Cher Monsieur Claude G. Thompson
Merci d’abonder à mes invitations à la mobilisation. Merci pour vos compliments. Merci de prendre la peine et le temps de le faire ici publiquement dans Vigile.
Ce que vous dites en me faisant le reproche de la longueur de mes interventions ne semble pas tenir compte de votre propre capacité à produire des textes tout aussi étoffés et foisonnants...
Accommodements raisonnables et appartenance religieuse
Tribune libre de Vigile - 6 novembre 2007
Cela dit, je ne fais pas exprès d’être long. Et travaille à être plus brefs et concis.
Permettez-moi de commenter votre invitation...
« ... je demande en grâce de cesser de décrier l’opinion d’autrui. Y répondre ne fait qu’entretenir la division et nous fait nous perdre dans de stériles débats qui ne mènent nulle part. Argumenter est inutile, c’est créer l’enthousiasme qui importe. Un débat mature ne devrait se faire que sur ce qui compte, et ce qui compte justement, c’est le pays. »
Vous soulevez là une bonne question mais, comme vous vous en doutez, je ne partage pas la réponse que vous donner en choisissant de ne pas répondre aux opinions auxquelles nous n’adhérons pas.
En somme cela revient à dire qu’il ne saurait y avoir de débat.
Cela dit je comprends que vous choisissiez de ne pas argumenter. C’est un choix personnel qui ne se discute pas. Par contre, le mien, contraire au vôtre se discute...
Permettez-moi d’exposer les raisons qui motivent mon implication dans de nombreux débats. De un, je crois qu’il faut considérer le contexte de l’expression citoyenne politique dans les médias en général et les médias nouveaux internautiques. De nombreux partisans tentent d’attirer à eux de nouveaux adeptes et pour ce faire développent des stratégies qui les font être très présent et obstinés. Une réplique s’impose. Sinon, l’envahissement ne peut que progresser, perdurer, convaincre.
J’aimerais bien que ce que vous dites advienne, malheureusement, dans un contexte où les pages sont envahies par le dénigrement, les appels à la divisions, le découragement ne peut que devenir communicatif.
D’aucuns aiment à penser que cela n’a pas d’impact, ou que cet impact peut être limité, parce qu’il serait marginal. J’ai peine à adhérer à cette thèse.
Il faut donc combattre la propagande par sa dénonciation.
Quant aux idées fausses, aux arguments erronés, aux avis qu’on ne partage pas, aux choix politiques ou stratégiques à faire, je pense que le mieux est d’exposer ses idées, de considérer les autres, et d’en débattre, le plus rigoureusement et courtoisement possible. Cela en ayant à coeur de chercher le compromis exempt de compromission, capable de provoquer un mutuel ralliement.
Et cela il est vrai semble accroitre la division. Mais elle ne fait plutôt que la montrer sous son vrai jour, elle préexiste. Le fait de la voir ne la fait pas plus importante qu’elle en l’est déjà. Cependant le fait de la voir peut au cours de l’exercice de discussion, survenir de vraies rencontres, de vraies et réciproques modifications d’opinions, convergeant vers un point de rencontre inconnu des parties auparavant. Ce qui provoque un commun ralliement et en susciter d’autres.
Il faut comprendre aussi que nous faisons face à des attaques hostiles, même dans Vigile. Le but est de susciter, provoquer, entretenir la division et ce de venant à la fois de l’extérieur et de l’intérieur du mouvement souverainiste pour des raisons différentes mais qui provoque le même enfoncement du mouvement.
De l’extérieur, d’aucuns se faufilent jusqu’ici et diffusent des raisonnement fallacieux des plus tordus, et je ne vois pas comment les démonter, autrement qu’en prenant le taureau par les cornes pour en un à un tirer chaque fil de cet écheveau volontairement inextricablement présenter dans cet État difficile à contrer. On pourra critiquer tout ça, mais je persiste et signe, je crois qu’il faut agir, le laisser-faire ne peut que nous diviser encore davantage.
De l’intérieur, il faut comprendre que d’aucuns pensant valablement contribuer à la cause, pensent qu’il faut mettre de l’avant qui la gauche, qui l’indépendance, qui la dénonciation de telle mouvance, pour nous faire supposément recommencer ailleurs plus vite et mieux. Je m’oppose à ce fallacieux projet. Nous devons plutôt faire l’UNION de nos forces.
Il y a donc des discussions hostiles négatives auxquelles il faut répondre et il y a des discussions positives cordiales qui permettent de débattre de tous les sujets, pour nous entendre, pour avancer.
