« Une monarchie constitutionnelle est un moyen pour combiner l’inertie d’une idole de bois avec la crédibilité en une idole de chair et de sang. »
George Bernard Shaw

Jeux olympiques de Vancouver

Justifier l’injustifiable

jeudi 10 février 2011

La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Vancouver.

Photo : Bernard Brault, archives La Presse

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Un an après les Jeux olympiques de Vancouver, l’ancien président du COVAN, le comité organisateur, John Furlong, rejette toute responsabilité concernant la très faible présence de la langue française tout au long de l’événement. Pire encore, il jette son fiel sur tous ceux et celles qui ont osé émettre des commentaires sur la question et distribue lui-même les critiques de tous les côtés.

Selon M. Furlong, c’est à notre grand poète et chansonnier Gilles Vigneault que doit être imputée la faute pour la quasi-absence du français lors de la cérémonie d’ouverture. Lorsqu’on lui a demandé de céder les droits de sa chanson Mon pays, M. Vigneault a eu l’audace, honte à lui, de demander que sa chanson Mon pays ne soit pas dénaturée en posant certaines conditions pour ne pas laisser croire qu’il s’agissait d’un hommage au Canada. Ce qui lui a bien sûr été refusé vertement.

M. Furlong accuse aussi de tous les maux le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, le premier ministre du Québec, Jean Charest, le journaliste de La Presse, Réjean Tremblay, et bien entendu, le Bloc Québécois. En effet, le Bloc aurait « manqué de classe » en exigeant qu’un courrier officiel du COVAN soit traduit en français. Est-ce manquer de classe que de réclamer une correspondance en français au comité organisateur, qui s’était engagé à respecter la langue française, une langue officielle des Jeux olympiques ? En fait, ce que nous dit M. Furlong, c’est « speak white ».

La réalité, c’est que M. Furlong est incapable d’admettre qu’il a échoué non seulement à la préparation d’une cérémonie d’ouverture qui reflète le fait français, mais également à l’organisation de Jeux olympiques qui respectent le droit des francophones de s’exprimer et de vivre dans leur langue.

Le COVAN a failli à maintes reprises à son engagement de respecter la langue française, avant et pendant les Jeux olympiques et paralympiques de Vancouver 2010. Et plutôt que d’assumer sa responsabilité, son directeur tente de justifier l’injustifiable.

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Richard Nadeau, porte-parole du Bloc Québécois en matière de langues officielles et député de Gatineau

Marc Lemay, député d’Abitibi-Témiscamingue, intronisé au Temple de la renommée olympique du Canada de 2011


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John Furlong - l’inimitié canadian

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