Jean Chrétien reçoit l’Ordre du mérite -
Stephen Thorne La Presse Canadienne - 13/07/2009 21h51 -
Jean-Jacques Samson du JdQ, commente...
« Inscrire Jean Chrétien dans le même club que le docteur Albert Schweitzer, mère Teresa et Nelson Mandela, aussi lauréats de l’Ordre du mérite britannique, est faire insulte à ces grands humanistes qui ont marqué l’histoire. [...] Sa carrière politique a presque totalement consisté en une virulente croisade contre ses compatriotes québécois souverainistes et la fin justifiait les moyens, comme l’a révélé la commission Gomery. [...] Son nom restera en plus toujours attaché au rapatriement de la Constitution sans l’accord du Québec. [...] Jean Chrétien amusait beaucoup la reine, paraît-il. C’est humiliant pour les Québécois d’entendre cela. M’est aussitôt venue à l’esprit l’image du fou de la reine. »
JdQ-2009 07 15-Chroniqueur-Jean-Jacques Samson-Le fou de la Reine
Il est rare que je sois du même avis que le chroniqueur du Journal de Québec Jean-Jacques Samson, mais ce n’est pas une raison pour ne pas signaler l’exception qui confirme la règle. Même si celui-là prend plus souvent qu’à son tour fait et cause pour la canadianisation du Québec, voilà qu’il nous révèle que cela ne saurait se faire à n’importe quel prix. Le Chroniqueur conservateur ne semble pas monarchiste et semble exécrer la duplicité et la rouerie du Libéral Jean Chrétien. Fort bien. On ne sera pas disqualifié de le dire sous prétexte de partisanerie puisqu’un si fervent tenant de l’État du Canada actuel le dit lui-même : « C’est humiliant pour les Québécois... »
Ainsi, M. Samson répudie l’état actuel du Canada, comme la majorité des Québécois. Cet État s’impose d’autorité impériale monarchique à Québec depuis les lendemains de la bataille du 13 septembre 1759 et la Reine vient de dire qu’elle approuve personnellement tel État abusif qui n’a jamais obtenu le OUI qui le validerait démocratiquement et légitimement.
La Souveraine du Canada VS Le peuple souverain du Québec
Si l’on pouvait avoir des doutes sur la Volonté d’Élisabeth II quant au fait de valablement endosser son rôle de tutrice du peuple souverain du Québec, ce n’est plus le cas.
D’aucuns pouvait l’excuser arguant qu’elle n’avait pas vraiment le choix d’accorder à Pierre Elliott Trudeau ce qu’on a appelle communément le rapatriement de Constitution de 1982 fait sans le consentement de l’État du Québec ni celui du peuple souverain du Québec étant donné son rôle politique inexistant en vertu du Régime de monarchie constitutionnelle qui avait cours, qui a toujours cours aujourd’hui, et compte tenu des décisions de ses juges de Cour, de Cour Suprême. Mais aujourd’hui, elle a le choix puisque cette distinction ne relève que de ses seules prérogatives souveraines. Et son choix est clair. Elle récompense Jean Chrétien Grand Échiquier, artisan toujours vivant de telle illégitime ignominie imposée sur le territoire national du peuple souverain du Québec contre sa libre et démocratique volonté.
En accordant cet insigne honneur à Jean Chrétien, Élisabeth II, Reine du Canada, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne, d’Irlande du Nord et de ses autres royaumes et territoires, chef du Commonwealth, défenseur de la foi, prouve, s’il pouvait exister quelques doutes là-dessus qu’elle approuve personnellement l’État du Canada dont elle est la Souveraine, prouve qu’elle approuve personnellement les décisions de sa lignée Souveraine ayant toujours considéré l’Acte de Cession signé par LOUIS XV qui leur a permis d’arracher la Nouvelle-France à la souveraineté de la France, comme étant un Acte qui faisait du peuple qui habitait ces territoires un objet inanimé et sans voix, de sa propriété qui lui aurait été pareillement cédée, puisqu’elle le considère comme un bien transférable sans préalablement obtenir nommément son libre et démocratique consentement. Comme si un peuple pouvait être objet de Cession ? Comme si un peuple pouvait être la propriété d’un Souverain, Monarchies autocratiques ou constitutionnelles confondues ? Comme si un peuple pouvait se faire imposer d’autorité et de force sur son territoire national un État dont il répudie majoritairement les termes et conditions.
