« Que de pauvres gens émasculés de tout sens national, habitués à encaisser les affronts comme d'autres les récompenses, les coups de pied comme d'autres les caresses, se permettent de trouver ces griefs de peu d'importance, après tout, libre à eux, mais pour l'amour du ciel, qu'ils n'essaient pas d'imposer leur tempérament d'esclaves à ceux qui ont une autre notion de la liberté, de la dignité et de la fierté. » Lionel Groulx

Suites de "La Bataille de Londres"...

L’arrogance d’un Trudeau à l’autre

Tribune libre de Vigile
mercredi 17 avril 2013
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Il semble bien que pour Justin Trudeau, le fait que l’Assemblée nationale du Québec adopte une motion unanime (fait rare) au nom du peuple du Québec, demandant d’avoir accès à toutes les informations relatives au rapatriement constitutionnel de 1982 où son paternel a joué un rôle central, que ce soit donc pour le fils une chose très très secondaire. Car voyez-vous « pour l’instant, c’est une question d’accès à l’information et bien que la Loi sur l’accès à l’information doit être mise à jour, je ne trouve pas que c’est important de rouvrir ces vieilles chicanes » déclarait le principal intéressé le 16 avril 2013.

Puis comme pour ajouter l’insulte à l’injure Justin Trudeau, dans une arrogance typique de son paternel à l’égard du peuple du Québec, jetait sur les épaules de René Lévesque tout l’odieux de cette « non-signature » du Québec à cette constitution. Tout compte fait et à la lumière des informations nous provenant du livre « La Bataille de Londres » de Frédéric Bastien, l’on comprend qu’il en est mieux ainsi d’ailleurs !

Mais dites-moi Justin Trudeau : si nous suivons bien votre raisonnement, le fait de vous refuser à l’idée de faire la lumière sur ces événements de 1982 constitue dans votre perception le fait de mettre à jour ce qui fut de vieilles chicanes, n’est-ce pas ?

Est-ce que le fait d’admettre ainsi que les événements du rapatriement de la constitution en 1982 soient en effet de vieilles chicanes, n’admettez-vous pas du même souffle de manière implicite que ce Canada fondé par votre paternel ne le fut pas dans la concordance entre la nation canadienne et la nation québécoise ? Est-ce admettre aussi que ce rapatriement de 1982, sans l’accord du Québec par son premier ministre d’alors René Lévesque, est en fait un véritable coup de force et un coup d’état constitutionnel, comme l’évoque le livre de Frédéric Bastien ? Est-ce avouer tout en même temps que le Québec est actuellement et depuis 1982 soumis contre son gré à une constitution qu’il ne reconnaît pas de facto ?

C’est cela la vieille chicane que vous vous refusez de voir, alors que le Québec vient d’exprimer par la voix unanime de ses élus à l’Assemblée nationale sa volonté que toute l’information relative aux événements du rapatriement de la constitution de 1982 lui soit intégralement accessible ?

Faut-il donc conclure monsieur Trudeau que la vérité est le cadet de vos soucis en tant que chef d’un parti politique fédéral, et comme aspirant Premier ministre d’un pays fondé sur une constitution, dont la légitimé est plus que douteuse, à la lumière d’événements que vous vous refusez de voir et d’admettre ?

Que devons-nous comprendre monsieur Trudeau d’un aspirant Premier ministre pour qui la VÉRITÉ est aussi banale que peau de chagrin ?

En passant Justin Trudeau, si vous vous refusez toujours à l’idée d’ouvrir de vieilles chicanes, sachez qu’en jetant tout le discrédit sur le regretté René Lévesque comme vous l’avez fait, vous venez d’en créer une toute nouvelle. Et pour reprendre les mots célèbres d’un autre Trudeau, je me permet de dire au nom de toutes celles et tous ceux qui en ce moment se sentent profondément blessés par cette déclaration : « just watch us » !

Commentaires

  • 18 avril 2013 19h36

    Monsieur Perry

    Comment voulez-vous maintenant croire le PQ avec sa "GOUVERNANCE SOUVERAINISTE" suite à la tricherie du rapatriement unilatéral de la constitution "canadian" de 1982 sans l’accord du Québec, après son écrasement et celui de Lévesque ? Il aurait fallu que Lévesque aille au peuple en élections et qu’il lui propose l’indépendance unilatérale du Québec advenant une victoire, rien de moins, puisqu’il y avait eu un bris de contrat entre les deux peuples fondateurs du Canada. Le respect et la confiance n’y étaient plus.

    Au Québec, nous sommes tellement colonisés et habitués à ramper que nous avons perdu notre fierté nationale et le respect de nous-mêmes ! En psychologie, ça s’appelle le syndrome de Stockholm. Si le Québec avait déclaré son indépendance en 1982, nous serions un peuple libre, aujourd’hui, et nous n’aurions pas à nous débattre avec ce que le gouvernement des autres (Ottawa) nous impose pour nous ratatiner comme une peau de chagrin et nous faire disparaître.

