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L’arrogance de Justin Trudeau
Le fils a les mêmes idées que son père
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
mercredi 15 octobre 2008      294 visites      3 messages


On sait que les souverainistes ont montré leur opposition à Justin Trudeau au cours de sa campagne. Dès son lancement en septembre, une centaine de membres du mouvement des Jeunes Patriotes du Québec avaient alors manifesté devant le local électoral du candidat libéral de 36 ans, afin de dénoncer son appui au bilinguisme et au fédéralisme. Puis, vers la fin de la campagne, le chef bloquiste Gilles Duceppe a qualifié Justin Trudeau de « menace pour l’avenir de la nation québécoise et la langue française », en plus de l’accuser de vouloir ramener le Québec « 40 ans en arrière » et de souhaiter « refaire les batailles de son père » comme l’écrit Caroline St-Pierre de la Presse canadienne.

Hier soir, après une lutte serrée contre Vivian Barbot, quand il fut assuré de sa victoire, Justin Trudeau a donné une entrevue.

J’étais aux aguets. Tout allait bien. Il avait travaillé fort sur le terrain.

Il allait bien représenter ses électeurs. Pas un mot sur son adversaire Vivian Barbot, ce qui dénote une manque de classe flagrant. Le journaliste lui demande s’il pense à son père. Il hésite et répond : oui mon père a toujours voulu que je réponde à mes passions, j’ai enseigné, j’ai fait du travail communautaire et là je suis député. Question : le parti libéral sort affaibli de cette élection ; déjà on pense à remplacer Stéphane Dion. Réponse : Je ne serai pas mêlé à tout ça. Stéphane Dion est mon chef ; je le respecte ; je respecte son intégrité.

Question : Avez-vous appris quelque chose pendant cette élection ? Avez-vous compris qu’il faut réfléchir avant de semer la controverse ? Réponse : Oui, je sais qu’il faut faire attention et je le ferai maintenant que je suis député.

Là, sans avertissement, est venue la petite phrase (comme disent les Français). Justin Trudeau a dit : "M. Duceppe peut arrêter de s’inquiéter pour la nation québécoise." Chassez l’arrogance, elle revient au galop.

Le fils à papa que Vivian Barbot a déjà qualifié de jet-setter a les mêmes idées politiques que son père Pierre-Elliott Trudeau qui est le principal responsable de la Constitution de 1982 que le Québec n’a pas signée, de la Charte des droits qui permet de paralyser l’application de la loi 101 et de la politique de multiculturalisme qui nuit à l’intégration des immigrants à la culture québécoise. Or, pouvez-vous me trouver une seule idée politique de Justin Trudeau qui soit différente de celles de son père !

Justin, avec ton élection, il y a lieu de s’inquiéter pour la nation québécoise que ton père a passé toute sa vie politique à affaiblir et à neutraliser. Juste un exemple qu’on a tendance à oublier : PET était contre la nationalisation des compagnies privées d’électricité. As-tu une seule idée personnelle sur le Québec, sa langue française, son avenir, son développement et sa relation avec le Rest of Canada ?

Je suis triste pour Vivian Barbot qui a obtenu 39% des votes. Je suis désolé que 42% des électeurs de Papineau se soient laissé séduire par une certaine justinomanie qui fait penser à la trudeaumanie. A moins qu’on prenne le point de vue de Patrick Lagacé qui soutenait que l’élection de Justin serait la meilleure chose qui pourrait arriver aux souverainistes toujours aussi stimulés par l’arrogance des adversaires, comme on l’a vu dans le cas de Michael Fortier dont le panneau publicitaire insultant visait à défranchiser le vote de 7.8 millions d’électeurs qui avaient voté pour le Bloc québécois en 18 ans. Exit Michael Fortier.

Félicitations à Gilles Duceppe qui a parlé clairement de souveraineté, le soir de sa victoire. Félicitations aussi à Jean Dorion, nouveau député de mon comté Longueuil-Pierre-Boucher qui a gagné avec une majorité de 14,000 votes.

Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 15 octobre 2008

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Vos commentaires:
  • L’arrogance de Justin Trudeau
    15 octobre 2008

    La seule chose qui nous importe c’est de savoir en quoi Justin peut servir notre cause. La politique de son père est encore moins populaire dans l’Ouest qu’au Québec. Une déclaration sans équivoque est venue des P M de l’Alberta et de la Saskatchewan dès le début de la campagne, elle était à l’effet que si les libéraux étaient élu et imposaient le plan vert qui nuirait à leurs intérêts énergétiques, ILS METTRAIENT L’UNITÉ DU PAYS ! (cette déclaration n’a recu aucun échos au Québec). Ils n’ont pas été élu et la confrontation entre Ottawa et l’Ouest est remis à plus tard. Pourvu que les libéraux soit prët à assumer le rapport de force en tant et lieu.