Cette lignée de Souverains britanniques, qui, à l’arraché, par le sacrifice et le sang versé de nos patriotes, a fini par consentir à accorder un gouvernement responsable élu par les citoyens mâles pourvu qu’ils soient propriétaires terriens, a toujours pris soin de conserver sur l’État Impérial monarchique de droit divin britannique conquérant, et sur ceux qui se sont succédé sans rupture sur le territoire Conquis de Nouvelle-France et du Canada, pris soins de s’accorder unilatéralement sur ces États anciens, jusqu’à celui Constitué en 1982 et sur les Actes qui les ont fondés, constitués et gouvernés, une mainmise aussi totalement et illégitimement autocratique, qu’abusive et usurpatrice. En effet, de l’état d’occupation militaire de la Nouvelle-France, jusqu’à celui du Canada unilatéral de 1982, jamais ne se sont nommément soumis sur le territoire national du peuple démocratique et souverain du Québec, à ses voix libres et souveraines. Et pour cause, aucun d’eux n’aurait obtenu, n’a obtenu, n’obtiendra jamais en l’état, le OUI qui les aurait majoritairement validés.
Aujourd’hui la Reine du Canada persiste et signe, le peuple souverain du Québec n’est qu’un objet de sa Souveraine propriété et ils ne sont pas ses sujets digne d’attention et de respect. Elle se pose Majestueusement comme Autorité aussi Souveraine qu’usurpatrice capable de supplanter la démocratique Autorité Suprême du peuple souverain sur son territoire national. En somme, ses Actes fondant l’État qu’elle a accepter de fonder hors ses voix, ne reconnaissent pas même la réalité de l’existence de ce peuple souverain. Il devait être assimilé, point, s’il ne l’a pas été tel que la fine fleur de l’Empire de sa lignée monarchique s’en faisait l’idée par la voix de Sir Durham, peuple « sans culture et sans histoire qu’il était », cela ne compte pas. Il n’existait pas, n’était pas digne d’exister, et pour elle il n’existe toujours pas. Il n’est qu’un objet indistinct parmi d’autres qui sont sa propriété et dont elle peut disposer à sa guise, selon son bon vouloir sans devoir en être de quelque façon que ce soit imputable, gardienne, protectrice.
Le cadeau d’une lignée souveraine fêtant le 250e de sa Conquête
C’est sa réponse à notre protestation contre la « commémoration » du 250e anniversaire de la funeste bataille du 13 septembre 1759 qui « célébrait » une falsificatrice concorde affiché sur les bases propagandistes d’un État du Canada jamais nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec sur son territoire national durablement Conquis, nous dit-elle aujourd’hui, hors l’expression libre et démocratique de ses voix. Elle ne les entend pas ces voix, ne veut pas les entendre, ce pourquoi sa lignée n’a jamais voulu appeler le peuple souverain à se nommément prononcer à tous ces Souverains égards.
Le Canada du statu quo de blocage ne passe pas au Québec. Des fédéralistes-rénovateurs aux souverainistes en passant par les autonomistes, toutes et tous, M. Samson compris, répudient cet État dont la cheffe Souveraine nous dit aujourd’hui qu’elle approuve par sa discrétionnaire sanction les Actes qui l’ont fait par l’action de Jean Chrétien, État souverain du Canada et distinct de ses autres Royaumes, ce, par-dessus la tête de la Couronne souveraine que ne parvient pas à se mettre sur la tête ce peuple Conquis pourtant, en démocratie, l’Autorité Suprême de l’État démocratique valide et légitime.
La Reine du Canada nous dit aujourd’hui : « Je suis l’Autorité Suprême de l’État du Canada, parce que cela est mon bon plaisir. J’approuve ce que la Monarchie constitutionnelle a semblé me forcer à faire. » Elle nous dit aujourd’hui : « Je n’ai pas été forcée, cela était, est toujours mon bon plaisir et ma Souveraine Volonté. »
Si d’aucuns avait des doutes sur sa noble capacité à être la personnelle et charnelle incarnation de la souveraineté du peuple souverain du Québec, parce qu’elle aurait pris, si elle l’avait pu, la défense de ce peuple du Québec, pour l’aider à faire face à un activisme canadianisateur d’une minorité affairiste occulte, outrancier et manipulateur, illégitime et invalide, aucun doute ne peut aujourd’hui plus subsister. Cette lignée souveraine dont elle est la digne héritière, indigne lignée selon nous et aujourd’hui indigne héritière, n’a jamais fait la rupture d’avec une Cession inique qui fait d’un peuple orphelin de Souverain, un peuple à la volonté contrée, enfermée dans une Bastille d’où il ne peut sortir et dont on a fondu la clé après avoir barré toutes les issues possibles et imaginables.