La situation est mouvante, elle évolue, des idées nouvelles surgissent, elles doivent pouvoir s’exprimer, pour être débattues.
Discuter pour nous comprendre et nous mutuellement entendre
L’argumentaire est incontournable. Parfois il faut le décortiquer pour démêler le tien du mien et parvenir à donner aux mots, aux concepts, un sens commun partagé. Chacun ayant un vécu différent, appréhendera la situation différemment, apportant un éclairage nourrissant qui ajoute au contenu déjà connu. C’est ce qui fait évoluer le monde à tous égards.
Mais vous avez raison, ce n’est pas tout
Il faut aussi avoir accès à des communications qui hors le débat, ou après le débat parce qu’il permet justement d’y parvenir, permettent de nous donner le goût du Québec, le plaisir de l’action, la force de la cohésion. ET cela doit être de plus en plus présent, doit émerger de nos discussions et débats, de plus en plus. Car, après cette période actuelle de préparation aux prochains et décisifs rendez-vous électoraux, il faudra cesser et agir de manière solidaire, cohérente pour combattre nos adversaires dans l’UNION de nos forces. Celle que nous tentons de faire naître ici et ailleurs.
Et il n’y a pas de plus forte UNION que celle qui a pris le temps qu’il faut pour la faire non pas superficielle mais profonde et étendue à toutes ses composantes.
Nous avons beaucoup de ménage à faire, dans les vieilles idées inutiles, les jeunes idées prometteuses et les anciennes toujours jeunes et productives. Il faut démêler tout ça, en profondeur. Plus nous irons au fond des choses, plus notre ménage se sera fait dans les moindres recoins de notre maison militante, plus tout cela sera largement partagé par le plus grand nombre de personnes ou de composantes, plus nous pourrons affronter nos adversaires et déjouer rapidement et efficacement leurs enfarges, leur propagande, leur arguments fallacieux, leurs menaces de représailles, leurs odieux trafics, leur habiles sophismes, leurs vicieux mais attrayants chantages.
Il nous faut développer des réseaux actifs capables d’agir sur tous les fronts. La combattivité qui vous parait nuisible, une fois tourné non plus à l’intérieur mais à l’extérieur sera une arme des plus efficaces. Si nous savons faire l’UNION de nos forces sur les termes d’un ESSENTIEL irréductible, tout ça n’aura que mieux construit, structuré nos énergies, nos forces, nos habiletés, nos capacités à lutter, à nous mobiliser, à nous appuyer.
Un peu comme font les lionceaux en se querellant, ils deviennent ainsi de redoutables chasseurs. Certes il faut apprendre à n’être pas que des lionceaux qui jouent à la guerre... Mais il y a de ça et plus nous saurons dépasser ce stade du jeu querelleur pour en faire une stratégie de la synergie, de l’action commune, du débat constructif, plus nous préparons utilement la lutte à mener pour vaincre les canadianisateurs qui n’ont d’autres objectifs que de nuire à notre UNION et cohésion.
Plus des gens comme vous prendront, oseront prendre la parole pour nous inviter à l’UNION de nos forces, dans l’exposé de propositions mobilisatrice, plus les diviseurs canadianisateurs seront isolés dans leur vindicte et plus elle apparaîtra improductive. Plus elle sera marginalisée.
Sans réplique, on pourrait la croire majoritaire. Elle est comme la grenouille de la fable qui se grossissant parvient à se croire aussi grosse que le boeuf. Le hic, c’est que dans l’intervalle, nous y croyons plus qu’on ne le devrait.
PRÉPARER les prochaines élections.
Le mieux c’est de tout de suite et le plus efficacement possible, crever la bulle. Plus nous serons en mesure de le faire efficacement, systématiquement, plus nous serons efficaces en périodes de crises cruciales.
De leur côté, les activistes aussi testent leurs moyens et leurs chances de nous intimider, influencer. Les laisser faire ne fait qu’accroitre leur combativité, que nous livrer impuissants à leurs assauts.
Ce pourquoi je comprends bien votre demande, mais choisit de ne pas y souscrire. Il nous faut à la fois combattre et débattre. L’important est de savoir faire la différence entre discussion hostiles et débat cordial.
Je pense la faire, mais bien sûr, tout ça est perfectibles et merci d’avoir pris la peine de nous rappeler que tout cela n’a de sens que dans la mesure où nous parvenons à faire l’UNION de nos forces pour être en mesure de donner à tout un peuple le goût de se mobiliser pour le Québec, afin qu’il invalide l’État actuel illégitime d’un Canada usurpateur afin de fonder un État valide et légitime...
La RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC.