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J’estime qu’il est de mon devoir en tant que citoyen soucieux de l’avenir du Québec de me prononcer sur cette éventuelle transaction boursière entre Montréal et Toronto d’allure ambiguë, opaque et sans doute avec dégâts ! Une transaction qu’on a enveloppée par des mots-jargon connus en finance corporative sous forme de Rachat Amical, Fusion, Alliance, Acquisition, etc. ! En fait, je doute nullement du caractère lucratif de cette transaction puisqu’elle est évaluée à près de 1,3 milliard de dollars mais ce n’est cet aspect qui m’intéresse.
Toutefois, les questions qui doivent nous interpeller et qui restent en suspens à mes yeux sont les suivantes : la transaction est certainement lucrative mais pour qui ? Qui et quels sont les intérêts des principaux actionnaires ? Que va perdre le Québec advenant la confirmation de ladite transaction ? Pourrions-nous considérer uniquement l’aspect financier lors d’une transaction de ce gabarit ou faudrait-il plutôt tenir compte de d’autres variables non chiffrables ? Y aurait-il des personnes « décideurs » qui ont tiré de façon anticipée des profits depuis l’annonce de la nouvelle considérant le nombre important et le prix de vente de certains actions transigées dernièrement ? Qui devrait empêcher et bloquer cette probable transaction avant qu’il se soit trop tard ?
Évidemment, je ne dispose pas de réponses à toutes ces questions mais si la ministre des Finances du Québec devrait s’inquiéter, surtout après avoir été assommée par la sortie salutaire de M. Legault, « critique en matière des Finances du Parti Québécois », il lui faudrait s’inquiéter aussi en tant que citoyenne responsable.
Si la transaction se confirme, cela signifie d’abord et dorénavant que les décisions financières stratégiques vont se prendre à Toronto et non pas ici à Montréal-Québec et par induction, ce sont plutôt les intérêts de Toronto (Ontario) qui vont passer en premier avant ceux de Montréal-Québec. Ensuite, qu’advient-il de l’ingénierie financière québécoise édifiée et formée au Québec depuis toutes ces années ? Suivrait-elle le pouvoir décisionnel à Toronto ? Chercherait-elle davantage à se greffer à Toronto tout près de ce pouvoir ? Advenant le cas, nous allons assister malheureusement à une fuite plus prononcée des cerveaux vers l’ouest ! Qu’adviendrait-il si, un jour, la bourse de Toronto était vendue à d’autres intérêts, américains ou autres ?
En conclusion, empêcher cette transaction me semble une avenue plus sage afin de clarifier certains aspects surtout non chiffrables et d’ordre humain et professionnel. C’est en fait, tenter de trouver des réponses au questionnement suivant : Que perdraient les Québécois (patrimoine financier, fuite neuronale, etc.) si cette transaction se décide ? En terme de transparence, les décideurs de la bourse de Montréal agissent-ils selon les normes de l’éthique et de la bonne « corporate governance » ?
Le gouvernement actuel et l’AMF doivent conjointement agir en bonne foi et protéger de façon primordiale et rapide, les intérêts du Québec et des Québécois. Laisser échapper la bourse de Montréal du Québec, ce serait hélas la dérive vers l’incertitude, l’instabilité, la destruction d’une partie du système d’ingénierie financière québécois et surtout, la non confiance à l’égard des marchés financiers.
Quelqu’un se rappelle-t-il le scandale de la Brink’s, pour terroriser financièrement les Québécois avant le premier RÉFÉRENDUM (1980) ? La Une de La Presse montrant les camions de la Brink’s chargés des $$ québécois en fuite vers l’Ontarion sur la 401...
Vinrent ensuite tous les coups fourrés, pour vider le Québec effectivement de toute capitalisation en prévision d’une sécession : chemins de fer, aéroports,voie maritime, Postes amputées, maisons-mères dilapidées, tout le terrorisme pour délocaliser les entreprises(Bombardier) hors Québec, et je n’énumère que de ma courte mémoire de colonisé...

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