On dirait que ça tire de tous les coins et dans tous les coins. Non pas contre un ennemi commun mais entre frères sinon du même père, du moins utérins.
Certains péquistes semblent croire que plus ils taperont sur les petits partis et mouvements indépendantistes, plus les membres de ces formations rentreront au PQ la queue basse, ce qui constitue une erreur psychologique et une faute stratégique déplorables. Ils préfèrent la division à l’union, pour être certains de conduire seuls le bateau du pouvoir. Pour quoi faire, ce pouvoir ? Ça... Y a-t-il encore, dans la direction de ce parti, quelqu’un d’assez lucide pour se rendre compte qu’à force de mettre le parti avant la patrie, il n’y aura pas de patrie et bientôt, peut-être, plus de parti qui vaille ?
Mais le Parti québécois n’est certes pas seul à errer.
D’après ce qu’on peut lire des ténors péistes (ou piistes), solidaristes et riendutoutistes dans Vigile même, là non plus, l’union ne semble intéresser personne. Chacun veut débaucher les partisans des autres, les grenouilles se veulent plus grosses que le boeuf, pendant que ce dernier, empêtré dans sa mauvaise graisse, peine à leur gosser les poils.
Chacun récite sa petite recette originale pour concocter une souveraineté maison accommodée à sa propre sauce. Une rivière de sauce, dans laquelle il faut farfouiller longtemps pour trouver le petit morceau de viande. L’important n’est pas le plat mais son enrobage. Profession : épiciers !
L’indépendance ? Ça passe après le pouvoir provincial ou la démangeaison idéologique. L’indépendance, c’est juste pour rire. Jaune.


