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Ceux qui luttent contre l’indépendance du Québec favorisent, consciemment ou inconsciemment, avec bonne ou mauvaise foi, la disparition de leur peuple. - Guy Bertrand - 1996
             
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Jugement Hilton
L’absurdité a assez duré !
Ceux qui attendaient une conjoncture propice à la relance du combat politique pour l’indépendance sont en ce moment bien servis
Éric Tremblay
Tribune libre de Vigile
jeudi 23 août 2007      518 visites      2 messages


La Cour d’appel charcute de nouveau la Loi 101.
Le charcutier : le juge Allen R. Hilton, ex-avocat de l’organisation canadienne-anglaise Alliance Quebec

L’absurdité de la situation des Québécois dans le Canada a assez duré. Ceux qui attendaient une conjoncture propice à la relance du combat politique pour l’indépendance sont en ce moment bien servis. La Commission Bouchard-Taylor et le jugement révoltant de la Cour d’appel du Québec invalidant encore une fois un article de notre Charte de la langue française rendent le contexte favorable à la reprise de l’initiative historique par le mouvement national québécois. Devant la démission du Parti québécois, autant sur la question de l’indépendance que sur celle de nos grands enjeux nationaux, dont celui du français langue commune, cela veut dire la création d’un parti politique résolument engagé à réaliser l’indépendance du Québec dès son élection. C’est ce que se propose d’être le Parti Indépendantiste.

Bien que presque 100% des Québécois français souhaitent un renforcement de la Loi 101 et une abrogation pure et simple de tous les « accommodements raisonnables » de type religieux, ce que propose justement le Parti indépendantiste, la classe politique refuse de prendre ses responsabilités, préférant se réfugier derrière une commission inutile et des faux-fuyants juridiques. N’est-il pas ridicule de voir le gouvernement Charest prétendre en appeler de ce jugement de la Cour d’appel du Québec auprès de la Cour suprême du Canada, alors qu’il chante en même temps les vertus du multiculturalisme et de la Charte canadienne des droits et libertés imposée au Québec par l’ex-premier ministre Trudeau.

Cela fait 400 ans que les Québécois bâtissent leur patrie. Nous savons qui nous sommes ; nous connaissons nos valeurs et nous sommes fiers de notre langue, de notre culture et nous voulons que notre identité unique dans le monde puisse s’épanouir sans l’entrave canadienne. Pourtant, Taylor et Bouchard, partisans du multiculturalisme (surtout le rhodésien Taylor pour qui les « séparatistes » sont des ennemis à abattre), vont tenter de nous laver le cerveau avec leur Commission acquise d’avance au « chartisme » à la Trudeau, tout en condamnant notre prétendue étroitesse d’esprit et notre nationalisme ethnique.

Dans le contexte de la mondialisation, l’existence nationale du Québec ne sera assurée qu’à la condition que nous réalisions l’indépendance. Seul un Québec indépendant pourra garantir la pérennité du français en Amérique du Nord.

Notre situation de minoritaires au Canada nous met à la merci de juges nommés par Ottawa et qui utilisent la Charte à Trudeau pour mener à terme le projet d’assimilation totale des Québécois hérité de Lord Durham. Comment tolérer encore et toujours que des non-élus, les juges, viennent annihiler la volonté politique des représentants du peuple québécois ? La Loi 101 est l’objet d’un puissant consensus dans la population québécoise et elle fait l’envie du monde occidental. Plus de la moitié des États de notre voisin du sud ont adopté des lois similaires afin de préserver leur langue. En 1977, Camille Laurin, père de la Loi 101, a fait preuve de courage et d’un sens de l’anticipation hors du commun. Sa vision a fait de lui un exemple à suivre au niveau du combat international pour la préservation des identités nationales et de la diversité culturelle. Laurin avait aussi compris que la Charte de la langue française n’allait porter tous ses fruits qu’à la condition que le Québec devienne rapidement un État indépendant.

Trente ans plus tard, nous mesurons toute la pertinence de ses propos. Trudeau a enchâssé la Charte canadienne dans la Constitution lors du rapatriement unilatéral de 1982 exprès pour déconstruire l’identité québécoise en faisant reculer la langue française au Québec. Depuis, la Cour suprême du Canada a démontré qu’elle était un bon élève. Elle a invalidé des pans entiers de la Loi 101 et accordé des accommodements à un nombre croissant de groupes religieux, y compris fanatiques ou extrémistes, malgré la vive opposition des Québécois, qu’ils soient de souche historique française ou issus de l’immigration moderne. L’apothéose est survenue avec la décision de la Cour suprême autorisant le port du kirpan à l’école.

