Le modus operandi des spoliateurs (15)

L’acharnement suspect de La Presse

SNC-Lavalin diabolisée par association

Tribune libre de Vigile
mercredi 11 avril 2012
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« Des affaires avec le diable » !

C’est en effet la manchette qui s’étale en première page de La Presse aujourd’hui, à côté d’une photo de feu Mouammar Kadhafi, assassiné dans les conditions qu’on connaît par les forces de l’OTAN dont faisait partie le Canada. Et le fait que Kadhafi n’ait pas exactement été un enfant de choeur ne constitue aucunement une justification pour la manière brutale avec laquelle il a été liquidé par des États qui se disent démocratiques et civilisés.

Mais là n’est pas mon propos. Ce dont je veux vous entretenir aujourd’hui, ce n’est pas tant du diable qu’aurait pu être Kadhafi, c’est du caractère éminemment suspect de l’acharnement que met La Presse depuis quelques mois à salir la réputation de SNC-Lavalin en l’associant à rien de moins que le diable. La culpabilité par association, vous connaissez ? Si vous croyez que La Presse, dans cette affaire, se contente tout simplement de relayer la nouvelle, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’à l’omoplate.

Si tel était le cas, sa couverture serait beaucoup plus nuancée. Après tout, SNC-Lavalin fait des affaires, pas de la politique étrangère, et elle vend ses services à qui veut bien les acheter.

Ça prend donc tout le « front d’boeuf » et l’hypocrisie dont l’Empire Desmarais est capable pour se draper dans la « vertu » ( ! ) et dénoncer le « scandale » des transactions de SNC-Lavalin avec Khadafi alors que la pétrolière Total, une des participations les plus importantes de sa filiale Pargesa, fait face en France à des accusations de la justice pour son implication dans l’affaire « pétrole contre nourriture », un énorme scandale international dans lequel se trouve aussi impliqué Maurice Strong, un ancien président de Power Corporation demeuré longtemps conseiller spécial de l’entreprise après avoir laissé ses fonctions à la haute direction.

On se souviendra aussi que Maurice Strong devint par la suite secrétaire-général associé des Nations-Unies avant de devoir quitter ses fonctions à l’ONU en 2005 après la publication du rapport sur le scandale « pétrole contre nourriture ».

« The inquiry into the UN’s scandal-ridden oil-for-food program has found that Canadian businessman Maurice Strong accepted a personal cheque for nearly $1-million US from a controversial businessman who was working closely with the Iraqi regime. »

Et l’on se souviendra qu’il fut un temps où les activités de Power en Chine étaient plutôt mal vues, au point de valoir à Jean Chrétien, le beau-père d’un des héritiers Desmarais, un avertissement très clair de Giuliano Zaccardelli, alors commissaire de la GRC. À ce sujet, je ne saurais trop vous recommander la lecture de cet article de Paul Palango sur le projet conjoint « Sidewinder » de la GRC et du SCRS, d’abord paru dans le National Post en 2008.

Avec des cadavres pareils dans son placard, l’Empire est bien mal placé pour faire si fine gueule devant les agissements de SNC-Lavalin. C’est bien connu, quand on habite une maison de verre, on ne lance pas de cailloux, et son intervention dans ce dossier n’a donc rien à voir avec la « vertu » et la dénonciation des dérives diaboliques de SNC-Lavalin, mais plutôt tout à voir avec ses intérêts.

***

En effet, à en juger par son comportement, l’Empire Desmarais a manifestement intérêt à ce que SNC-Lavalin soit éclaboussée au maximum par un scandale dont [il est en mesure de contrôler l’évolution et l’intensité avec

- ses éditoriaux,

- ses articles

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/sophie-cousineau/201202/29/01-4500855-snc-lavalin-vendre-son-ame-aux-kadhafi.php ;

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201202/23/01-4499126-libye-snc-lavalin-a-embauche-le-mari-de-lambassadrice.php,

- ses chroniques

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201203/05/01-4502435-snc-lavalin-le-chouchou-de-la-caisse.php et

- ses blogs

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/blogues/richard-dufour/201202/29/01-4500968-snc-lavalin-les-analystes-partages.php dans La Presse et les autres quotidiens de sa filiale Gesca.

Connaissant les méthodes tordues de L’Empire et son habitude de s’avancer caché, il est encore difficile de savoir s’il agit pour lui-même directement ou pour des partenaires avec qui il est associé. Une chose est certaine, l’Empire est en train de fragiliser SNC-Lavalin autant sur le plan de sa crédibilité professionnelle que sur celui de sa solidité financière. Le titre qui se négociait à 59,11 $ le 4 juillet dernier, se négocie aujourd’hui à 39,39 $, soit une chute de presque 20 $ l’action en moins d’un an.