    Exemples : au niveau de l’immigration avec l’entrée annuelle de 55 000 immigrants (génocide bien planifié avec l’accord de nos politiciens "natives"), les écoles passerelles, la loi 14, la construction d’un méga hôpital pour plaire à notre minorité rhodésienne du West Island, 30% de subventions aux universités anglophones malgré que cette minorité ne représente qu’à peine 8% de la population québécoise. J’arrête, j’ai le feu au c..! Je n’en reviens tout simplement pas de la lâcheté de notre classe politique québécoise ; ce sont des carriéristes point à la ligne ! LE POUVOIR AU PEUPLE ! INDÉPENDANCE OU ASSIMILATION !

    André Gignac 18 avril 2013

  • Gilles Jean, 18 avril 2013 17h55

    Ce qu’il faut rappeler à Justin, en plus de "l’illégitime" !constitution de 1982" : le fait que son père et Chrétien ont coulé l’accord du lac Meech.

    Le 6 août 1984, dans un discours célèbre, à Sept-Iles, Mulroney et les Conservateurs promettent :

    "LE RETOUR DU QUÉBEC DANS LE GIRON CONSTITUTIONNEL DANS L’HONNEUR ET L’ENTHOUSIASME".-Discours écrit par Lucien Bouchard-

    Juin 1987 : Suite aux pourparlers entre Brian Mulroney et les premiers ministres des dix provinces, on conclut l’accord du Lac Meech. On accorde au Québec 5 de ses revendications :
    1. Des sénateurs et des juges de la Cour suprême nommés par les provinces,
    2. Les provinces peuvent prendre part à la politique d’immigration,
    3. Les provinces peuvent réclamer une compensation financière si elles ne veulent pas participer à un programme fédéral,
    4. L’unanimité des provinces est exigée pour les institutions centrales,
    5. On accorde aussi au Québec le statut de société distincte en matière de langue, de culture et de système légal.

    Les provinces se donnent jusqu’en juin 1990 pour faire ratifier le tout par leurs Assemblées législatives.

    Or, Trudeau et Chrétien, mais surtout Trudeau se déchaineront contre cette entente. Peu à peu le Canada anglais écoutera le discours des Trudeau et Chrétien.

    Rendus au printemps 1990, 2 Assemblées législatives n’ont pas ratifié l’entente : Newfoundland et Manitoba. Elles ne le ratifieront jamais.

    Le Canada anglais reniera sa parole et sa signature. Le Canada anglais rejetait le Québec qui acceptait d’y entrer.

    Si Meech passait, c’en était fait du projet indépendantiste.
    Il faut rappeler cela à Justin.

  • André Gignac, 18 avril 2013 14h12

    Monsieur Perry

    Pourquoi la société québécoise est-elle si amorphe suite aux révélations de M.Bastien sur les irrégularités du rapatriement unilatéral de la constitution de 1982 par Pierre Trudeau ? Est-ce l’indication que le PQ a failli à sa tâche sur toute la ligne, à cette époque, en ne déclarant pas unilatéralement par une élection référendaire, l’ indépendance du Québec suite à la bavure de Trudeau ?

    Notre classe politique de l’époque a-t-elle eu la ch....en ne procédant pas ainsi ? Le bris de contrat entre les deux peuples fondateurs de ce pays était très flagrant n’est-ce pas ? Pourquoi persistons-nous tant que ça à vouloir demeurer dans ce pays qui nous a rejetés complètement ? Je ne comprends pas ! J’aimerais bien avoir des explications venant de M. Parizeau ou de M. Landry à cet effet, étant donné que M.Lévesque n’est plus là. Ce silence, de leur part, est obsédant et inquiétant. La population québécoise devrait être dans la rue à crier son indignation ; sommes-nous devenus un peuple de zombies ?

    André Gignac le 18 avril 13

  • Laurent Desbois, 18 avril 2013 12h42

    Quelle coquille vide que ce « Djostine Trou-do » !

    Jean Charest et Thomas Mulcair ont la même maladie !

    "Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau"

    http://lesintouchables.com/livre-576-Le-vrai-visage-de-Pierre-Elliott-Trudeau.php

    Voir l’essai à la fois psychanalytique, anthropologique et politique au sujet de ce dernier : "Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau" par François-Xavier Simard, éd. Les Intouchables, 2006. ISBN : 2-89549-217-4.

    Ce médecin conclu que l’hostilité de Trudeau contre la nation Québécoise s’expliquerait par son conflit œdipien et des identifications familiales.

    Vu notre questionnement identitaire, ce livre pourrait être d’une certaine utilité.

  • Daniel Roy, CPA, CA, 18 avril 2013 12h11

    Parti Québécois,

    Monsieur Jean-François Lisée,

    Vous venez de marquer un point en qualifiant Justin Trudeau de prince qui nous prend pour ses vassaux. Si tous les politiciens et toutes les élites syndicales et autres osaient changer leur paradigme, la nation québécoise se réveillerait devant l’indignation de son statut politique. Je vous invite à envoyer paître ce PET junior. Vive le Québec libre !

    Salutations,

    Daniel Roy, CPA, CA

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