Alors que des fédéralistes comme Jean Chrétien faisaient peur aux Québécois lors des référendums de 1980 et de 1995 en leur annonçant qu’ils allaient perdre leurs pensions de vieillesse s’ils votaient "oui" à la souveraineté du Québec, Stephen Harper nous annonce de Davos qu’il entend couper dans les pensions de vieillesse des Canadiens et des Québécois.
« (…) le gouvernement conservateur entend d’abord "limiter" la croissance des dépenses liées au "système de revenus de retraite". Stephen Harper a donné bien peu de détails sur ses intentions, mais il a fait un parallèle avec la récente décision d’Ottawa de plafonner la croissance des transferts aux provinces en matière de santé. » Davos : Harper s’attaque aux pensions et à l’immigration.
Si c’était une bonne raison aux yeux des fédéralistes du Québec de voter "non" en 1980 et 1995, maintenant que le premier ministre du Canada veut couper leurs pensions, ne serait-ce pas un motif raisonnable de plus pour quitter ce pays qui nous coûte de plus en plus cher ?
Kyoto, la santé et les pensions de vieillesse ne sont que le début d’une longue liste de coupures fédérales alors que l’armée compte s’acheter de nouveaux avions F-35 hors de prix, les grandes entreprises canadiennes profitent de baisses d’impôts et leurs dirigeants augmentent leurs salaires. Tout cela pendant que les pétrolières et les banques canadiennes sont largement subventionnées grâce à nos impôts et nos taxes, même si elles n’ont jamais fait autant de profits !
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*« Ce qu’il y a de plus choquant dans cette crise provoquée de toutes pièces par les maîtres du monde financier, c’est que nous allons devoir demeurer sur le marché du travail aux conditions qu’ils voudront bien nous donner. Après nous avoir volés, ils vont nous exploiter comme ils ne l’ont jamais fait auparavant. Nous serons alors contraints d’accepter la situation comme une fatalité, car nous serons alors en crise et la crise justifie tout, surtout les mesures d’urgence ! La réglementation que nous réclamons tous ne sera probablement pas à notre avantage, mais bien au service du marché. Là, ce sont les images du film « 1900 »qui me reviennent à l’esprit, celles de « Blade Runner » aussi. » Le 25 octobre 2008
**« Devant le refus généralisé des travailleurs occidentaux de travailler plus pour moins, voraces et avides d’argent comme elles sont, sous le regard complaisant des gouvernements, les grandes banques d’affaires et leurs courtiers ont organisé le vol de nos épargnes, nous obligeant à travailler plus et plus longtemps. Elles appellent ça une crise financière, la tempête parfaite ! Une opération qui a permis de faire croire aux épargnants que leurs économies s’étaient envolées comme par magie, alors que c’était les dirigeants de ces banques qui s’en étaient emparés avec la complicité des autorités règlementaires sans que nous puissions mots dire, tout cela en raison de la protection accordée par les tribunaux à la suite de la déconfiture de ces mêmes banques. Une belle arnaque !
C’est dans ce contexte que le gouvernement veut hausser les tarifs et les taxes ; imposer de nouveaux tarifs à ces jeunes couples surendettés qui travaillent trop et peinent à s’occuper de leurs enfants ; couper dans les prestations de régie des rentes des plus vieux et vulnérables prestataires afin qu’ils restent plus longtemps sur le marché du travail au salaire minimum. Des mesures qui vont obliger bien des gens à travailler plus et plus longtemps pour se payer les mêmes biens et services à des tarifs plus élevés. Comme si on demandait aux victimes de rembourser la dette contractée par ceux qui les ont volés, en plus de les obliger de travailler à rabais pour ces mêmes voleurs sans que ces derniers ne soient inquiétés le moins du monde, ni par la loi, ni par les tribunaux. Est-ce comme cela qu’on va augmenter la productivité au Québec ? La belle affaire ! » Le 2 octobre 2009