La seule façon pour le peuple québécois de se prémunir contre les attaques anti-démocratiques menées par les juges nommés par Ottawa (Cour suprême du Canada, Cour d’appel du Québec et Cour supérieure du Québec) contre son identité, sa langue, sa culture et ses valeurs, bref contre son existence nationale, c’est l’indépendance. Ça urge ! Sans un État plein et entier qui leur soit propre, les Québécois subiront inéluctablement le sort de leurs frères français de la Louisiane.

Puisque nous ne pouvons plus compter sur le PQ démissionnaire, ni sur les demi-mesures de l’Action démocratique du Québec, ni sur la tiédeur de Québec Solidaire, bâtissons ensemble le Parti indépendantiste qui déclarera l’indépendance et adoptera une Constitution d’État à la suite d’une victoire électorale. Les adversaires de la Charte québécoise de la langue française peuvent la charcuter à qui mieux mieux parce qu’ils prennent appui sur le système constitutionnel canadien. Il faut rompre avec ce système si nous voulons être gouvernés par notre propre volonté et si nous voulons que nos propres lois ou chartes priment vraiment sur celles du Canada anglais.

Éric Tremblay

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Vos commentaires:
  • L’absurdité a assez duré !
    24 août 2007, par François Tremblay

    M. Tremblay, je suis entièrement d’accord avec votre analyse. L’indépendance est l’unique solution pour la survie de notre nation française en terre d’amérique.

    Ce que je ne parviens pas à comprendre, c’est la résistance de notre nation à réaliser le pays du Québec. Pourquoi cette résistance ? Personnellement, j’en rêve depuis mon adolescence. Donc, depuis plus de 40 ans.

    Ne pourrait-on pas au moins être aussi stratégique que nos voisins du Canada. Je n’en veux pas au Canada anglais qui a sa vision de ce que le Canada doit être. Je ne la partage pas puisqu’à l’évidence, notre assimilation ou leur domination sur notre nation est sa priorité.

    Moi, ce que je veux, c’est que ma nation, riche d’histoire, d’enracinement, d’évolution, d’action de survivance, de progrès, survive. Une nation, un pays où la vie y est cimenté par la langue française, c’est simple comme projet. Un pays démocratique ? Oui, évidemment. Inclusif ? Oui, également. Un nouveau parti politique pour y accéder ? Après plus de trente ans de sur place, je pense qu’il est temps qu’un nouveau leardership politique naisse. Pensons de temps à autre à nos pères, nos grands-pères et nos ancêtres qui ont construit le Québec, à leur combat pour survivre comme nation. Si les québécois ne veulent pas d’un pays pour assurer leur survivance en terre d’Amérique, qu’ils le disent clairement et qu’ils disent ouvertement et sans équivoque oui à l’assimilation. La Louisianisation du Québec ou Québec pays, il me semble que le choix est facile quand on a un peu de fierté. Et ce n’est ni Charest, ni Mario Dumont, ni Pauline Marois qui vont nous conduire à la naissance de Québec pays.


  • L’absurdité a assez duré !
    26 août 2007, par Gilles Bousquet

    M. François Tremblay écrit : « M. Éric Tremblay, je suis entièrement d’accord avec votre analyse. L’indépendance est l’unique solution pour la survie de notre nation française en terre d’amérique. »

    Je ne crois pas que ce soit entièrement le cas. Combien même le Québec serait entièrement indépendant, si les francophones continuent à se reproduire en nombre insuffisant, la capacité de survivance du français sera toujours en danger parce que les immigrants ont moins de raisons d’adopter le français que les Québécois de longue date.

    Une nation n’a pas toujours besoin d’être majoritaire pour réussir. Prenons l’exemple des juifs, en bien moins grand nombre que les Québécois, ont réussit à prospérer au Canada et aux États, à conserver leur culture et ont une importance élevée dans nos gouvernements par leur approche et contributions dans les diverses caisses électorales, principalement Libérales, provinciales et fédérale. Ils jouissent ici, en plus, d’une plus grande sécurité que dans leur pays indépendant, Israël, selon les apparences. Messieurs Bush et Harper sont à leurs pieds, même après qu’ils aient détruit le Liban qui n’a plus besoin depuis, comme nous, de vérifier la solidité de leurs viaducs et ponts vu qu’ils ont été détruits par les nombreuses bombes lancées des avions Israéliens, achetés des Américains.

    Le Québec, entièrement responsable de l’enseignement sur son territoire, n’a pas eu besoin du fédéral pour mal enseigner le français malgré l’importance primordiale de la chose dont dépend, en partie, sa survie. Pourquoi donc Messieurs Tremblay ?









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