Mme Marois, Monsieur McKay
J’aimerais vous exprimer mon indignation la plus profonde du rejet du bulletin de candidature de monsieur Jean-Claude St-André, dans l’Assomption. Vous le savez plus que moi, monsieur St-André incarnait la détermination d’atteindre le rêve souverainiste au sein du parti Québécois. Exclure sa candidature, à ce stade, ne fera qu’exclure ceux qui, au parti Québécois, s’identifient à cette aile (pure et dure).
J’avais, avec monsieur St-André, une occasion en or de m’impliquer pour le PQ.
Monsieur St-André fut un député aimé des électeurs de l’ancien comté de
Jacques Parizeau. Monsieur St-André fut également un député aimé des
militants du parti Québécois. Il serait donc étonnant que l’histoire en
reste là. Monsieur St-André pourra compter sur mon support indéfectible,
peu importe la décision politique qu’il prendra suite à votre outrage.
Il y eut un jour, un grand jour, où le parti Québécois fut une coalition de trois mouvements. Gauche, droite, mous et durs, vieux et jeunes, ethniques et de souches, tous unis par René Lévesque et son rêve. En excluant monsieur Jean-Claude St-André, vous brisez cette coalition. Vous brisez ce rêve.
Finalement, vous laissez un arrière goût anti-démocratique à cette affaire, ne justifiant en rien votre décision. Cette décision m’apparaît autant nébuleuse qu’arbitraire. De telles pratiques sont inacceptables pour un parti qui se targue de vouloir faire l’indépendance de façon démocratique.
Je trouve la situation extrêmement dommageable pour monsieur McKay. J’ai eu l’occasion de travailler personnellement avec lui. C’est une personne dynamique, passionnée, inspirée par des idées novatrices et fortes. Ce serait sans aucun doute un candidat exemplaire pour le PQ … dans un autre comté.
Frédéric Picard, Militant amer
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —