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Depuis quelques mois avant l’élection du 26 mars 2007 et plus particulièrement depuis cette dernière, on dirait que, tant à l’intérieur du P.Q. qu’à l’extérieur de celui-ci, tout ce qu’il y a d’indépendantistes, de souverainistes, de véritables autonomistes, enfin quoi tout ce qui converge vers la volonté de se créer un pays, tous, soudainement, ont senti, comme les occupants de nids de perdrix, le souffle chaud et l’odeur de poudre dégagés par le fusil du chasseur, et, tous, tels des têtes de linottes, se sont mis à courir et à cacaber dans toutes les directions, s’éparpillant comme feuilles au vent. Cela en est devenu pathétique ! La chronique de monsieur André Savard, parue dans l’édition du 17 avril de Vigile, est à la fois symtomatique et un constat réaliste de cette débandade.
En cette période sérieuse de crise, que se passe-t-il à l’intérieur du P.Q. ? Tout le monde semble y vaquer à ses occupations quotidiennes et routinières avec comme un bandeau sur les yeux et les oreilles et ce sourire béat qui s’installe généralement chez ceux qui ont la certitude de la recette infaillible qui, généralement, a pour conséquence de créer une fausse zone de confort. Au hockey, quand une chose semblable se produit, on change le trio des lignes d’attaque ou l’on fait jouer certains joueurs dans les gradins. On a comme l’impression que ce parti est désormais aux mains d’automates. On dirait que tout le monde continue à danser dans la grande salle de bal alors que le bateau, comme le Titanic, est en train de couler, ou encore, que tout le monde continue à alimenter le poêle alors que le feu est pris dans la cheminée. On dirait un vaisseau fantôme sans capitaine, un château sans majordome !
Il est grand temps pour nous tous, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du P.Q. de nous ressaisir, de nous réorganiser, de nous regrouper pour désormais tous tirer dans la direction du chasseur. À défaut, nous risquons d’engendrer nous-mêmes une immense désaffection à la cause qui nous est à tous si chère et d’être les auteurs de notre propre mise à mort.
Gaston Boivin, Baie-Comeau
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Que se passe-t-il à l’intérieur du PQ ? Il se passe toujours ce qui s’est toujours passé.
LE PQ est devenu, depuis 1976, (sauf sous Jacques Parizeau) un parti de pouvoir. Entre les élections, il bâtit un semblant de programme de pays et le temps venu, en campagne électorale, il envoie tout cela à la poubelle.
De plus, ce parti n’est pas un parti indépendantiste. LE PQ veut tout simplement remodeler la confédération. Point. JE l’ai suffisamment démontré dans des textes publiés sur Vigile.
Libre à vour de croire qu’on peut réformer un parti qui n’a jamais crû à ce qu’il dit défendre. Vous perdez votre temps.
LE PQ est dans l’embarras, car il croyait prendre aisément le pouvoir. Devant la faiblesse de Jean Charest, il a pensé que tout cela lui serait donné sur un plateau d’argent. Les électeurs, fatigués de voir ce parti jello changer d’idée constamment, lui ont donné une bonne leçon. Il est maintenant sous respiratoire artificiel. Et la mort approche, ne vous en déplaise ! A qui la faute ? Aux nombreux naïfs qui se sont faits avoir depuis trente ans...par un parti qui siffonnait les poches des pauvres militants mais qui ne livrait jamais la marchandise.
Nestor Turcotte Matane

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