Le document universel Home de la Journée mondiale de l’environnement scande en conclusion : « Il est trop tard pour être pessimiste ». C’est-à-dire ne plus regarder ce qu’on a perdu mais ce qu’il nous reste. Le destin tragique de la Terre s’applique aussi au Québec encerclé. La mondialisation coalise toute rationnelle pour persuader les descendants de Nouvelle-France qu’il faut rendre les armes, s’incliner devant la logique d’oublier le passé pour se fondre dans l’américanité. Même le Parti Québécois déguise à peine sa reddition en reports constants de ses échéances et en fuite discrète d’information ad hoc sur les grands journaux. Nous n’avons donc plus de parti organisé pour stopper notre anéantissement comme nation d’expression française en Amérique.
Alors tout comme les Patriotes de Papineau ont affronté l’ennemi dans la bravoure, pour l’honneur, le RRQ nous dit : « Refusons de disparaître dans le silence des agneaux ! » Patrick Bourgeois a démontré à la deuxième bataille des Plaines d’Abraham que le conquérant roule des muscles mais il recule dès que nous lui crions : « Bouh ! » S’il faut le crier fort et parfois crier le premier et avec des gros mots, eh bien soit ! C’est pas la dentelle du président d’assemblée !
Madame Harel a marché sur la queue du chien (de Westmount) cette semaine et l’a fait japper. Faisons-lui face, à ce dogue, et montrons-lui le bâton ! À la même occasion que la réponse au pied de nez de Ignatieff contre la loi 101, sortons en ce samedi 6 juin (D-Day 1944) au parc des faubourgs (coin DeLorimier-Ontario) métro Papineau, 13.30h. à l’appel du Mouvement Montréal Français et autres mouvements décidés à sauver ce qu’il nous reste. Faisons « Bouh ! » au chien qui crache des insultes, surpris que nous ne soyons pas tous morts. Le PQ, on l’attend pus ! Avec nous, dans la rue ! (Paraît que Curzi y sera, qd même… mais bien sûr Duceppe, en réponse à la déclaration russe : Québec a tous les pouvoirs qu’il lui faut…)
