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SONDAGES ET APPUIS À LA SOUVERAINETÉ
Et soit dit en passant quand on lit que la souveraineté n’est qu’à 42% et qu’elle recule ou stagne dans les sondages... c’est qu’on compare des carottes avec des bâtons.
Pour savoir si l’appui a la souveraineté augmente ou stagne ou diminue, il faut savoir à quelle question ont répondu les 42% qui l’appuient. Et, ce qu’on apprend c’est que la question en question est celle non pas de 1995 où près de 50% on voté OUI, mais celle toujours posée relative à l’indépendance sans partenariat. Or cette question n’a jamais dépassé les 30% d’appui ou rarement davantage... Si maintenant 42% des Québécois répondent OUI à cette question, c’est donc que l’appui à la souveraineté augmente.
Reste à savoir aujourd’hui combien, hors campagne référendaire appuie la souveraineté telle que présentée en 1995 ? Si c’est 42%, c’est l’équivalent de ce qu’a récolté Jacques Parizeau avant le déclenchement de la campagne référendaire où le vote a finalement été de ± 50%.
Le Canada frappe un mur
C’est donc que les canadianisateurs frappent un mur. Malgré les immenses moyens dont disposent cet État, ses sbires et partisans, dans les cabinets, dans les entreprises, dans les universités, dans la haute finance. Malgré toutes leur science du maniement de la carotte et du bâton, malgré la science de leurs propagandistes, malgré leur contrôle direct ou indirect des médias, malgré tout, ils ne parviennent pas à emporter l’adhésion libre de ce peuple souverain du Québec qui répudie en l’état, l’État abusif unilatéral qui impose son ordre légal illégitime d’autorité sans se jamais réciproquement soumettre, comme l’État souverain du Québec l’a fait, aux voix du peuple. LUI AUSSI aurait été répudié... Sauf que... cela aurait tout changé... pourrait encore tout changer...
Le Canada ne pourrait pas ou ne pourrait plus prétendre être un État légitime comme l’a réalisé en rêve dans son pur esprit Pierre Elliott Trudeau pour justifier son coup de force autocratique sur la base d’une réunion purement virtuelle rassemblant toute la députation du Québec dans une même Chambre fantasmatique et fallacieuse à l’époque où René Lévesque s’opposait à ce que les souverainistes siègent à Ottawa sous prétexte que la fondation imminente de l’État souverain du Québec règlerait le problème de l’illégitimité de tel État du Canada. Sauf que de report en report, depuis 40 ans, cette imminence n’est plus au rendez-vous... Tout le monde en convient maintenant, et je dirais que c’est tant mieux. Cela nous permet de cesser de penser comme si elle était là, ou même advenue. Ce n’est pas le cas...
Peut-être serait-il
Temps de poser la question de la légitimité du Canada, ce la validité de sa légalité illégitime.
Temps de penser à rétablir la réciprocité des règles capables de fonder un État valide.
Temps d’appeler le peuple souverain du Québec à répudier l’actuel État de blocage constitutionnel dans lequel ses canadianisateurs nous enferment en se contentant de proférer des menaces de représailles économiques, politiques, sociétales et culturelles contre nous pour nous faire dire NON, sans jamais se soumettre au OUI qu’il leur faudrait pour fonder un État du Canada valide et légitime capable de gouverner le peuple souverain du Québec sur son territoire national.
C’est le Canada qui a le dos au mur, pas les souverainistes, pas la souveraineté du peuple, pas le peuple souverain. Tôt ou tard il devra affronter la VOLONTÉ du peuple souverain du Québec. Un État ne peut indéfiniment s’imposer de force et d’autorité. Les États passent, les peuples restent.