Vigile.net
Si l’on considère la présence du Québec au sein de la Confédération comme un obstacle, nous sommes prêts à nous retirer. - Maurice Duplessis - 1954
             
Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production.
Financement 2008
 14716$  74%  
Objectif : 20000$
L’arme de destruction massive
Et si la souveraineté était devenue, pour la majorité des francophones québécois, ce que les armes atomiques étaient dans l’arsenal de la Guerre froide ? Une arme qu’on doit posséder, mais qu’on ne voudrait jamais employer. Une arme qu’on veut avoir en réserve, au cas où l’intolérable se produirait.
Michel C. Auger
www.cyberpresse.ca
lundi 2 avril 2007


Et si la souveraineté était devenue, pour la majorité des francophones québécois, ce que les armes atomiques étaient dans l’arsenal de la Guerre froide ? Une arme qu’on doit posséder, mais qu’on ne voudrait jamais employer. Une arme qu’on veut avoir en réserve, au cas où l’intolérable se produirait.

On l’a vu dans le résultat de lundi dernier, il n’y a pas de demande populaire pour la tenue d’un référendum sur la souveraineté le plus rapidement possible. Cette promesse a considérablement nui au Parti québécois tout au long de la campagne. Surtout quand, dans la logique de son programme, il a dû promettre un référendum même en cas de gouvernement minoritaire.

Les résultats de lundi dernier permettent de constater que la souveraineté – et le référendum, qui est devenu le moyen incontournable d’enclencher le processus – n’est plus une idée qui mobilise un nombre suffisant d’électeurs. Les Québécois ne veulent plus que ce soit, pour reprendre une expression à la mode, la « première priorité » de leur gouvernement.

Historiquement, depuis le référendum de 1980, la souveraineté n’a monté au dessus de 50 pour cent que deux fois : après l’échec de l’accord du Lac Meech et le rejet de la notion de « société distincte » et dans la foulée du scandale des commandites. Bref, lorsque les électeurs ont vu une menace ou un comportement inacceptable à leur endroit de la part du gouvernement fédéral ou du « Rest of Canada ».

Hors de ces temps de crise, non seulement l’option souverainiste n’était pas majoritaire, mais une forte majorité de Québécois rejetait l’idée de tenir un référendum.

Depuis 1980, il y a eu sept élections générales au Québec et seulement une fois le PQ a-t-il été élu en promettant de tenir un référendum. C’était en 1994, la première élection après l’échec de l’accord du Lac Meech, quand il y avait un mouvement de fond dans la société civile estimant que c’était la seule façon de fermer ce dossier.

Mais s’il n’y a pas de majorité stable et claire en faveur de la souveraineté, mais les Québécois ne voudraient pas, non plus, avoir à voter contre. Ce n’est plus une idée qui permet de prendre le pouvoir. Mais, clairement, ce n’est pas, une idée qu’une majorité de Québécois voudraient voir disparaître complètement.

Parce que ça pourrait toujours servir. Parce que, si le reste du Canada voulait remettre en question des éléments qui sont considérés comme essentiels par la majorité des Québécois – par exemple pour la préservation de la langue et de la culture française – ils veulent avoir un recours.

On peut dire que cela est bien peu probable à l’heure où le gouvernement fédéral donne une voix au Québec à l’UNESCO et reconnaît qu’ils forment une nation – toutes des raisons qui rendent l’idée de la souveraineté moins essentielle.

Mais bien des Québécois n’ont pas oublié le refus d’inscrire l’idée de société distincte dans la constitution en 1990. Ou le rapatriement de la constitution en 1981-82 qui, on l’oublie facilement aujourd’hui, visait directement à renverser certaines parties de la loi 101.

Si un tel contexte devait se reproduire, l’idée de tenir un référendum sur la souveraineté pourrait revenir à la surface très rapidement. Mais, en attendant, force est de constater que la promesse de tenir un référendum le plus tôt possible est un boulet qui condamne le Parti québécois à l’opposition perpétuelle.

Au cours des prochains mois, le principal défi du PQ sera donc de trouver un moyen de faire survivre son option, même quand elle ne peut constituer un objectif politique immédiat.

Entre, les « conditions gagnantes » – une réponse ponctuelle, qui ne saurait constituer une stratégie viable à long terme – et un référendum rapide, quelles que soient les conséquences, le PQ n’a plus le choix que de trouver un moyen terme qui va le forcer à se poser des questions difficiles et à faire des choix déchirants.

Suggérer cet article par courriel

Lancement du livre de Robin Philpot - 20 octobre 2008

Derrière l’État Desmarais : POWER


Collectif québécois contre Harper

Unissons nos voix



BQ Hull-Aylmer

14 octobre 2008

Farid Salem

14 octobre 2008

Meili Faille
(vs Michael Fortier)

14 octobre 2008

Vivian Barbot
(vs Justin Trudeau)

17 octobre 2008
Lancement - 17 octobre 2008

L’enseignement de l’histoire au XXIe siècle au Québec

23 octobre 2008
Pèlerinage en pays québécois - Poésie québécoise

Figures marquantes de la poésie québécoise

Conférencier : Philippe Haeck - Lectrice : Chloé Sainte-Marie
  • Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production.
    Joignez-vous aux Amis de Vigile.
  • Objectif 2008: 20000$
     14716$  74%  
  • Pour contribuer en ligne 
         Nom:
    Courriel:
       Anonyme
    Montant: $

  • Contributions récentes :
    10/10 Gilles Châtillon : 80$
    9/10 Simon Beaudry - collectif Identité québécoise : 50$
    6/10 Marc MJ Authier : 30$
    6/10 Sébastien-L Pageon : 100$
    6/10 Réal Croteau : 25$
    3/10 François-Xavier Simard : 50$
    2/10 Daniel Trépanier : 100$
    Toutes les contributions
  • Merci beaucoup! -Vigile.net