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Pensez-y : l’argent et des votes ethniques, c’est Jean Charest
Jacques Parizeau et Jean Charest
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
dimanche 28 juin 2009      478 visites      11 messages


Vous l’avez sans doute remarqué. Les interventions de Jacques Parizeau provoquent chez Jean Charest une agressivité et une excitation qu’il faut tenter d’expliquer. Ces réactions sont peu dignes d’un premier ministre qui devrait parler au nom de tous les Québécois. Moi, comme payeur de taxes, je ne me sens pas représenté quand le premier ministre du Québec pique des crises de nerfs à chaque intervention de Jacques Parizeau. Avec la lâcheté de qui attaque un absent. Je me demande à chaque fois quelle mouche l’a piqué. Pourquoi Jacques Parizeau le fait à ce point sortir de ses gonds ? Les deux derniers épisodes sont connus : il s’agit des pertes de 40 milliards à la Caisse de dépôt et placement et la déclaration sur la nécessité d’une crise pour faire sortir le gouvernement fédéral de son immobilisme et, éventuellement, pour gagner un référendum sur l’indépendance du Québec.

Jacques Parizeau, c’est l’ennemi numéro un de Paul Desmarais et de sa gang dont fait partie Jean Charest. Quand Jean Charest a décidé de nommer Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt et placement, le grand ami de Sabia, Paul Tellier, jadis mandarin du pouvoir fédéral a dit de son ami : “He doesn’t give a chit about Parizeau.” Pourquoi cette vulgarité agressive ?

Serge Chapleau, à Dieu créa Laflaque, à Radio-Canada qui ne s’en offusque pas, au contraire, présente une caricature diffamatoire de Jacques Parizeau à tel point que Christian Dufour, qui n’a pas le scandale facile, a déclaré inacceptable cette tentative de destruction (character assassination) d’un économiste éminent et d’un homme politique qui a joué un rôle capital dans le développement d’un Québec moderne doté d’institutions qui en font un Etat digne de ce nom. Ce caricaturiste à gages a dessiné hier un rafiot qui coule muni d’un drapeau portant le sigle du Parti québécois pendant que François Legault s’en éloigne. C’est sûr qu’après un sondage truqué, c’est normal de prendre ses désirs pour des réalités.

Parlant de François Legault, comment se fait-il qu’on n’a pas encore dit ce qui est l’évidence même. Quand il dénonce l’apathie, le cynisme et la difficulté de provoquer une adhésion enthousiaste à un projet collectif comme la souveraineté qu’il déclare toujours pertinent, comment ne pas y voir une condamnation sans appel du régime Charest qui sévit depuis 2003 et qui en est responsable.

A moins de ne pas être du tout politisé, vous savez que Jean Charest est l’homme-lige de Paul Desmarais. Comme les vacances approchent, je ne vous demanderai pas de lire les deux livres de Patrick Bourgeois (La nébuleuse) et de Robin Philpot (Power : l’Etat Desmarais).

Vous vous souvenez de la manipulation de Jean Charest au débat des chefs à l’élection de 2003 quand il a attaqué comme un pit-bull sous prétexte que Jacques Parizeau serait revenu sur “l’argent et les votes ethniques” dans une réponse à un étudiant qui avait été planté là justement pour poser une question qui porterait sur ce sujet litigieux. Placé hors d’équilibre et incapable d’appuyer Jacques Parizeau, Bernard Landry a tenté de s’esquiver en disant sa phrase demeurée célèbre chez les latinistes : Audi alteram partem dont il est abondamment question dans le film de Jean-Claude Labrecque : “A hauteur d’homme.”

Si Jean Charest s’agite tant à la moindre déclaration de Jacques Parizeau, c’est que celui-ci est son exact opposé. En effet, Jacques Parizeau a consacré sa vie pour le Québec avec un désintéressement qui mérite l’admiration : il n’a jamais posé un geste qui aurait pu lui apporter le moindre avantage économique. Je le dis comme je le pense : c’est un grand homme, nous sommes chanceux de l’avoir, il a de la classe avec son accent britannique quand il parle anglais (soit dit en passant les médias anglophones : radio ; tv ; journaux ne semblent pas savoir qu’il existe et que ce qu’il dit est pertinent et important : ils préfèrent rapporter les vulgarités de Paul Tellier ; seul Pierre Duchesne ou Anne-Marie Dussault l’interviewent). Quand je vois les attaques qu’il subit comme celle grotesque de Michel David qui dit : “Enfermez-le” ou de la bavarde et superficielle Liza Frulla qui recommande de le faire taire, je me dis subissant l’influence de Chateaubriand dont je suis en train de lire “les Mémoires d’outre-tombe” : ces attaques sont l’hommage que rend la médiocrité à la grandeur.

