« Le référendum » : Une stratégie perdante
Le Québec n’a pas fini de se faire arnaquer en se battant sans cesse pour des référendums plutôt que de se battre directement pour l’indépendance.
Et pour preuve, le comportement frauduleux du gouvernement fédéral lors du référendum volé de 1995 : 30 millions d’argent fédéral dans une campagne où les parapluies du « Oui » et du « Non » ne disposaient que du droit de dépenser 5 millions chacun. Pour ajouter à l’outrage tous ces milliers de votants exilés du Québec qui ne disposaient pas d’une simple carte d’assurance maladie.
À l’instar de Québec solidaire, je suis assez en faveur d’un large processus démocratique ayant pour but l’élaboration d’une constitution du Québec et ce, avant même l’élection référendaire, de manière à savoir de quel pays il s’agira et quel sera notre projet de société.
Mais qu’on s’le dise, un référendum est désormais une « condition perdante » qui a malheureusement déjà fait ses preuves consternantes. - Je le clame haut et fort depuis maintenant des années ; et ce, avant même la venue au monde du Parti indépendantiste.
Désormais soyons sans équivoques sur la question nationale, en commençant par reconnaître nous-mêmes nos propres institutions et la suprématie de notre propre Assemblée nationale.
Battons-nous d’ici-là, pour une constitution la plus progressiste qu’il soit qui protégera tous les citoyens et sera un exemple pour le monde comme nous le fûmes jadis à nos belles heures.
Car à constater tout cet électoralisme généralisé, ne pas exiger formellement de nos partis politiques qu’ils portent de manière intrinsèque la question nationale et ne pas être absolument assurés que la prise du pouvoir par un parti souverainiste enclenchera de facto le processus d’accession à l’indépendance du Québec, sera de laisser encore une fois la porte ouverte à l’électoralisme, à l’opportunisme politique et à l’attrait du pouvoir plutôt qu’à la défense de la cause nationale.
À leur troisième mandat, les libéraux n’ont jamais été aussi près de la fin de leur régime.
Pour le PQ l’heure de vérité vient de sonner.
C’est le moment ou « jamais ».
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« Niais » ou « crosseurs » : L’erreur fondamentale du PQ
En réaction à l’article de Michel David : « Éloignez ce calice »
Les " brillants " stratèges de l’indépendance au PQ sont un peu comme le maire Tremblay : des « Nuls » ou des « Crosseurs ».
Car « JAMAIS » le PQ n’aurait dû prendre le pouvoir sans déclarer l’indépendance.
Le meilleur poste stratégique que le PQ pouvait occuper entre temps, était dans l’« OPPOSITION », jusqu’à ce que le jeu de l’alternance du pourvoir et l’usure politique des libéraux finisse par lui donner gain de cause.
Tout le bordel, le patinage et les dérapages stratégiques sur la question nationale du PQ viennent de là. - Et non seulement les dérapages stratégiques, mais tout le désespérant virage à droite du Québec.
Les scrupules démocratiques de René Lévesque face aux vautours politiques fédéraux et la petite gouvernance provincialiste de PQ, a toujours été une terrible erreur stratégique pour la cause nationale ; et à un point tel, que les Québécois ne le seront peut-être « jamais » : indépendants…
Le peuple n’aura finalement jamais eu ce qu’il voulait : « l’indépendance » alors le PQ lui, aura bel et eu bien eu ce qu’il voulait vraiment : « Le pouvoir ».
Il n’y a eu nul besoin d’un référendum pour faire entrer le Québec dans la confédération canadienne, pourquoi en faudrait-il un pour un sortir…
Selon leurs propres exigences fédérales ou même internationales...
J’irais jusqu’à dire...
Qu’on est même pas d’dans...
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Christian Montmarquette
Membre de Québec solidaire
Références :
Éloignez ce calice - Michel David
http://www.ledevoir.com/2009/05/09/...
Référence :
Le tireur d’élite - Michel David :
http://www.ledevoir.com/2009/05/12/...
Référendum : Strike 3 ! Ou réfléchir à la question nationale : http://www.pressegauche.org/spip.ph...
Article d’intérêt :
Une république sociale pour un Québec libre !-Bernard Rioux http://www.lagauche.com/lagauche/sp...



