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Il y a quelques temps, dans Le Devoir, Mme Bombardier dans sa chronique de fin de semaine nous parlait des réactions souvent agressives face à la religion et, surtout, aux « regrets » de Mgr. Ouellet. Elle trouvait épouvantable que nous réagissions de cette manière ; il fallait se souvenir de tout le bien que l’Église nous a apporté depuis le début de la colonie.
J’en ai assez, ras le pompon de me faire dire par ces intellos à la petite semaine quoi penser. Les sorties de Mgr. Ouellet m’ont fait bondir. Quel scandale ! (ce mot devient de plus en plus galvaudé, à force d’en voir, on devient presque immunisé) Pour Mme Bombardier, nous nous attaquions à ces pauvres religieux qui ont été tellement dévoués. Ils nous ont soignés et enseignés. Ils se sont permis de petites incartades mais que nous sommes injustes de réagir de la sorte. Il faut dire d’abord que ceux qui nous ont soignés sont des femmes, des religieuses qui travaillaient gratuitement au service de ces messieurs les prêtres et toute la hiérarchie « mitrée ». N’oublions pas non-plus une autre œuvre du cardinal Léger : ce que nous avons appelé les enfants de Duplessis.
Ces religieux-là ont violé nos âmes, nos pensées et souvent nos corps. Ils nous ont inculqué la peur. Ils ont régné par la peur. Le diable, l’enfer étaient leurs armes favorites. Ils nous ont fait croire à d’incroyables salades auxquelles nous devions adhérer sous peine de péché mortel ; lire l’enfer pour l’éternité. Dans le but de garder leurs prérogatives (entre autre Mgr. Bruchési), ils nous ont vendu aux anglais, aux conquérants. À l’époque de la deuxième guerre mondiale, la conscription, honnie par le Québec, était encouragée par Mgr. Villeneuve. Il a écrit des lettres pastorales pour promouvoir la « guerre sainte » pour défendre la liberté (on croirait entendre Georges W) à la sauce britannique. Il a encouragé la propagande fédérale qui avait en fait pour but de nous asservir davantage. Je n’invente rien, c’est de l’histoire et c’est cette histoire là que l’équipe Charest voudrait bien que les enfants n’apprennent pas à l’école.
Les anglais ne sont pas des imbéciles, ils ont rapidement appris qu’en contrôlant leurs collabos, les religieux de haut rang, ils allaient pouvoir nous contrôler à notre tour plus facilement. Ces religieux ont fait du Québec ce qu’il est. Incapable de s’affirmer vraiment de peur de passer pour des racistes, des étroits d’esprit. Timorés, peureux, nés pour « un p’tit pain », on élit à Québec ce qui nous ressemble, des pleutres, des peureux comme nous, des quêteux de subventions et de péréquations, des vendeurs du temple.
Nous avons aussi et je dirais surtout des gens vaillants, intelligents pleins de ressources. Il va falloir plusieurs générations pour enlever de notre inconscient collectif cet esprit de « peuple à genoux ». L’histoire va-t-elle nous permettre ce temps de réflexion ? Je ne crois pas. Tout va très vite maintenant. Nous avons franchi le cap de la minorisation francophone à Montréal et, si nous ne réagissons pas rapidement, ça ne va pas s’arrêter là. Nous avons besoin de l’immigration mais attention, si on ne se reprend pas en main, cette immigration va nous faire disparaître à moyenne et longue échéance. La loi 101 si décriée par le ROC (rest of Canada) avait tout de même apporté une paix sociale. La cour fédérale l’a, morceau par morceau, transformée en fromage suisse, pleine de trous, lui enlevant son efficacité.
Tant que nous devrons demander la permission au fédéral pour exister nous allons être sur la pente descendante. Nous sommes nés pour un GROS pain, il ne faut que tendre la main pour se nourrir et accueillir ainsi nos nouveaux frères et sœurs à intégrer notre grande famille québécoise dans le plus grand respect.
Ivan Parent
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