« Il faut cesser de s’acharner à faire entrer le Québec dans le moule d’une province comme les autres. Ce moule, les Québécois ne l’acceptent pas. Leur réalité même le fait éclater » Lucien Bouchard

Sur l’air de "L’Internationale"...

L’ASSE sera du Sommet sur l’enseignement supérieur, mais lance une « perche finale » au gouvernement

L’ASSE quittera le sommet si toutes les options envisagées impliquent une augmentation des droits de scolarité.

vendredi 4 janvier 2013

L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSE) donne une dernière chance au Sommet sur l’enseignement supérieur, tout en lançant un ultimatum au ministre Pierre Duchesne. Ils ont fait connaître leur décision lundi matin, lors d’une conférence de presse.

Après de longs débats, les délégués de l’ASSE se sont majoritairement entendus quant à leur participation au Sommet sur l’enseignement supérieur. « Nous en sommes arrivés à une position qui a été adoptée à la majorité sur la question de la participation », a expliqué dimanche Jérémie Bédard-Wien, un des deux porte-parole de l’ASSE, au Devoir. Plus de 70 délégués de l’ASSE, issus d’une trentaine d’associations étudiantes, s’étaient réunis cette fin de semaine à Saint-Félicien à l’occasion du congrès de cette organisation qui représente quelque 70 000 étudiants au Québec.

Divers sujets figuraient à l’ordre du jour, mais celui la participation de l’ASSE au Sommet sur l’Enseignement supérieur, qui aura lieu les 25 et 26 février prochains, a retenu toute l’attention. Dimanche, le porte-parole de l’ASSE, soulignait qu’une décision avait bel et bien été prise, mais il refusait de dire laquelle.

Vote majoritaire

Toutefois, M. Bédard-Wien précisait qu’il avait été ardu d’arriver à un compromis, car les positions des diverses associations membres de l’ASSE diver-geaient. La décision s’est prise à la suite d’un vote majoritaire, samedi soir, peu avant le souper, dit-il. « Nous tendrons une perche finale au gouvernement. Mais la décision, pour nous, elle est prise si le sommet ne correspond pas à nos attentes », indique-t-il.

Sur les réseaux sociaux, une rumeur faisait état d’un vote très serré, où il y aurait eu autant de délégués qui avaient voté pour que contre la participation. « Ça ne représente pas ce qui s’est passé », affirme M. Bédard-Wien. Il précise que la décision prise samedi est bel et bien « finale », « à moins qu’une association étudiante ne décide de revenir sur la décision, mais la décision a été prise », rajoute-t-il. Jusqu’à présent, l’ASSE a tenu des propos peu élogieux, envers le Sommet. « Au Sommet sur l’éducation, à quoi bon jouer si les règles sont truquées », peut-on lire sur les documents de l’ASSE, que l’on trouve sur le site Internet de l’organisme.

Gel des droits de scolarité

Le ton est plus posé du côté de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), qui participera au sommet voulu par le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, espère que le sommet débouchera sur un gel des droits de scolarité, une position sur laquelle elle compte se montrer ferme. « Les débats sont sains et nécessaires. Il n’a jamais été question de couper les ponts, et nous ne sommes pas dans une confrontation comme l’année dernière. Reste à voir qui remportera la mise à la fin », a précisé encore Martine Desjardins, samedi. S’il n’est pas question d’une nouvelle grève illimitée pour l’instant, Martine Desjardins dit se préparer à « tout ».

Mais il y aura tout de même des relents de printemps érable à la fin du mois de février. Une manifestation étudiante aura lieu le 26 février, avec pour point de départ le square Victoria à Montréal, selon l’ASSE. Déjà, trois associations étudiantes ont reçu des mandats de grève d’une journée de la part de leurs membres, à l’occasion de la manifestation. Il s’agit des associations étudiantes du Cégép de Saint-Laurent et des facultés de musique et de sciences sociales de l’Université de Montréal. D’autres mandats de grève sont à prévoir pour la journée du 26 février, selon M. Bédard-Wien, dans les prochains jours.

Le bureau du ministre Pierre Duchesne et le porte-parole de la FECQ n’ont pas souhaité faire de commentaires.

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Avec La Presse canadienne


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