un Québec indépendant comprenant les structures de gouvernance du nouvel État, un Pacte social sous la forme d’une Charte des droits individuels et collectifs et une clause d’accession à l’indépendance. Un projet simple et facile à comprendre pour l’ensemble de la population. Pas besoin de plate-forme électorale provinciale. Non une plate-forme électorale "nationale", comme celle votée lors du Congrès de 2005, mais en plus simple.

    5 - Je suis d’accord avec l’union sacrée des indépendantistes/souverainistes, mais le PQ ne voudra pas négocier actuellement avec qui que ce soit parce qu’il veut trop le pouvoir provincial. Donc, il va falloir les forcer à négocier et la seule façon c’est de présenter des candidats du PI dans tous les comtés. En plus, cela permettra de ramener le discours indépendantiste dans l’espace médiatique public et de concurrencer le discours péquiste souverainiste mou ou mollason.

    AUTREMENT DIT, IL FAUT RADICALISER LA LUTTE POUR L’INDÉPENDANCE NATIONALE en permettant au discours de reprendre la place publique qu’il n’aurait jamais dû abandonner. En d’autres mots, il FAUT DÉPÉQUITISER le débat le plus possible, sinon dans 50 ans, on va être encore là à radoter avec d’autres politiciens professionnels.

    Moi, j’irais même jusqu’à bannir le mot "souveraineté" du vocabulaire politique. C’est l’indépendance nationale du Québec dont il s’agit. Alors arrêtons d’avoir peur des mots.

    Parti indépendantiste, moi j’aime bien ce terme. Cela veut tout dire.

    Cela prendra le temps qu’il faudra.

    Pierre Cloutier


  • L’indépendance d’abord
    29 mars 2008

    Entièrement d’accord avec vos propos, M. CLoutier.

    Il faut commencer par biffer le mot « souveraineté » de notre vocabulaire. Bourassa l’utilisait ce mot. Landry et Bouchard l’ont utilisé en lui donnant un sens qui semblait du bonnet blanc blanc bonnet. Quant à Boisclair, il a pris le champ avec sa feuille de route et a si peu parlé du pays à faire. Marois, on n’en parle plus. Elle vient de déchirer le programme de son parti et les moutons présents, sauf quelques exceptions, l’ont applaudie. Seul Parizeau mérite notre admiration. Mais, avec le temps, les mous confédéralistes de tout crin ont réussi à le contaminer.

    Nous avons un parti indépendantiste. Dans toute sa verdeur et sa virginité. Fasse que les opportunistes ne le tuent pas en l’envahissant de fausses pousses qui ont tellement fait de mal au grand jardin que nous avait préparé les Bourgaut, Chaput et les autres qui sont morts.

    Pierre B.


  • L’indépendance d’abord
    30 mars 2008, par Michaël Lessard

    Je trouve un peu malhonnête de dire que QS cache l’indépendance dans le placard. Nous proposons un processus démocratique pour y arriver, que le PQ a rejeté par ailleurs (votant contre la proposition du SPQ-Libre).

    Les membres de QS souhaitent une pensée indépendante maintenant. Peu importe, vous serez certainement plus heureux et utile dans le PI.


  • L’indépendance d’abord
    31 mars 2008, par Dr Fléau
    Je n’ai pas reçu d’invitation, mais j’ai joint le P.I. récemment pour les mêmes raisons que vous. Le PQ ne me semble plus apte à mener le Québec à son aboutissement ultime, mais plutôt s’est endormi au son des discours blêmes de son chef. Québec Solidaire préfère gérer les urgences au cas-par-cas au lieu d’avoir une vision globale et à long terme de notre pays tant désiré. C’est une fragmentation du vote séparatiste, c’est certain. À la différence que des milliers de jeunes voteurs fiers de leur histoire et de leur héritage ont maintenant une option VRAIMENT claire pour l’indépendance. Le P.I. existe depuis seulement quelques mois et déjà il fait parler de lui un peu partout ; on le prend au sérieux et avec raison. De toutes façons, l’argument voulant qu’on ne devrait pas quitter le PQ pour ne pas affaiblir le mouvement souverainiste est défectueux. Le PQ est déjà le 2ème parti d’opposition ( !) Peut-on faire pire ? Qu’avons-nous à perdre ? J’ai quitté le paquebot qui coule pour un bateau qui se construira avec le temps. Les chambres à coucher sont plus petites mais au moins, il flotte.
  • L’indépendance d’abord
    2 avril 2008

    Moi aussi je n,ai pas renouvellé ma carte de membre du pq.Je serai de la partie pour faire élire Richard Gervais le chef du P.I a l,élection partiel dans Bourget.

    Vive l,indépendance !

    Benoit Gingras.


  • L’indépendance d’abord
    2 avril 2008, par Armand

    Pour réaliser un rêve il y a une chose à faire : travailler et travailler encore, sans se lasser... Depuis plus de 40 ans que je crois à un Québec indépendant et libre, j’y travaille encore... je n’abandonnerai JAMAIS

    J’accepte de me joindre à vous tous, gens du PI

    Armand Bérubé


  • L’indépendance d’abord
    4 avril 2008

    Je vous suis monsieur Cloutier. Votre raisonnement est simple et logique avec les gestes qu’ils nous restes à poser. Le PI, c’est claire et limpide.

    J’ai un problème avec le fait que vous soyez le futur chef du PI. Il me semble que nous avons déjà un chef en la personne de monsieur Éric Tremblay.

    Recrutons tous les indépendantistes et nous ferons élire des députés aux élections partielles et générales qui viennent.

    Marcel Vaive Outaouais


  • Réponse à Marcel Vaive
    5 avril 2008

    Cher monsieur Vaive,

    Où avez-vous lu, vu ou entendu que je voulais être le chef du Parti indépendantiste ?

    Jamais au grand jamais je n’ai pensé à une hypothèse semblable. Jamais.

    Je n’ai jamais voulu et je ne veux pas être le chef de rien ni de personne. D’ailleurs, il y a des matins où je demande comment je vais faire pour continuer à être chef de moi-même ! ;))))))). Alors, cela va faire !

    Je suis un simple militant de l’indépendance et je ne recherche ni gloire, ni honneur, ni privilège, ni argent ni quoi que ce soit, sauf l’indépendance de ma patrie.

    Je suis devenu membre du P.I. parce que je crois qu’à ce stade-çi , il faut radicaliser notre lutte de libération nationale.

    J’ai rencontré Eric Tremblay la semaine dernière et il m’apparait la personne désignée - il est jeune, dynamique, bien articulé - pour diriger ce parti.

    En ce qui me concerne, je me concentre sur 2 choses pour ce parti :

    1 - Mettre sur pied des réseaux virtuels pour les militants ;

    2 - Préparer avec d’autres un projet de constitution provisoire pour le Québec.

    En plus, personnellement, je refuse de participer aux réunions traditionnelles du parti. Je milite uniquement dans le monde virtuel et c’est très bien comme cela car je favorise les structures à intelligence collective plutôt que les structures à intelligence pyramidale.

    D’autre part, je n’aime pas vraiment le mot "chef". Je le remplacerais plutôt pour le mot "leader" et à ce compte-là, j’estime que tous les militants de l’indépendance devraient être des "leaders" dans leur champ de compétence.

    Je ne me prends pas pour personne et je ne veux pas que vous l’interprétiez à votre façon, mais je vais vous donner un exemple qui pourrait servir d’exemple pour chacun d’entre nous : Mohandas Gandhi.

    Gandhi n’a jamais occupé aucune fonction officielle et il n’en voulait pas. C’était un combattant de l’indépendance de son pays, l’Inde et il posait des gestes en conformité avec ses pensées et ses paroles. C’était un leader.

    Alors, M. Vaive, je vous en prie, mettez-fin à cette fausse rumeur tout de suite.

    Je n’ai aucune prétention à vouloir devenir un chef où que ce soit. Ni maintenant, ni plus tard. Je vis très bien à la campagne et mon métier d’avocat me satisfait pleinement. Je suis très heureux comme cela et cela me suffit.

    Est-ce clair ?

    Respecteusement

    Pierre Cloutier ll.m avocat


  • Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production.
    Joignez-vous aux Amis de Vigile.
  • Objectif 2008: 20000$
     11261$  56%  
  • Pour contribuer en ligne 
         Nom:
    Courriel:
       Anonyme
    Montant: $

  • Contributions récentes :
    19/07 Anonyme (BD) : 50$
    18/07 Pierre Fortier : 100$
    17/07 Marc Max Authier : 30$
    14/07 Pierre A. Vachon : 200$
    13/07 Claude Morin : 50$
    12/07 Gilles Châtillon : 50$
    12/07 Lucille Labrie : 20$
    Toutes les contributions
  • Merci beaucoup! -Vigile.net