Pour un titre de cette catégorie, il s’agit d’une perte très importante, presque dramatique, qui laisse entrevoir la possibilité d’une prise de contrôle prochaine par un « chevalier blanc » qui pourra ainsi faire l’acquisition d’un joyau de l’entrepreneurship québécois au prix d’une vente de feu.

Lorsque cela se produira, ne soyez pas étonné de découvrir que les acquéreurs sont des gens proches de l’Empire Desmarais. Tenez, je vous suggère même le nom d’un des repreneurs potentiels, le groupe français Bouygues :

« Créé en 1952 par Francis Bouygues, Bouygues est un groupe industriel diversifié, structuré par une forte culture d’entreprise et dont les métiers s’organisent autour de deux pôles : la Construction avec Bouygues Construction (BTP et Energies & Services), Bouygues Immobilier et Colas (Routes), et les Télécoms-Médias avec TF1 et Bouygues Telecom. »


Le groupe est aujourd’hui dirigé par Martin Bouygues qui était d’ailleurs présent lors de lacérémonie « intime » de la remise à Paul Desmarais de la Grand’ Croix de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy à l’Élysée, en compagnie de toute une kyrielle de personnalités dont Jean Charest (Pour un regard un peu plus critique, voir aussi « Un renvoi d’ascenseur qui sent le gaz de schiste »). Précisons aussi que Martin Bouygues était également présent à la remise de la légion d’honneur à Jacqueline Desmarais l’automne dernier à l’Élysée.

Quand on connaît tous les grands projets d’infrastructures qui se profilent à l’horizon au Québec (l’échangeur Turcot et le Pont Champlain pour ne mentionner que ceux-là), quand on pense que SNC-Lavalin cherchait à acquérir en décembre dernier les actifs de Simard-Beaudry de Tony Accurso, quand on sait que siège au conseil de Power Corporation et de la Financière Power le président de Shockbéton, Marc Bibeau, et que Power détient un intérêt important dans le groupe cimentier français Lafarge, quand on connaît son intérêt pour la privatisation d’Hydro-Québec, on se dit que l’Empire Desmarais ne serait justement pas un empire s’il ne cherchait pas à se positionner avantageusement dans les plus gros projets que connaîtra le Québec dans les années à venir, même s’il lui faut pour cela jouer des coudes et écraser quelques joueurs moins solides au passage.

Et l’on voit qu’une entreprise comme Bouygues, jouissant d’une grande expérience des grands projets, serait le partenaire idéal.

***

Toutes ces querelles de gros intérêts seraient d’un intérêt limité pour les lecteurs de Vigile et la plupart des Québécois si l’un des plus importants actionnaires de SNC-Lavalin n’était pas la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). En effet, dans l’état actuel des choses, les géants jouent leurs jeux de pouvoir avec leur sécurité financière.

Or depuis la perte de 40 milliards $ par la CDPQ, le passage aussi soudain que surprenant de son ancien président Henri-Paul Rousseau chez Power, la nomination de Michael Sabia, un proche de l’Empire Desmarais, à la tête de la CDPQ, et de Roland Lescure, au autre proche de l’Empire Desmarais, à la vice-présidence de la CDPQ, la question de l’indépendance de la Caisse de dépôt se pose, et personne n’y répond.

Commentaires

  • Luc Potvin, 12 avril 2012 18h47

    Encore une excellente recherche, M. Le Hir.

    Power Corporation entend-elle avaler SNC-Lavalin ? À vous lire, c’est fort possible et, au fond, rien ne serait moins étonnant. On connait l’appétit plus que gargantuesque de Power Corporation.

    Un autre élément qui, peut-être, va dans le sens de ce que vous redoutez, c’est la présence de l’ancien président de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, au sein du Conseil consultatif international (CCI) des HEC (http://www.hec.ca/direction_services/conseil_international/conseil_international.html). Y siège-t-il encore depuis son congédiement de SNC ? Peu importe. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’au sein de ce CCI, Duhaime était pas mal bien entouré de représentants et d’alliés de Power Corporation. Voyons voir : Paul Desmarais fils et son épouse Hélène, ainsi que Michel Plessis-Bélair, tous trois de Power, de même que Rémi Marcoux de Transcontinental, l’imprimeur de La Presse, Walid Chammah et Berthe Latreille, tous deux de l’empire Morgan où les Desmarais ont leurs entrées, sans oublier Charles Sirois de Télésystèmes et l’intriguant Brian Mulroney de Norton Rose, de Québécor, bien sûr, mais aussi de Barrick Gold, société alliée de Power Corporation en Chine mais ici également.

    Alors, se pourrait-il que SNC-Lavalin ne souhaîtât elle-même rien de mieux que d’être achetée par Power Corporation ? Je n’en sais strictement rien. Mais l’hypothèse ne serait-elle pas plausible ? Mieux vaudrait, en tout cas, qu’on pût l’infirmer. Sinon, cela voudrait dire, n’en déplaise à M. Claude Dupras, que Power Corporation est encore plus puissante et encore plus dangereuse qu’on pense.

    Delenda PowerCo !

    Luc Potvin
    Verdun

  • sallinger, 12 avril 2012 11h07

    Bonjour M. Le Hir,

    Vous apportez un éclairage absolument nécessaire dans l’univers médiatique québécois.

    Depuis quelques années, on découvre des pratiques de gestions sans scrupules chez plusieurs gestionnaires qu’on disaient « respectables ».

    Que ce soit chez SNC ou chez Power, il faut les dénoncer. Avec les scandales que vous et d’autres soulèvent, ces crosseurs sentent la pression et modifient leurs comportements.

    J’ai compris en 1998 environ, lors d’une entrevue radiophonique donné par Gérald D. Landry, Le directeur de La Presse, que ce journal avait comme mission de détruire le mouvement indépendantiste. Alors, qu’il soit aussi au service des intérêts de Power Corp. est plus que probable.

    Ce journal ne peut même pas affirmer s’il est rentable ou non. Il est même rendu gratuit près des bouches de métro. Pourquoi pensez-vous ?

    Continuez votre bon travail en y retirant du plaisir.

    Stefan Allinger

  • André Lemay, 12 avril 2012 10h43

    Cette semaine, lors de la rédaction de mon commentaire sur le texte de M. Dupras, je suis tombé sur :
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/04/09/apres-liran-la-libye-total-nouveau-soupconne-de-corruption-230987 que je gardais en réserve.
    Merci M. Le Hir, de me donner l’occasion de l’utiliser.
    À la lecture de cet article en parallèle du vôtre, on comprends que pendant que ses lecteurs pataugent dans la mare SNC-Lavalin que Gesca alimente, ils ignorent que mon’onc lui-même barbotait, enfin est accusé d’avoir barboté, dans les mêmes eaux et avec le même Kadhafi.
    Cé ben pour dire hein !

  • JCPomerleau, 12 avril 2012 10h10

    Le malheur (entretenu par Gesca)) des uns (SNC) ferait le bonheur des autres.

    Profitant du contexte négatif, TRC Capital (Toronto) fait une offre d’achat d’actions de SNC ... à rabais (en bas du prix du marché) :

    ...........

    The Globe and Mail,

    (...)

    Montreal-based global engineering giant SNC said Tuesday it had been notified that Toronto-based TRC has offered to buy up to two million, or about 1.32 per cent, of the company’s common shares for $38 per share.

    (...)

    The mini-tender offer represents a 4.74-per-cent discount to SNC’s closing price on March 28, the day before TRC made the offer, SNC said in a news release. The offer expires April 26.

    Mini-tender offers are designed to acquire less than 5 per cent of a company’s outstanding shares in order to avoid certain disclosure requirements of the U.S. Securities and Exchange Commission.

    (...)

    http://www.theglobeandmail.com/globe-investor/snc-target-of-mini-tender-offer/article2397696/

    ...

    JCPomerleau

  • Réjean Porlier, 12 avril 2012 09h39

    Très intéressant M.Le Hir, on se doute bien qu’il n’y a rien de fortuit dans tout ce qui se passe autour de nous. Je n’ai pas encore pris le temps de me valider la chose, mais on me disait qu’il y avait quelqu’un du clan Desmarais sur le conseil d’administration d’Hydro-Québec.
    Bonne journée !

  • Luc, 12 avril 2012 04h06

    La presse devrait être poursuivie pour avoir influencer le cour de la bourse et les actions de snc-lavalin, une sorte de stratégie de pompe and dump. D’ailleurs, power corp. n’ont-ils pas déjà eut à payer une amende pour avoir tripoté le cour de la bourse ?

  • Didier, 12 avril 2012 02h13

    "Et le fait que Kadhafi n’ait pas exactement été un enfant de choeur ne constitue aucunement une justification pour la manière brutale avec laquelle il a été liquidé par des États qui se disent démocratiques et civilisés."

    Il est à remarquer qu’une ancienne dictature communiste comme l’Allemagne de l’Est portait officiellement le nom "République démocratique d’Allemagne".

    Ce que l’on peut conclure c’est que des "démocraties", y en a-t-il vraiment existé quelque part ?

    Et tout ce qui va avec comme la fameuse "liberté d’expression" qu’on nous vante tant et qui est supposé être l’apanage de nos sociétés démocratiques occidentales.

    Un article récent en langue anglaise paru sur le site du parti de l’égalité socialiste nous ouvre les yeux par rapport à cette "liberté d’expression" dont l’Occident se targue :

    http://www.wsws.org/articles/2012/apr2012/guil-a12.shtml

    Si l’on vivait vraiment en démocratie, il existerait un revenu universel afin que tous les citoyens du pays puissent mener une vie décente et heureuse.

  • Francis Déry, 11 avril 2012 21h14

    Félicitations pour vos recherches, monsieur LeHir.

    Je ne connaissais pas ce Bouygues.

  • François A. Lachapelle, 11 avril 2012 20h30

    Les visées de l’Empire Power sur les biens appartenant et construits par les Québécois, ou sur les projets à construire et à réparer comme plusieurs des infrastructures des villes du Québec, aqueducs et routes, nous renversent par l’ampleur des projets et des milliards en jeu, capitaux fournis et payés par la population.

    Que fait notre PM Jean Charest devant un tel cirque ? Que fait-il pour protéger le bien public ? C’est honteux à constater : il prêche, il crie, il invite, il offre, il donne toutes nos richesses naturelles sans précaution pour le bien commun. Chers capitalistes, venez vous servir, les québécois ont le coeur sur la main. Offrez-leur des emplois et ils s’endormiront heureux, repus.

    Quand je pense aux manipulations quotidiennes, aux mensonges, à la désinformation dont le peuple du Québec est victime, il y a trop de vaillants Québécois qui font leur nid chez les riches. Très peu placent l’honneur, l’honnêteté, la parole donnée, le bien commun au sommet de leurs priorités. Que ce soient les Bouchard dans le gaz, autrefois les Caillé et aujourd’hui les Vandal qui privatisent à petits pas Hydro-Québec, ou les Rousseau qui ont chanté la "tempête parfaite" devant des gens d’affaires applaudissant une perte de 40 milliards$ du bas de laine des Québécois. On pourrai continuer avec Pétrolia, Gaz Métro, tous les rackets dans la construction, dans les conseils municipaux du Québec.

    Coup donc, n’y a-t-il que l’argent et le pouvoir qui soient des guides valables dans notre société de cowboys ? Nos étudiants sont dans la rue et notre gouvernement semble se réjouir de ce chaos. Pourtant, il serait facile de trouver les quelques centaines de millions de dollars pour répondre aux besoins de nos jeunes.

    Juste dans des dossiers de Hydro-Québec, on gaspille ces centaines de millions $ chaque année et voici quelques exemples :
    a) chaque année H.-Q. débourse entre 150 et 200 millions $ en pénalité à une entreprise de Calgary, TransCanada Energy pour ne pas faire fonctionner l’usine de cogénération de Bécancour.
    b) arrêter immédiatement le projet de réfection de Gentilly-2 libérerait 700 millions $ pour les budgets prévus pour 2013 et 2014.
    c) le dossier des compteurs intelligents enfoncés de force dans la gorge des Québécois : des pertes par millions $ parce que investis au Mexique.

    Libérez-nous des libéraux comme chante les Loco-locass. Québécois, il faut passer aux gestes et répéter à Jean Charest que sa gouvernance est suicidaire pour le Québec. Pourquoi Monsieur Charest ne prenez-vous pas les décisions simples et faciles à choisir ? Ah oui, j’oubliais les amis que vous nommez et dont les nominations sont annoncées par votre Conseil des ministres. Les rats fuient le navire juste avant le naufrage. Partez de grâce au plus tôt.
    D’un actionnaire minoritaire d’Hydro-Québec

  • Martin Dulac, 11 avril 2012 18h53

    Bonjour M. Le Hir,

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre texte. Je me suis aussi questionné sur l’acharnement de La Presse envers SNC-Lavalin. Je crois que vous voyez juste et que les journaux de Gesca sevent à déstabiliser l’entreprise en vue d’une prochaine acquisition.

    Et que pensez-vous du traitement médiatique du même journal envers une autre entreprise québécoise et propère, Industies Lassonde ? La vague de protestation contre cette entreprise a été amorcée par La Presse, encore. Voyez ;

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201204/07/01-4513285-pas-touche-au-mot-oasis.php

    Comment une nouvelle sans grand intérêt pour la population peut-elle faire autant de tapage médiatique ? Une tentative de prise de contrôle en vue pourrait expliquer les choses.

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