Ce désintéressement de l’homme d’Etat Parizeau provoque la colère de Jean Charest qui est une création politique de l’argent et des votes ethniques. En effet, pourquoi Jean Charest est-il au pouvoir ? A cause des votes ethniques (anglophones et assimilés) dont le pays est le Canada coast to coast qui lui donnent 30 comtés automatiquement ; à cause du 20% du vote francophone qui s’y ajoute pendant que l’opposition (à la française) se divise entre PQ. ADQ, QS, Verts et PI sans oublier les célèbres indépendants n’est-ce pas. C’est avec ce genre d’opposition divisée que Jean Chrétien s’est maintenu au pouvoir à Ottawa.

Pourquoi Jean Charest a-t-il quitté Ottawa ? S’il s’est contenté du pouvoir “provincial” lui qui voulait devenir premier ministre du Canada, c’est que l’argent a parlé. L’argent qui se cache derrière les fiducies (comme pour certains de ses ministres à l’éthique élastique). Quel argument croyez-vous a été utilisé par les financiers pour le faire venir à Québec ? Money talks et la grosse maison à Westmount et à North Hatley. François Legault a parlé de la motivation qui justifie un engagement politique. Quelle est la motivation de Jean Charest ? Le pouvoir provincial (quelle jouissance de faire des nominations !) et surtout l’argent. Sans Patrick Bourgeois et le journal "Le Québécois", les Québécois n’auraient jamais su que leur premier ministre recevait en dessous de la table une “prime” ou un “salaire” de 75,000 $ par année depuis 1998. Ça c’est le montant qui est reconnu “officiellement” mais si on faisait une enquête Oliphan sur le sujet des “revenus” occultes de Jean Charest, on pourrait avoir des surprises comme on aurait eu des surprises sur les dessous des pertes encourues à propos des Papiers commerciaux entre autres les commissions des “traders” à Montréal comme à Toronto (Coventry) qui incarnent ce que le capitalisme a de plus odieux. (C’est pour ça que l’enquête publique est refusée.)

Quand Parizeau a expliqué la défaite de 1995 par ‘l’argent et des votes ethniques”, Jean Charest l’a pris “personnel” et on comprend pourquoi. Qu’un vice-président du comité du NON ait dit ignorer l’existence d’Option Canada (voir Philpot et Lester) qui a dépensé près d’un million de façon illégale, cela en dit long sur un homme politique qui a brandi le passeport canadien pendant ses discours pour faire peur aux immigrants alors qu’il savait parfaitement que la proposition de souveraineté-partenariat impliquait que le passeport canadien pouvait s’ajouter au passeport québécois.

A ces deux falsifications (Option Canada et passeport), il faut maintenant ajouter la triple fourberie de la dernière campagne électorale du 8 décembre 2008 sur les pertes à la Caisse de dépôt, le déficit budgétaire et les tranferts fédéraux qui diminuent.

Parizeau, c’est l’indépendance du Québec et l’incorruptibilité. Nous le respectons beaucoup. Il provoque en nous le contraire de l’apathie et du cynisme. Charest, c’est l’argent et des votes ethniques. Ses pitreries à la période des questions à l’assemblée nationale donnent sa mesure. Dommage que les affrontements entre les deux hommes se fassent par personnes interposées. Quand il s’agit de Parizeau, et Bernard Landry et Pauline Marois ne sont pas de taille devant un super démagogue parce qu’ils n’ont pas le courage de dire : l’argent et des votes ethniques, c’est vrai : et, le courage de soutenir que c’est le blocage de la minorité qui a voté massivement pour le NON contre les 61% de francophones qui ont voté OUI en 1995 qui nous a privés d’un pays.

