J’arrive de faire mon marché hebdomadaire au METRO sans accent de Saint-Nicolas sur la rive-sud de Québec, plus précisément dans la région de Chaudière-Appalaches.C’est une région presqu’exclusivement francophone et de plus dans la seule et dernière bannière d’alimentation encore sous contrôle québécois.
Quelle ne fut ma surprise en entrant dans le département des fruits et légumes, de voir un stand rouge en plein milieu de l’espace qui m’offre trois journaux : THE GLOBE AND MAILS, THE NATIONAL POST, THE GAZETTE. C’est le comble ! Je n’en revient tout simplement pas. Je dis à mon ami : ’’Pince-moi, ce n’est pas vrai !’’
Je puis comprendre que durant la saison touristique, on puisse vouloir accommoder nos visiteurs mais là franchement ! La responsabilité pour un touriste de chercher des journaux dans sa langue ne lui appartient-elle pas ? L’offre ne doit-elle pas se faire d’abord avec nos journaux et en français ? Imaginez un instant que chez Loblaws de Toronto, on nous offre à l’entrée de l’épicerie : Le Journal de Montréal, La Presse et Le DEVOIR. Impensable !
Là ne s’arrête pas l’impensable. Je me dirige vers la sortie et je passe devant le comptoir de courtoisie à l’endroit où on nous vend les billets de loterie. Surprise ! Apposés sur le dit comptoir, devinez ? On nous offre encore les trois mêmes journaux anglophones.
Décidément, METRO sans accent, commence à me pomper l’air !

