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L’américaine Lulu.com aura-t-elle raison des pionniers québécois de l’édition en ligne ?
Des éditeurs québécois dépensent-ils l’argent de nos taxes et de nos impôts en faisant imprimer leurs livres par l’américaine Lulu.com ?
Serge-André Guay
Tribune libre de Vigile
lundi 5 mai 2008      520 visites


La Fondation littéraire Fleur de Lys, première maison d’édition québécoise en ligne sur Internet avec l’impression à la demande (un exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur), connaît une baisse drastique de ses activités. La direction de la Fondation explique cette baisse par la publicité gratuite dont profite la maison d’édition en ligne américaine Lulu.com au Québec.

Curieusement, c’est l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) qui a lancé le bal par la parution d’un article sous le titre « Un nouveau mode d’édition » faisant l’éloge de l’américaine Lulu.com dans l’édition de septembre dernier de son bulletin. Pourtant, le président de l’UNEQ, Stanley Péan, exprimait publiquement sa crainte « que les compagnies étrangères pourraient finir par éditer électroniquement les livres québécois au détriment des éditeurs de chez nous. L’argent de l’achat irait ailleurs que dans l’industrie québécoise. Il faut sincèrement que le milieu commence à y réfléchir parce que le mouvement est amorcé et il est irréversible » (Journal de Montréal, 15 mars 2007). Il semble que cet appel de Stanley Péan à la réflexion soit tombé dans le vide, même au sein de l’UNEQ dont il assume la présidence, puisque le bulletin de l’Union a fait la promotion de l’une de ces maisons d’édition étrangères en ligne sur Internet dans un texte consacré en exclusivité à l’américaine Lulu.com ou, si vous préférez, sans aucune allusion aux initiatives québécoises. Notre critique aussi est tombée dans le vide : aucune réaction de l’UNEQ.

Puis, dans son édition du samedi 12 et du dimanche 13 janvier 2008, le quotidien Le Devoir publie lui aussi un article consacré en exclusivité à l’américaine Lulu.com sous le titre « Se publier envers et contre tous », passant ainsi lui aussi sous silence les initiatives québécoises dans le domaine. Notre critique est demeurée sans réponse. Enfin, faut-il croire que Lulu.com est entrée dans les moeurs du quotidien Le Devoir puisque dans un nouvel article intitulé « La bibliothèque portable » publié dans l’édition du samedi 19 et du dimanche 20 avril 2008, on trouve une autre mention favorable à l’américaine Lulu.com : « Le livre a été publié sur Lulu.com, un site créé en 2002 qui permet aux auteurs de diffuser et de vendre leurs romans sur le Web tout en en gardant le contrôle éditorial et légal. »

La direction de la Fondation littéraire Fleur de Lys se demandait pourquoi le nombre de manuscrits déposés à l’attention de son service d’édition en ligne était à la baisse depuis l’automne dernier. Ce sont les appels téléphoniques de quelques auteurs indignés par les articles parus dans le bulletin de l’UNEQ et dans Le Devoir qui ont mis la puce à l’oreille de la Fondation. « On m’a parlé de Lulu.com puis j’ai lu votre critique de l’article du Devoir. Je trouve ça aberrant qu’on ne parle pas du travail formidable de la fondation » a expliqué l’un de ces auteurs.

La Fondation littéraire Fleur de Lys est suffisamment inquiète pour se demander si elle survivra à cette offensive de l’américaine Lulu.com d’autant plus qu’elle profite implicitement de l’appui de l’UNEQ et du quotidien Le Devoir.

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

TÉLÉPHONE
(514) 680-1211 (Montréal, Québec, Canada)

ADRESSE POSTALE
Fondation littéraire Fleur de Lys,
6678, 25ème Avenue,
Montréal,
Québec.
H1T 3L7

ADRESSE ÉLECTRONIQUE
contact@manuscritdepot.com

SITE INTERNET
http://www.manuscritdepot.com


Des éditeurs québécois dépensent-ils l’argent de nos taxes et de nos impôts en faisant imprimer leurs livres par l’américaine Lulu.com ?

Tribune libre 5 mai 2008

Si on se réfère à une employée de la firme d’autoédition américaine Lulu.com, madame Annie David, certains éditeurs québécois préfèrent encourager l’économie américaine au détriment de l’économie québécoise lorsque vient de temps d’imprimer leurs livres. « Des "éditeurs" Québécois qui se servent de Lulu, croyez-moi, il y en a » a affirmé Madame David sur le site du journal citoyen AgoraVox en réaction à l’article L’américaine Lulu.com aura-t-elle raison des pionniers québécois de l’édition en ligne ? publié la semaine dernière et signé par Serge-André Guay, président de la Fondation littéraire Fleur de Lys, première maison d’édition québécoise en ligne sur Internet avec l’impression à la demande.

S’agit-il d’éditeurs québécois subventionnés à l’aide de nos taxes et de nos impôts ? Impossible de le savoir nous dit l’employée de Lulu.com car l’entreprise américaine permet l’anonymat : « En demandant une API. Les visiteurs de Fleur de Lys ignoreront que vous utilisez Lulu, ils ne quitteront pas votre site (...) », ajoute madame David. Sur le site Internet de Lulu.com, on peut lire, parmi les avantages offerts : « Interfaces de programmation (API) qui vous permettent de vendre des documents publiés sur Lulu sans que le client ne quitte votre site. » (Source)

Toute la question est de savoir si parmi ces éditeurs québécois partenaires de l’américaine Lulu.com, il y a des éditeurs subventionnés par le gouvernement du Québec qui se serviraient ainsi d’une part de nos taxes et de nos impôts pour encourager l’économie américaine plutôt que celle du Québec. Une enquête s’impose.

Soulignons qu’aucune clause de la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre oblige l’éditeur subventionné à imprimer sa production au Québec. En revanche, l’usage des subventions implique une certaine responsabilité sociale envers l’économie d’ici.

Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.124.htm

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




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