En couronnant de lauriers usurpateurs la tête de Jean Chrétien Sa Majesté récompense personnellement un Roi nègre typique de l’ Indirect rule Britannique, garantissant en les récompensant, « la loyauté des chefs indigènes en place qui avait la certitude de ne pas être renversé par d’autres chefs tant qu’ils étaient soutenus par le pouvoir britannique. » ( Indirect rule - Wikipédia ). Elle déclare de manière exemplaire que seront dûment récompensés les canadianisateurs québécois, quoi qu’ils fassent puisqu’ils sont en guerre contre un peuple qui n’existe pas et qui ne mérite pas d’exister. Elle marque de son sceau Souverain le territoire national du peuple souverain du Québec et encourage les élites indigènes à faire le bon choix pour le Québec, celui qui se soustrait toujours aux voix du peuple souverain et qui s’impose d’autorité et de force impériale dans la seule fédération des NON à l’État valide et légitime que ce peuple espère fonder démocratiquement et nommément de ses voix depuis que s’impose à Québec la Couronne britannique dès les lendemains du 13 septembre 1759.
Comme si un peuple pouvait être objet de Cession ?
LOUIS XV a abdiqué de fait par son abandon de la Nouvelle-France, son devoir premier de Souverain qui consiste à protéger son peuple de l’envahisseur. Dans le sang versé par les soldats et officiers des Armées de cette amère patrie nous appartenions en tant que partie du peuple de France et dignes sujets du Roi de France, mêlé à celui des Premières nations Alliées et au sien, un peuple souverain distinct du peuple la France est né sur un champ de Bataille, il y aura 250 ans le 13 septembre 2009. Ce peuple souverain du Québec est né distinct du peuple de France, ce jour-là, dès lors que se manifestait le cruel et durable effet tangible de l’abdication de fait son Souverain, faisant de ce peuple, 30 ans avant la Révolution française qui a écourté cette indigne lignée Souveraine, un peuple sans Souverain, peuple souverain du Québec devenu, toujours vivant et distinct de tout autre. Nous fêtons en 2009, le 250e anniversaire de naissance du peuple souverain du Québec, en tant que peuple doté d’une histoire quatre fois centenaire et officiellement distinct, depuis la Conquête, du peuple souverain de France et de tout autre.
La lignée usurpatrice des Souverains britanniques l’a toujours tenu ce peuple, pour un indistinct bien aliéné à son profit et à se convenance, et sien en bien propre, de George III (1738-1820) jusqu’à Élisabeth II qui nous le confirme aujourd’hui. Jamais ce peuple n’a consenti nommément à telle Cession. Pourtant, si tant était, si tant est qu’un peuple puisse être ravalé au rang d’objet, comme le prétend le Vice-Roi John Saul, n’est-il pas plutôt sujet ? Sujet du Souverain dans une monarchie capable d’incarner, légitimement dans la personne du Souverain, la souveraineté du peuple parce qu’il y consent ? Si Élisabeth II nous dit qu’elle n’est pas notre Souveraine en validant un État qui ne reconnait par même notre existence, c’est donc que nous sommes sans Souverain, donc peuple démocratique et souverain ! Ne reste qu’à faire en sorte que ce peuple, sur son territoire national, se pose en démocratique Autorité souveraine suprême, exigeant des États, quels qu’ils soient, qu’ils se soumettent nommément à ses voix libres et souveraines.
Abjuration du serment de la députation du peuple souverain du Québec
La députation du peuple souverain du Québec doit maintenant prendre acte. Elle se doit d’abjurer solennellement son serment d’allégeance à la Reine d’un État du Canada usurpateur, et à telle méprisante lignée Souveraine. Elle se doit au retour en Chambre de déclarer quel que soit l’État qui nous gouverne et où qu’elle siège, seule vraie et légitime allégeance au seul peuple démocratique et souverain du Québec « libre et capable d’assumer son destin » ( Robert Bourassa ), cela, autant à l’Assemblée nationale qu’au Parlement d’Ottawa.






