Un droit est un avantage que l’Etat à le devoir de nous accorder. Au sens du Code civil, tout droit suppose une obligation correspondante. Ainsi, nos amis Juifs de confession hebraïque n’ont pas le droit de nous imposer indûment un paiement pour la sanctification de leurs produits kosher. Nous n’avons donc aucune obligation de leur payer pour cet impôt religieux sur leurs produits kosher.
Ce qui nous amène à distinguer ce qui est du droit et ce qui est du domaine de la liberté. La liberté de religion ne peut avoir de priorité sur nos libertés fondamentales. Toute religion a le droit d’amasser des fonds, mais ils ne peuvent nous obliger de quelque manière que ce soit à nous faire payer un artifice religieux que nous ne reconnaissons pas. La liberté religieuse est une liberté qui implique l’autoresponsabilité, et non un droit absolu qui ferait qu’ils auraient obligation de nous fournir un acte religieux que nous n’avons pas demandé, mais que nous ne voulons sous aucun prétexte que ce soit.
Aussi je demande aux différents partis politiques du Quebec de promulguer une loi interdisant ce genre de pratique qui consiste à sanctifier à la production, puis laisser les compagnies étendre le marquage à toute la chaîne de production, car les grandes chaînes d’alimentation, pour attirer les clients juifs mangeant kosher ( 35.000 personnes mangent kosher ???), exigent de leurs fournisseurs cette mention à caractère religieux. Ce qui fait supporter à 6.500.000 Québécois les frais consécutifs à un acte religieux hébraïque.
Par ailleurs les musulmans ne tarderont pas à demander les mêmes accommodements pour le hallal qui est aussi leur sanctification, ils nous l’imposeront comme en France, cela se pratique couramment avec tous les problèmes inhérents à l’intégrisme islamique qui en profite pour émettre des exigences du genre ne pas mettre de viande de porc à tant de mètres... etc. Le marché est très important et lucratif mais aussi politique, cela dépasse largement le domaine religieux.
Je m’oppose vigoureusement à pareil accommodement à caractère religieux pour les uns et politico-religieux pour les autres. Cet état malheureux d’accommodement déraisonnable remet en cause nos droits garantis par la charte des droits et libertés. Je vous demande de faire respecter la clause 49 chapitre V de la Charte Québécoise des droits et libertés qui dit :
"Une atteinte illicite à un droit ou à une liberté reconnue par la présente charte confère à la victime le droit d’obtenir cessation de cette atteinte et à la réparation morale ou matérielle qui en résulte"
Roger Mougeot
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
