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« Pour défendre nos intérêts, nos droits et nos valeurs de Québécois dans le monde, il ne faut donc pas moins d’État au Québec, mais tout un État, souverain, pour aller dire non quand on veut dire non, et oui quand on veut dire oui.  »   Louise Beaudoin
             
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Michel Laurence
Tribune libre de Vigile
lundi 18 mai 2009      239 visites      2 messages


En 49 ans, nous avons bel et bien évolué ; nous nous nommons maintenant : Québec, Québécois, peuple québécois, nation québécoise.

Malheureusement, en effectuant ces seuls changements, le texte qui suit est encore criant d’actualité.

Manifeste du Rassemblement pour l’Indépendance Nationale
(Tel qu’adopté à la première assemblée générale du RIN, octobre 1960)


Les Québécois (Canadiens français) constituent une nation dont l’origine remonte à l’époque de la Nouvelle-France. Conquise par la force des armes, isolée de sa mère-patrie, soumise à des tentatives d’assimilation nombreuses et prolongées, la nation québécoise (canadienne-française) a toujours manifesté une indomptable volonté de survivre et de s’épanouir librement en conformité avec ses origines et son génie particulier. La Confédération, issue de la Conquête et de l’impérialisme britannique, a placé et maintenu le peuple du Québec dans une situation anormale de faiblesse et d’infériorité. Ce régime, par ailleurs, n’a pas été établi par la volonté expresse des peuples en cause mais improvisé par la loi d’une métropole impériale. De plus, les droits accordés officiellement par l’Acte de l’Amérique du nord britannique au peuple québécois (canadien-français), dans le but d’assurer sa survivance et sa protection, ont sans cesse été violés, et continuent de l’être, par le gouvernement fédéral, à Ottawa. La logique et le droit permettent donc aujourd’hui d’affirmer que le pacte confédératif, par ses origines et par le cours de l’histoire, est nul et périmé.

En outre, la centralisation fédérale, réalisée à un rythme croissant, qui tend à transformer le régime confédératif en celui d’un État-nation unitaire, compromet non seulement l’épanouissement mais aussi l’existence même de la nation québécoise (canadienne-française) déjà gravement menacée par son isolement culturel et social et par l’influence anglo-américaine.

À l’époque actuelle où dans le monde entier les peuples s’affranchissent du joug colonial et les nations revendiquent leur pleine indépendance, le Québec (Canada français) ne peut plus accepter de demeurer sous la tutelle économique et politique de l’étranger. L’idéal de l’indépendance nationale, qui s’allie à celui de l’internationalisme lucide, est valable au Québec (Canada français) comme partout ailleurs. L’indépendance est du reste dans la ligne de l’histoire du Québec (Canada français) : préparée par la Confédération puis par l’établissement de l’autonomie provinciale, elle représente l’aboutissement normal de l’évolution historique du Québec (Canada français).

De nos jours, les peuples n’ont plus besoin d’excuses pour vouloir être libres. Car si la liberté nationale n’est pas une fin en soi, elle est la condition essentielle à tout épanouissement réel des hommes et des peuples. La première des libertés civiques étant l’indépendance de la patrie, le Rassemblement pour l’indépendance Nationale réclame l’indépendance totale du Québec afin de permettre au peuple québécois (canadien-français) de choisir librement les voies de son avenir. Une fois l’indépendance acquise, la nation québécoise (canadienne-française) devra se donner, par des moyens démocratiques, les institutions qu’elle jugera lui convenir.

Tels sont les principes et l’idéal que le Rassemblement pour l’indépendance Nationale (RIN) a pour but de défendre et de propager. Le RIN n’est aucunement relié, associé ni affilié à aucun autre organisme existant. Les membres du RIN sont par ailleurs entièrement libre d’exprimer et de faire valoir, à titre personnel, leurs idées et leurs convictions sur les questions qui ont trait à la politique interne, à la religion, aux théories économiques et aux doctrines sociales, car la seule raison d’être du RIN est de favoriser et d’accélérer l’instauration de l’indépendance nationale du Québec, sans haine ni hostilité envers quiconque mais dans un esprit de justice et de liberté pour tous.

En réclamant l’indépendance totale du Québec, le RIN rejette le pessimisme né de la Conquête et manifeste sa foi en la nation québécoise (canadienne-française), issue des plus grandes civilisations de l’histoire.


Source : André D’ALLEMAGNE, Le RIN et les débuts du mouvement indépendantiste québécois. Le R.I.N. de 1960 à 1963. Étude d’un groupe de pression au Québec, Montréal, Éditions de l’Étincelle, 1974, 160 p. Préface de Marcel Rioux. Voir ANNEXE III, p. 139-140.


Nous devons ressusciter ce R.I.N. qui n’aurait jamais dû disparaître.

Parce qu’il faut faire bouger les choses, brasser la cage.



Un R.I.N. mouvement citoyen qui ne se transformera pas en parti politique, mais qui sera assez fort pour pousser le PQ ou tout autre parti au pouvoir dans le dos lorsqu’une opportunité se présentera.



Pourquoi le R.I.N. ? Parce qu’outre les beaux mots prononcés à l’égard de Bourgault lors de son décès, je crois que c’est le plus grand hommage qu’on peut lui faire ; la meilleure façon de le « venger » du sort que lui a réservé le PQ et (je sais que je ne me ferai pas d’amis) René Lévesque lui-même.



Le R.I.N. pour que la jeune génération sache qu’avant le PQ ce n’était pas le déluge.



Le R.I.N. en honneur aussi à tous ses militants, autant ceux qui sont décédés que ceux qui vivent encore.

D’ailleurs, j’espère que tous les rinistes de la première heure joindront les rangs de ce nouveau R.I.N.



Il faut d’abord sortir le Canada de notre tête afin que le Québec y prenne toute la place.



Le Canada et les fédéralistes ont jusqu’à maintenant réussi à nous empêcher de créer le pays du Québec parce qu’on accepte de débattre, de discuter, de négocier : perte de temps.



Tout ce qui compte c’est la création prochaine du pays du Québec : on ne doit penser qu’à ça, ne travailler qu’à ça, se mobiliser que pour ça avec fierté et dignité.

Tenir un discours positif !



Plus nous serons nombreux à comprendre cela et à l’incarner, plus notre exemple touchera nos compatriotes ; notre fierté et notre dignité, notre positivisme, notre détermination fera tâche d’huile.



Le R.I.N., un mouvement citoyen rassembleur de l’ensemble des forces vives souverainistes et indépendantistes qu’elles soient membres ou pas d’un parti politique.

Nous devons tous nous réunir, car la clé, la solution, c’est la force du nombre.

Rien ne peut arrêter un peuple en marche vers son destin !




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