    J’ai croisé Justin au Marché Jean Talon. Je lui est demandé s’il était prêt a assumer le rapport de force avec l’Ouest pour imposer une politique nationale en environnement. Il a évité la réponse. J’ai insisté et lui ais dit : êtes vous prêt à assumer l’héritage de votre père. Il a redresser le torse et m’a répondu : Monsieur, je suis un Trudeau. Je lui ais répondu que cela me réconfortais de savoir qu’il y aura une confrontation entre Ottawa et l’Ouest.... Il avait deviner que j’étais souverainiste et savait ou je voulais en venir.

    Cette confrontation à venir entre Ottawa et l’Ouest signifira la fin du Canada de Trudeau. Justin va servir notre cause, apprécions ses efforts.

    JCPomerleau


  • L’arrogance de Justin Trudeau
    15 octobre 2008, par Gilles Bousquet

    JC Pomerleau écrit : « Une déclaration sans équivoque est venue des P M de l’Alberta et de la Saskatchewan dès le début de la campagne, elle était à l’effet que si les libéraux étaient élus et imposaient le plan vert qui nuirait à leurs intérêts énergétiques, ILS METTRAIENT L’UNITÉ DU PAYS ! »

    Si je comprend bien, fallait élire plus de Libéraux de M. Dion au Québec afin qu’ils gagnent l’élection et imposent le plan vert de M. Dion à l’Ouest Canadien, ce qui aurait mené au démantèlement de notre fédération plus rapidement que ne pourrait le faire le PQ et/ou le BLOC.

    À défaut, on attendra quelques années que M. Trudeau junior prenne assez d’expérience pour être élu chef et on favorisera son élection pour l’envoyer au front faire choquer l’Ouest canadien avec des programmes vert Libéral.

    À la place d’un love-in pour conserver l’Ouest dans la fédération, on leur impose M. Trudeau et ses Libéraux et un plan vert-Dion pour les en faire sortir. Bingo ! à la place du Québec qui forcerait pour sortir du Canada, c’est une partie du Canada qui forcerait pour sortir du Québec, ce qui serait moins fatigant pour nous.

    Quelques fois, vaut mieux prendre un problème par l’autre bout quand ça ne marche pas du premier.


  • L’arrogance de Justin Trudeau
    17 octobre 2008, par L.P.

    Trudeau a la manie de voir le Canada comme sa personne ainsi que son père. Ce dernier voulait un pays bilingue et biculturel, ce qui n’existe nulle part dans le monde. C’était là la projection nationale de son égo. C’était là une illusion comme si le Québec n’était pas la nation cernée dans une province parlant le plus de langues. C’est au ROC que cette croisade bilingue devait être menée. S’en étant aperçu, Pet sortit l’argent des taxes pour former des fonctionnaires au bilinguisme sur leurs heures de travail grassement payés au dépend de nous, puis inonda les écoles anglaises de subventions avec notre argent. C’était aux provinces du ROC de payer pour ça, pas nous avec nos taxes au fédéral.

    Mais bientôt, las de cette politique bi-culturelle qui identifiait un Canada à deux peuples, il noya cela dans le multiculturalisme. Nous sommes tous des immigrants destinées à devenir anglos -mais il ne faut pas dire ça- à longue échéance avec la loi 22 dans la constitution canadian. Cette loi mentionne la présence des authoctones et des métis mais garde le silence sur celle de la nation québécoise. Avec une motion du Bloc notre existence sera obligatoirement reconnu aux communes lors d’un gouvernement minoritaire conservateur. Les libéraux devraient avoir honte avec Dion,Trudeau père et fils et Chrétien, eux dont le parti s’est opposé à cela, eux dont 13 députés ont voté contre cette reconnaissance de notre nation. Maintenant ils se réjouissent que celà n’ait aucune signification et jouent double jeu au Canada et au Québec. Le fils Trudeau souscrit à tout cela, identifiant le Canada à son bilinguisme. Je les vois comme ¨Deux innocents en Chine rouge¨Lisez ce livre c’est le comble de la stupidité : ¨avant la révolution de Mao et après la révolution...¨

    Son bilinguisme anglo qui traduit l’anglais en français lorsqu’il parle et ce très laborieusement n’impressionne personne. Sa vision de la nation québécoise -notion qu’il admet à contre-coeur - massivement bilingue plutôt que française mène à la acculturation et à l’assimilation. Il ne veut pas d’une nation française non traduite de l’anglais. Il est sincère et c’est bien ce qui est le plus triste. Il ne peut concevoir un Québec français une nation véritable, ça dépasse son entendement. Tel père tel fils.


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