Réflexion adressée à Thierry Vandal
PDG chez Hydro-Québec
Dans un article publié dans Le Devoir de ce mercredi 27 septembre 2006 où « Hydro-Québec met en garde les producteurs d’énergie éolienne », il est assez clairement démontré que les compagnies privées qui ont reçu le mandat du développement éolien sur le territoire québécois, devront se comporter de manière beaucoup moins anarchique par rapport à la situation présente. Il était de votre devoir de démonter qu’Hydro-Québec a la capacité de récupérer ce développement en y devenant l’unique maître d’œuvre. Il reste à espérer que le message soit bien entendu.
Mais quelques questions viennent spontanément à l’esprit : pourquoi ne pas aller de l’avant maintenant avec cette idée ?
L’hydroélectricité n’a-t-elle pas été nationalisée par René Lévesque pour que les retombées économiques du développement énergétique québécois restent à l’intérieur des frontières du Québec ? Si l’hydroélectricité représentait à l’époque de cette nationalisation un puissant pouvoir de développement économique pour le Québec, pourquoi le développement éolien est-il en marge de cette philosophie ?
Le développement éolien actuel ne nous ramène-t-il pas à l’époque de la Shawinigan Water and Power et de la multitude de compagnies étrangères qui développaient ici l’énergie hydroélectrique (dans une cacophonie généralisée) et dont les profits sortaient littéralement du contrôle des finances et intérêts québécois ?
N’est-ce pas un scénario semblable dont l’économie du Québec se prive présentement dans le développement de l’énergie éolienne, confié en plusieurs cas à des sociétés et intérêts hors frontière ?
La gestion de ce dossier à de quoi soulever scepticisme et questions...

