L’anglais en 6e année au primaire

Il faut une petition à l’Assemblée nationale

Tribune libre de Vigile
jeudi 19 janvier 2012
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Attendu que le gouvernement n’a pas eu de mandat pour faire un tel bouleversement dans le domaine de l’enseignement.

Attendu que les enfants ont déjà de la difficulté à bien écrire leur français alors qu’’ils auraient besoin de plus de temps consacré au français.

Attendu que la 6 e année est une année charnière qui prépare l’enfant au secondaire et que cette mesure affaibliera l’élève dans toutes les matières alors qu’il aura de la difficulté à comprendre les autres matières comme les mathématiques en anglais.

Attendu que cette mesure n’a pas fait l’objet d’aucune concertation et d’études préalables dans le milieu de l’enseignement.

Attendu que cette initiative semble avoir été lancée davantage pour plaire à la base anglophone et allophone qu’aux francophones

Attendu que cette mesure ne prévoit pas la même chose pour les anglophones dans le réseau anglais du Québec et du reste du Canada.

Attendu que le gouvernement du Québec a un rôle de promotion de l’identité française pour le seul État ayant une majorité francophone en Amérique et qu’une telle mesure lance un signal que le français n’est pas une priorité

Attendu que le gouvernement du Québec a le devoir non pas de préparer les francophones à vivre dans un milieu anglophone mais il a le devoir de créer les conditions pour que les Québécois puissent s’épanouir dans leur langue à tous les niveaux et spécialement dans le milieu du travail où ils forment une majorité.

Attendu que le coût du telle mesure n’est pas acceptable car le nombre ne la justifie pas. La grande majorité des Québécois travaillent en français.

Attendu que les écoles donnent déjà des cours d’anglais qui peuvent très bien être bonifiés au secondaire, au cegep ou à l’université

Pout toutes ces raisons, avec les plusieurs groupes d’enseignents du Québec, je propose une pétition pour s’opposer à cette mesure qui n’a pas fait l’objet d’aucune étude sérieuse et aucun débat public.

De plus cette mesure est discriminatoire pour les Québécois du réseau francophone car aucune mesure de cette nature n’a été prise pour le réseau anglophone.

Cette mesure n’est accompagnée d’aucun plan de francisation des entreprises et d’amélioration de la langue de travail au Québec et d’aucun incitatif à franciser les milieux de travail.

Cette mesure ne semble qu’être électoraliste et n’est pas basée sur aucune donnée scientifique.

Une pétition doit donc être lancée à l’assemblée nationale pour faire reculer le parti libéral qui dirige non pas dans l’intérêt commun du peuple Québécois mais plutôt pour une faction de la population.

Commentaires

  • Stéphanie L., 20 janvier 2012 10h06

    Si une telle pétition voir le jour, je la signerai avec plaisir et j’en parlerai autour de moi. Lorsque j’étais à l’école primaire, j’avais des notes au-dessus de la moyenne dans toutes les matières sauf l’anglais et les mathématiques, (quoique je n’étais pas en situation d’échec). Si j’avais été obligée de faire ma sixième année en anglais, j’aurais eu des mauvaises notes partout et je ne sais pas si j’aurais été admise en secondaire 1. Nous avons déjà de la difficulté à intéresser certains enfants à l’école et je crois que nous ne réussirons avec une telle mesure qu’à les décourager encore plus et même à décourager les autres.

    La seule langue dont la maîtrise par tout les jeunes devrait faire l’objet de nos efforts est le français, dont une maîtrise insuffisante, autant à l’oral qu’à l’écrit, hypothèque leur avenir et leur ferme les portes de plusieurs emplois. Nous devons également lutter contre l’analphabétisme qui touche 49% de la population québécoise âgée entre 16 et 65 ans (si on additionne les analphabètes fonctionnels aux analphabètes "complets").

    En décembre dernier, Le Devoir publiait la lettre d’un recruteur qui avouait que l’exigence de la maîtrise de l’anglais en emploi ne se justifiait pas, dans la plupart des cas, par la nature de l’emploi, qu’elle ne visait qu’à accommoder les anglophones et allophones qui refusent d’apprendre le français :

    "Lettres - Sous la pointe, l’iceberg" :
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/338382/lettres-sous-la-pointe-l-iceberg

  • Henri Marineau, 20 janvier 2012 05h29

    Extrait d’une lettre d’opinion signée par Serge Paré sous le titre "Pensez-y bien" (Le Devoir 20 janvier 2012)

    "L’expérience suisse, entre autres, peut nous instruire. Après avoir pratiqué l’enseignement simultané de deux langues sur une période de plus de six ans, nos autres cousins se sont rendu compte que les enfants manquaient de points de repère, avaient des difficultés d’expression et d’interprétation."

    Peut-être que notre madame la Ministre pourrait s’en inspirer !...

  • Ghislaine Bussiere, 19 janvier 2012 18h06

    Entièrement d’accord avec vous,c’est de la pure
    magouille à la Charest afin que le Québec se fasse
    assimiler le plus rapidement possible.Québécoises
    et Québécois réveillez-vous,cela presse.

  • Lise Pelletier, 19 janvier 2012 13h44

    M. Tremblay,

    Si une telle pétition est déjà présente à l’AN ou à venir, je suis pour et je la signerai.

    La dégradation de l’enseignement du français est en soi une raison suffisante pour appuyer cette démarche.

    Et je partagerai cette information sur Facebook.

    Merci !

  • Antoine Dubé, 19 janvier 2012 12h56

    Je suis entièrement d’accord avec vous et je me demande aussi pourquoi les anglophones fréquentant la sixième année ne sont pas soumis à même règle pour apprendre la français.

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