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D’emblée, j’aimerais vous suggérer la lecture des deux citations suivantes qui sont tirées du livre de Marcel Chaput : « Pourquoi je suis séparatiste ».
« L’autonomie provinciale dans le contexte actuel consiste à rechercher l’égalité des droits pour les Canadiens français dans l’inégalité politique, démographique et économique. C’est une dangereuse illusion de croire la chose possible. »
« L’indépendance du Québec est politiquement souhaitable parce qu’il est toujours bon qu’un peuple soit libre et qu’aucune nation n’est devenue grande en laissant à une autre la maîtrise politique de ses destinées. »
Toujours très pertinentes, ces phrases ont été écrites autour de 1961. Je vous suggère de lire ce livre de feu M. Chaput au complet.
Ceci dit, il serait peut-être loisible de s’interroger, suite à cette petite lecture et à la lumière de notre réalité immédiate, sur la vitalité du peuple Québécois, de sa culture et de ses perspectives d’avenir dans le cadre des choix politiques qui sont offerts par les partis politiques qui partagent le pouvoir au Québec dans cette enceinte bien provinciale de notre Assemblée dite nationale ?
Au préalable, je dois vous signaler que je suis de ceux qui croient qu’une Assemblée nationale serait l’instrument démocratique de sa majorité légitime. Celle-ci ne serait pas l’objet du contrôle ou de la tyrannie de la minorité d’expression anglaise et des groupes ethniques que cette dernière assimile dans son giron linguistique, culturel et économique depuis beaucoup trop longtemps.
Face à la procrastination d’un parti normalisé qui se dit souverainiste depuis presque quarante ans, qui a perdu la dignité ou la fierté de soumettre son option fondamentale directement au peuple et d’un autre parti qui se dit autonomiste sans se définir au-delà de son crédo primaire de néocon privatisant, je pense qu’il faudrait revenir à des principes de base pour tenter d’y voir plus clair dans cette confusion entretenue par les médias et la classe politique canadienne et québécoise.
Je vais y aller directement au but en vous disant que j’adhère au choix électoral de l’indépendance dans la perspective d’une Assemblée nationale au service de sa majorité légitime.
Soucieux de sa jeunesse qui incarne le futur de la nation, sensible au décrochage scolaire et à la marginalisation de certains de ses jeunes aux mains de ce climat social et de cette économie parfois perturbatrice et aliénante, un Québec enfin libre, disposerait de tous les outils nécessaires à la construction d’un État complet et moderne de langue française. Cet État verrait à former et à intégrer ses jeunes à un marché du travail stimulant dans le but de freiner l’exode de ceux-ci vers d’autres cieux comme ce fut trop souvent le cas par le passé.
Le plus grand dividende que rapporterait un Québec indépendant pour notre jeunesse c’est qu’elle ne serait plus partie prenante dans les guerres impérialistes de l’anglosphère, comme ce fut toujours le cas sous ce régime qui nous encadre et nous étouffe depuis 1759.
Les politiciens de l’Assemblée nationale actuelle sont incapables ou manifestement incompétents pour voir à ce que tous ses citoyens aient le droit de travailler, de consommer et de se faire soigner dans la langue de la majorité légitime.
La première chose que ferait un gouvernement indépendantiste avec sa majorité de députés serait l’abolition du poste de gouverneur général de même que la suppression irrévocable des autres vestiges insidieux du colonialisme britannique pour se doter de sa propre Constitution qui ne serait soumise à aucune autre.
Dans un autre ordre d’idées, une Assemblée nationale indépendante soucieuse du rayonnement de son peuple et de sa culture aurait veillé à ce que le 400e anniversaire de la fondation de sa capitale nationale soit le reflet fidèle de son peuple et non un amalgame de festivités où le peuple hégémonique d’à côté, fidèle à sa tradition, a pris beaucoup trop de place, fièrememnt assisté par sa gouverneure carnavalesque et d’autres éteignoirs provinciaux.
Beaucoup sourcillent et reprochent aux indépendantistes qui ont formé ce nouveau parti de toujours répéter le même discours, certains vont jusqu’à parler d’incantantions. Certains disent de nous que ne sommes pas stratégiques, ils se font mystérieux et restent muets ou vagues quant à « la » stratégie à adopter. On va jusqu’à dire qu’on essaie de faire peur au monde. D’autres clament que l’on divise le vote. Sornettes, comme ceux qui avancent que le peuple n’est pas prêt. Ce sont nos chefs politiques à l’Assemblée nationale qui ne sont pas prêts.
Une petite question pour certains d’entre vous, est-ce que vous militez présentement dans une organisation qui prône l’indépendance du Québec ou est-ce là juste un vieux rêve usé qui n’enthousiasme plus personne ?
Est-ce que vous mettez la main à la pâte pour faire avancer cette noble et digne cause auprès des vôtres où est-ce là tout simplement de beaux discours de promotion ésotériques pour méduser la galerie en attendant les sempiternelles conditions propices ?
La cheffe péquiste prétend qu’il faut créer la richesse, se doter d’une constitution bidon tout en rafistolant la loi 101 dans un Canada uni avant de songer à consulter le peuple sur sa souveraineté. Cherchez l’erreur ?
C’est pourtant assez simple, allez voir notre site internet et renseignez vous un peu avant de juger péremptoirement ce parti qui aspire à l’épanouissement de la majorité légitime. On est ouvert à tous vos commentaires et suggestions, comme l’ÉGIQ proposé par certains.

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