A-t-il avalé ou pas l’hostie ? C’est la grande question que se posent les catholiques canadiens depuis qu’Harper, lors de l’enterrement de Méo en Acadie, a pris l’hostie du curé Richard dans ses mains pour la glisser dans sa poche droite.
On peut en rire bien sûr, surtout si on a mis depuis longtemps un X sur la religion de son enfance. On peut aussi dire qu’y rien là, que c’est une tempête dans un verre d’eau bénite. La religion catholique c’est tellement réact, tellement dépassée, avec toutes ses histoires de curés pédés.
Mais on peut aussi se demander pourquoi il y aurait deux poids, deux mesures, pour les religions dans ce pays ? Pourquoi la nôtre, celle de notre peuple s’entend (même s’il n’y a plus que 12% de notre peuple qui la pratique), pourrait être ainsi ridiculée par le Premier ministre du Canada, alors qu’on a eu une crise des accommodements (dé-)raisonnables parce qu’un jeune Sigh voulait porter son poignard sacré (son hostie... de poignard !) dans nos écoles et que la Cour suprême, composée d’un tiers de juges juifs, lui a donné raison ?
Pour un catholique, la communion est un sacrement sacré. C’est le corps du Christ. En mettant l’hostie dans sa poche, Harper a commis un sacrilège. Non seulement il ne s’est pas excusé, mais il a menti en soutenant qu’il l’avait avalée. Et pour ajouter à l’injure il est allé rencontrer le pape juste après !
Des juifs refusent de passer un examen de conduite avec une femme. Des femmes musulmanes refusent de se faire accoucher par des hommes. Alors pourquoi devait-on accepter que le PM du Canada insulte ainsi les catholiques que l’on trouve encore dans presque toutes nos familles ?