Qu’ils aient le courage de dire comme Parizeau : “Seule une crise fera sortir les Québécois de leur apathie”. Et le plan Marois dont le titre est, ne l’oubliez surtout pas : “Plan pour la souveraineté” comme vient de l’affirmer Pauline Marois à Céline Galipeau provoquera une crise, c’est évident et c’est ce qui indirectement a mené Jacques Parizeau à parler de crise devant les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO), ce qui donne raison au Devoir qui a été perspicace. Ce n’est pas un plan pour renouveler le fédéralisme. C’est un plan pour la souveraineté. Si le gouvernement du Parti québécois pose les gestes qu’il annonce dont un référendum sur la souveraineté qui sera rendu souhaitable par les NON d’Ignatieff déjà connus (ou de Harper).

Il faut dépasser le court terme où Charest s’agite et où Rivière-du-Loup, c’est une partielle qui confirme que les anciens partisans de Mario Dumont ont du libéral dans le corps et recherchent les avantages immédiats du pouvoir. En ayant comme perspective, pour remplacer le député de Rousseau, le député de Nicolet-Yamaska Jean-Martin Aussant avec sa compétence et son style cool implacable qu’on a vu à la Commission parlementaire sur la Caisse de dépôt.

Robert Barberis-Gervais, Longueuil, 27 juin 2009




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Vos commentaires:
  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    28 juin 2009, par Gilles Bousquet
    M. Parizeau est notre de Gaulle et M. Charest, notre Sarkozy.
  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    28 juin 2009

    Il est beaucoup question de ce que “mérite” le Québec. Des têtes molles comme celles de Guy A Lepage en appellent « au Québec que nous méritons ».

    Nous ne méritons ni Parizeau ni Charest. Mais pour des raisons diamétralement opposées. Votre texte fait plaisir à lire, M.Barberis- Gervais.

    S’il fallait faire une comparaison extrême entre les deux hommes, entre Parizeau et Charest, le parallèle à faire serait celui avec deux autres hommes opposés en leur temps : De Gaulle et Pétain.

    Quant à notre petit animateur de fête nationale, et contrairement à Sacha Guitry, du temps lointain de Pétain et De Gaulle, qui fait rire encore, si Lepage nous fait de moins en moins rire, lui, c’est précisément parce qu’il n’arrive pas véritablement à prendre la mesure de ce qu’est le burlesque, c’est-à-dire de Jean Charest.


  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    28 juin 2009, par Mario Goyette

    Merci pour votre analyse percutante, M.Barberis.

    Pendant ce temps en Belgique, notre Tintin national accompagné de Michou de Bruxelles, déguste une poutine avec frites canadiennes et sauce authentique sauf le fromage en crotte qui fait quand même crouch-crouch, en commémoration de notre fête nationale. CHAREST VEUT CHAGER LES PERCEPTIONS. Est-ce l’idée de Madame Marois qui a fait son chemin avec un seul impôt dans les plans de notre globetrotter provincial ? Non, il s’agit de la manière d’abattre les phoques sur nos banquises qui ne plait pas à l’UE et aux groupes à la défense des animaux. Sauf qu’en promettant de revoir la façon d’abattre les phoques, Jean Charest oublie que la méthode a déjà évolué dans le bon sens depuis un sacré bout de temps, ratant ainsi une excellante occasion de se la fermer. Hier Jean Charest se portait à la défense de Kyoto, mettant en garde Stephen Harper, contre la volonté de l’Ouest canadien. Aujourd’hui, contre l’embargo des produits du phoque mal gérés par les conservateurs à Ottawa quand c’était le temps. Demain à Munich et à Paris, pour discuter de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne, de juridiction fédérale.

    Notre capitaine Canada semble souffrir de troubles de dédoublement de personnalité caméléon à vouloir se prendre pour le premier ministre fédéral canadien, sans porte-feuille.

    Qu’est-ce qu’on peut pas faire pour changer la perception de magouilleur au Québec quand a beau mentir qui vient de loin en sol étranger ?


  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    29 juin 2009, par Luc Archambault
    M. Barberis, vous écrivez : « Qu’ils aient le courage de dire comme Parizeau : « Seule une crise fera sortir les Québécois de leur apathie ». Je n’ai rien entendu de tel le 6 juin dernier, et ne trouve pas cette phrase dans la retranscription de son discours. Et vous ajoutez : « Et le plan Marois dont le titre est, ne l’oubliez surtout pas : “Plan pour la souveraineté” comme vient de l’affirmer (...)

    Lire ce commentaire

    M. Barberis, vous écrivez :

    « Qu’ils aient le courage de dire comme Parizeau : « Seule une crise fera sortir les Québécois de leur apathie ».

    Je n’ai rien entendu de tel le 6 juin dernier, et ne trouve pas cette phrase dans la retranscription de son discours.

    Et vous ajoutez :

    « Et le plan Marois dont le titre est, ne l’oubliez surtout pas : “Plan pour la souveraineté” comme vient de l’affirmer Pauline Marois à Céline Galipeau provoquera une crise, c’est évident et c’est ce qui indirectement a mené Jacques Parizeau à parler de crise devant les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO), ce qui donne raison au Devoir qui a été perspicace. »

    Perspicace le Devoir... ? Celui qui titre « Enfermez-le ! »

    Je ne lis nulle part dans son discours du 6 juin que M. Parizeau a dit : « Seule une crise fera sortir les Québécois de leur apathie » Certes il « a parlé » de crise, mais il n’a pas dit en se prononçant à cet égard : « Il faut une crise », comme Le Devoir l’a faussement prétendu.

    Il a plutôt parlé de crise dans une série de questionnements auquel il n’a pas de réponse et à propos duquel il ne sait pas comment le débat va tourner.

    « Autres discussions, ce n’est pas fini. Est-ce qu’on fait un référendum pour se retirer du Canada ou si on fait des référendums sectoriels, un par un ? Celui-là je vous avouerai, je ne sais pas comment y va tourner. Des référendums sectoriels, dans certaines circonstances, ça peut être très utile.

    Il y a un de mes anciens assistants qui m’avait dit : «  pour faire la souveraineté, il faut une crise. » Et puis, c’est bien embêtant, il y a des crises apparaissent de temps à autres, mais ce n’est pas toujours au bon moment pour nous. En fait, il faudrait qu’on suscite la crise. Et c’est évident qu’un référendum sur un sujet défini peut créer une crise. Il faut faire attention, cependant, avec ces référendums là, on ne peut pas en avoir plusieurs à 85 millions de la shot, les gens vont crier.

    Alors, on commence à regarder du côté de la Suisse pour savoir comment ils font, parce qu’ils ont des référendums à tous les mois eux autres. Ils adorent ça. Donc, il faut chercher la formule pour savoir comment ils ont réussi à réduire les coûts…

    Mais, en tous cas, le débat, on l’a vu ce matin, le débat, il est en cours. C’est un débat intéressant, là. Lui, il n’est pas stérile. Le parti, va avoir un congrès où les membres vont décider que ça serait ça plutôt qu’autres choses. D’ailleurs, j’espère qu’il n’y aurait pas de décisions dans un congrès qui empêcheraient complètement l’une des deux formules. N’est-ce pas, l’avenir comme disait De Gaulle : « l’avenir dure longtemps », il ne faut pas se fermer des portes. Des fois ce n’est pas intéressant. »

    Jacques Parizeau Discours de clôture au colloque des IPSO - 6 juin 2009

    M. Parizeau fait un portrait des différentes thèses déposées sur la table. Comme il l’a fait tout au long de son discours, il ne prend pas position, il expose en somme une problématique. Sauf pour dire qu’il ne faut pas remettre en question le fait de fonder l’État valide nommément sur les voix du peuple souverain. Il n’a pas dit « il faut une crise ». Car « c’est embêtant... » et, doit-on faire un seul référendum ou plusieurs... il ne sait pas... le débat est en cours.

    ET, oui, le Plan Marois est un plan pour la souveraineté, nous sommes d’accord. En tant que proposition déposée sur la table... à débattre. C’est une avenue possible dit M. Parizeau, et vaut mieux même ne pas annoncer ce qu’on va décider de faire... à l’avance. Il ne dit pas ce qu’il « faut », il dit « certains disent... » Il fait l’exposé de ce qui est sur la table et sujet à débat. Et il dit que le débat doit s’étendre à toutes les composantes de la question, sauf le principe référendaire seul valide fondateur d’un État légitime.


  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    29 juin 2009, par Jean Paul Tellier

    C’est un beau texte.Merçi.

    Malheurement,la majorité des québécois et le PQ ont abandonné M.Parizeau suite à la défaite référendaire de 1995.

    Et en cadeau de la fête nationale de 2009,nous avons perdu le plus fort adversaire du gouvernement Charest,M.François Legault.

    Si M.Pariseau décède, qui est le héros-vivant de réserve ?

    Qui a [ « plus de gouvernail que de voile »] pour piloter le Québec à son indépendance ?

    D’une chanson de Vigneault ;

    Sortir de sa cage

    Trouver sa voie

    C’est un long voyage

    Pour arriver chez-soi.


  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    29 juin 2009, par Jacques Bergeron
    Merci monsieur d’avoir écrit ces commentaires à l’égard de John, « ditJean », Charest et de ceux à l’égard de ce journaliste du Devoir, que l’on préférerait voir agir achez les ennemis de notre idéal, car avec cet individu, dont j’ai souvent dénoncé les propos contre le Parti Québecois,contre Jacques Parizeau,Bernard Landry et Mme Marois et d’autres indépendantistes, contre notre ami Yves Michaud, dans l’affaire Bouchard, « ditlelucide » et « ami des riches »,(dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es et dis-moi qui tu hais, et je haïrai qui tu hais)et la sale comdamnation de Yves Michaud par l’assemblée nationale du Québec, contre toute logique démocratrique, avec ce genre d’individu,dis-je, comme journaliste au Devoir,dont le devoir « sic » devrait être d’écrire la vérité, ceux qui partagent notre idéal démocratique, n’ont vraiment pas besoin d’autres ennemis que cet individu qui sévit dans les pages du journal fondé par Henri Bourassa. Merci monsieur Barberis-Gervais d’avoir écrit ces lignes qui rétablissent certains faits,et d’avoir démontré la « Grandeur de M.Parizeau », "Patriote de l’année 1985", et de m’avoir permis de lire votre propos.
  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    29 juin 2009

    « Qu’ils aient le courage de dire comme Parizeau : « Seule une crise fera sortir les Québécois de leur apathie ».

    J’ai écouté attentivement le discours de monsieur Parizeau devant les intellectuels pour la souveraineté et moi non plus je n’ai pas entendu cette déclaration. Par ailleurs je partage votre analyse que je trouve intéressante.


  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    29 juin 2009

    Bravo pour cette analyse qui donne à voir la vrai nature de la game : L’État Parizeau c. l’État Desmarais.

    L’État du Québec qui est squatter de toutes part pas un puissant réseau d’intérêts privés courre un danger réel que semble ignorer complètement les faux culs de notre médiacratie provincial. ; ils ne semblent pas avoir compris que nous sommes en train de passer, de la Révolution tranquille au "déclin tranquille".

    Ce que vous donez a voir avec votre texte, c’est que pour défendre notre État il faut assumer 3 rapports de forces : Politique, économique et médiatique, en tout temps.

    Et je me réjouis de voir que vous le faite avec une pertinence et une conviction que l’on souhaiterais voir apparaitre chez nos élites.

    Encore une fois bravo.

    JCPomerleau

    Encore bravo


  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    29 juin 2009
    Bravo, tout simplement Bravo, pour cette analyse et compréhension de ce qui se passe.
  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    29 juin 2009, par Luc Archambault

    Outre ce que j’ai dit, OUI, bravo M. Barberis-Gervais, pour cette éloquente mise en lumière « des votes ethniques et de l’argent » tel qu’ils se cristallisent dans l’opposition État Charest VS État Parizeau.

    Reste à appeler le peuple souverain du Québec à répudier sur son territoire national, l’État des uns jamais fondé sur le OUI qu’il nous faut maintenant exiger de tout État valide et légitime, pour fonder l’autre, valide et légitime celui-là parce que fondé sur l’expression libre et souveraine de ses voix, hors toutes menaces de représailles ou chantages commanditaires.


  • Jacques Parizeau et Jean Charest
    29 juin 2009

    Très bon texte. Jacques Parizeau a été celui de nos premiers ministres qui avait le plus l’étoffe et l’envergure d’un véritable chef d’État. Quel sens de l’État il avait. À côté de lui, Jean Charest fait figure de nabot.

    Gilles Ouimet



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