Les Libéraux, avec le couronnement de leur star-tsar, se voient déjà à la tête du Canada. Il faut dire que la machine médiatique s’est déjà mise en branle et qu’elle mettra tout en œuvre pour faire du chef libéral le prochain Prime Minister, défini en ces termes : L’intellectuel Michael Ignatieff, l’ancien professeur à Harvard Michael Ignatieff, Iggy, le nouveau roi philosophe, un romantique, le penseur politique possédant le charme personnel, l’allure patricienne et la culture classique humaniste de Pierre-Elliott Trudeau.
Chaque article ou chronique renforce l’image de ce brillant Tsar-Star canadien pressenti pour redorer le blason des Libéraux et pour reprendre le pouvoir. La Pratteva, entre autres quotidiens, nous vend du Iggy comme on vend du savon à lessive qui vient à bout des pires saletés, même celles des commandites et du référendum volé relayées au département des histoires anciennes et périmées. D’ailleurs, à en croire M. Ignatieff, les Français et les Anglais auraient fondé ensemble, main dans la main, la Nouvelle-France : « Nous ne sommes pas deux solitudes, nous sommes un grand peuple vivant ensemble depuis toujours et pour toujours, tous ensemble. »
Et pendant que Pauline Marois s’accorde quelques mois jusqu’en 2010 pour rafraîchir le projet de souveraineté, Iggy le nouveau roi philosophe, cumule des points air miles qu’il échangera contre des votes aux prochaines élections.
Sondages, grands-parents, Festival du lait de Coaticook, renflouement des coffres, avis de spécialistes, Ignatieff jouit d’une attention toute particulière :
1.Le leader libéral a rappelé que c’est au Québec que ses grands-parents, immigrants de Russie dans les années 1920, ont choisi de s’établir.
2. Visiblement le nouveau chef du Parti libéral du Canada (PLC), Michael Ignatieff, a le vent en poupe au Québec (…) Pour la première fois depuis cinq ans, le PLC se place en tête des intentions de vote, selon un sondage CROP-La Presse.
3. La bougie d’allumage des libéraux au Québec semble se résumer à une chose, l’arrivée de Michael Ignatieff aux commandes (…) Le nouveau chef « bénéficie d’un fort capital de sympathie au Québec », résume la spécialiste.
4. Visiblement le nouveau chef du Parti libéral du Canada (PLC), Michael Ignatieff, a le vent en poupe au Québec. L’arrivée du nouveau chef marque l’aboutissement d’un processus qui permet en fait au Parti libéral du Canada de retrouver la place qui lui revient sur l’échiquier politique québécois.
5. « J’ai grandi sur la ferme laitière de mon oncle, à Richmond, au Québec. Je ne sais pas ce que je ressens, mais quand je marchais au Festival du lait, à Coaticook, je me sentais à l’aise, je savais où j’étais », a lancé M. Ignatieff.
6. Spécialiste de l’image et professeur à l’Université d’Ottawa, Luc Dupont estime que Michael Ignatieff vient de définir son personnage (…) « Il se présente comme le gars des consensus, celui qui veut discuter et réfléchir avec des penseurs qui veulent réformer la société canadienne. C’est un Trudeau, mais de son temps. »
7. Selon le chef libéral, de nombreuses personnes ont voté pour le parti de Gilles Duceppe parce qu’elles sont fières de leur identité québécoise, mais elles ne croient pas pour autant au programme souverainiste des bloquistes.
8. L’installation de M. Ignatieff a suscité des réactions plus positives que négatives dans toutes les régions du pays, mais plus particulièrement au Québec et en Ontario, où une majorité a applaudi au changement.
9. La popularité de Michael Ignatieff a également permis de doubler le financement du PLC, qui a pu se débarrasser de ses dettes et amasser 1,8 million de dollars pendant les quatre premiers mois de l’année.
10.Grand, l’allure distinguée et le regard d’un bleu profond filtrant sous d’épais sourcils, M. Ignatieff qui a passé la plus grande partie de sa vie adulte à l’étranger, deviendra Premier ministre du Canada si son parti remporte les prochaines élections.
Un Premier ministre canadien, bien qu’il ait les yeux bleus et belle allure, qu’il n’ait pas la bouche en coin et qu’il sache décemment parler français, qu’il soit libéral ou conservateur, n’enlève rien au fait qu’il soit canadien.
Allons-nous devoir subir l’humiliation et la perte de temps d’une nouvelle campagne électorale fédérale et l’élection d’un distingué lord canadien ? Avant que les bloquistes en viennent à proposer des tenues de camouflage en peau de phoque pour « nos soldats canadiens », faisons aller nos méninges pour nous sortir du bois !


