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Si le Parti Québécois veut réaliser l’indépendance du Québec, il faudrait d’abord qu’il en fasse vraiment la promotion. Depuis le vol de 1995 et la démission de Parizeau, les chefs successifs du parti n’ont jamais su propager le goût de l’indépendance parmi la population. Comment demander au peuple d’appuyer le PQ, alors que ses leaders n’ont pas véritablement parlé de la nécessité de réaliser l’indépendance depuis plus de onze ans, trop empêtrés dans les sables mouvants du référendum ?
Le désastre de lundi dernier résulte du manque de leadership des trois successeurs de Parizeau, l’indépendantiste, sur la question nationale.
Bouchard, le partenariatiste, n’a rien fait durant son règne pour promouvoir la nécessité de réaliser l’indépendance. Il s’est contenté d’attendre les conditions gagnantes, comme si elles tomberaient du ciel. Lors de son discours de démission, il s’est dit déçu de constater que le peuple ne semblait pas assez enthousiaste à la tenue d’un autre référendum. C’est vrai, le peuple suivait son exemple, il attendait, mais autre chose qu’un référendum casse-gueule.
Landry, le confédéraliste, a assuré la continuité. Comme son prédécesseur, il n’a pas su propager l’idéal indépendantiste et s’est entêté à défendre l’étapisme référendaire. En 2003, sous son leadership, le PQ a mangé sa première bonne raclée depuis l’époque du beau risque et de l’affirmation nationale. En 2005, refusant d’admettre que le problème fondamental du PQ réside dans son incapacité à surpasser le dogme référendaire suicidaire et à réellement parler au peuple d’indépendance, que fait Landy ? Il propose la tenue d’un référendum le plus vite possible à l’intérieur du prochain mandat du PQ. Il faut être masochiste pas à peu près. Encore une fois l’obsession référendaire l’emporte sur la nécessité du déploiement d’une véritable stratégie de promotion et de concrétisation de notre idéal. Secoué par les résultats du vote de confiance, il démissionne cavalièrement.
Boisclair… est-il seulement indépendantiste ? Que dit-il le lendemain d’une raclée encore plus sévère que celle subie il y a quatre ans par le PQ ? Il faudrait penser à mettre l’indépendance en veilleuse, car les Québécois ne veulent pas d’un référendum à court terme. Logique non ? Voilà ce qui arrive lorsque l’on est aveuglé par l’accessoire, on oublie l’essentiel. Alors que l’idéal d’indépendance est partagé par environ 45% des Québécois, Boisclair devrait plutôt comprendre que plus de la moitié des indépendantistes, compte tenu du taux d’abstention, ont rejeté le discours électoral provincial péquiste contenu dans sa fameuse feuille de route, son propre leadership timoré quant à la promotion de l’idéal indépendantiste et l’absence de solution de rechange au fameux référendum consultatif suicidaire.
L’obsession référendaire tue l’idéal d’indépendance.
Un sérieux ménage doit être entrepris au Parti Québécois. Ça commence par le chef dont le nationalisme civique à la sauce multiculturelle de Trudeau ne rejoindra jamais le cœur des Québécois. Le prochain chef devra aussi véritablement incarner l’indépendance. Il devra en être le porte-étendard. Son discours devra être axé sur les raisons fondamentales justifiant l’indépendance du Québec : raisons identitaires, culturelles et linguistiques. Il devra expliquer au peuple que seule l’indépendance lui permettra de pleinement s’épanouir et d’assurer sa pérennité. Il devra lui proposer un projet de pays. Il devra redonner aux Québécois le goût de la liberté. Liberté qui sera acquise par un autre moyen qu’un référendum volé d’avance.
Éric Tremblay, avocat
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Vous proposez une élection référendaire qui se résume à l’expression suivante:un vote pour le PQ égal un vote pour l’indépendance !
Si l’on obtient la majorité absolue à l’élection provinciale,on fait l’indépendance point à la ligne !De cette manière,on force les autres partis à démontrer l’échec du fédéralisme asymétrique.En cas d’un appui populaire inférieur à 50 % lors d’une élection provinciale,le PQ dissout le parlement et déclenche des élections jusqu’à ce que l’on obtienne la majorité absolue des voix.Cela empêcherait les carrièristes du PQ d’opter pour le "bon gouvernement" une fois au pouvoir.
Frédéric Coulombe,souverainiste qui a hâte de passer à autre chose !

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