Je suis d’accord avec vous, madame Morot-Sir, pour affirmer qu’il puisse se glisser, à l’occasion, des erreurs sur Wikipedia qui demeure, quand même, un merveilleux instrument de vulgarisation populaire. Cependant dans le cas qui nous occupe, je puis vous assurer que Wikipedia a bel et bien indiqué que le président Boyer a accepté de payer en 1825 à la la France la somme de 150 millions de franc-or sur 5 ans et que c’est ultérieurement qu’il fit des démarches pour faire réduitre ce montant et ses modalités de paiement, ce qui se concrétisa en 1838 en la réduction de cette somme, par la France, à 90 millions de francs, désormais payable en 30 ans. Je ne crois pas avoir prétendu le contraire dans mon texte et, si ce dernier manquait de clarté à ce propos au point de créer un quiproquo, je m’en excuse. En passant cette somme de 150 millions de francs-or reprétentait également, à l’époque, l’équivalent du budget de la France pour cette année 1825 et elle a fini par être intégralement payée en l’année 1972, telle qu’ainsi réduite en 1838. On estime que la valeur de cette somme en dollars de 2003 représente la somme de 21 milliards de dollars et c’est ce montant qui a été réclamé pour Haiti en 2003 à l’occasion du bicentenaire de son indépendance, une demande ayant alors été adressée à cet effet à Jean-pierre Raffarin par une député guyanaise. À remarquer qu’en outre, le versement de cette somme de 150 millons de francs-or était également assorti d’un accord d’exclusivité en faveur des produits français qui entreraient désormais en Haiti sans droit de douanes :
http//www.liberation.fr/tribune/01...
Evidemment cette demande a été écartée. Par contre, en 2008, le club de Paris(20 pays, dont font partie la France et aussi le Canada) a accepté d’annuler la dette qui leur est due par Haiti(214.8 millions de dollars, représentant une partie de la dette haitienne de 1,88 milliard de dollars, dont 54 millions d’euros pour la France). Le 15 janvier 2010, le Club a décidé d’accélérer les procédures d’application de leur décision de 2008 :
http:www.lesoir.be/dossiers/Haiti...
En ce qui concerne Toussaint Louvertue, je veux bien vous croire quand vous dites qu’il s’amassait un pécule en pilant un peu sur ses pricipes, mais je sais une chose, c’est qu’il est repassé à la rébellion armée quand Napoléon a rétabli l’esclavage et, qu’apès avoir honorablement capitulé et s’être vu autorisé à s’établir dans l’une de ses plantations, il a outrageusement été trahi par un de ses hommes(complice des Français) et par les Français eu-mêmes, qui l’ont mis aux arrêts en 1802, violant ainsi leur engagement à son endroit, et l’on expédié en France comme prisonnier où, en avril, après y avoir souffert du froid et de malnutrition, il a été retrouvé mort, assis sur une chaise.
Je suis aussi d’accord avec vous quand vous dites que, depuis 1915, on ne compte plus le nombre de dictateurs qui ont épuisé la population. J’espère également que vous serz d’accord avec moi pour affirmer qu’entre 1804 et 1957, environ 24 chefs d’état sur 36 seront assainés ou renversées :
http:www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsud...
Je fais cette affirmation car comme la vôtre je crois que toutes deux ne sont que le constat d’une terrible évidence : celle de gens démunis, mais courageux , qui ont voulu retrouver et défendre leurs libertés, après avoir vécu les contraintes de l’esclavage, qui ont réussi à vaincre l’armée de Napoléon(35,000 hommes + 96 vaisseaux armés, Napoléon ayant perdu dans cette aventure 55,000 hommes, un vrai désastre pour ses plans futurs)( on parle ici d’une double révolution, celle contre l’esclavage et celle contre le colonialisme) et, à ces gens-là qui, étaient un peu comme des oiseaux, qui voulaient prendre leur envol, on a coupé les ailes par cette demande odieuse d’indemnité et comment ne pas en arriver ainsi au chaos qu’a connu ce peuple. Et comme il appert des informations recuellies sur le dernier site mentionné, imaginez, avant la révolution française, 700,000 esclaves et 50,000 blancs qui, du jour au lendemain, apprennent qu’il y a la révolution en France et qui savent ce que cela veut dire : tous se mettent alors à rêver, les patrons blancs d’autonomie pour l’île, leurs employés blancs d’égalité avec leurs patrons et les noirs et mulâtres d’égalité avec les employés blancs, puis c’est la révolte des noirs avec l’assasinat de 1000 blancs, ensuite l’administration française qui,en 1793, pour éviter pire, abolit l’esclavage en Haiti et ensuite ailleurs dans les autres colonies, et qui donne le poste honorifique de gouverneur au chef rebel Louverture, qui semble vouloir collaborer, mais qui, par la suite, pose des gestes de défi à l’autorité coloniale, d’où l’intervention de Napoléon, poussé par les colons français, qui avaient beaucoup d’influence en France, qui, décide alors d’imposer l’ordre et son autorité par la force , d’où l’envoi de cette expédition militaire en janvier 1802 en Haiti et sa décision d’y rétablir l’esclavage, ce qui ramènera à la révolte Laverdure et ce qui fera changer de camp deux des généraux noirs de Napoléon, Pétion et Boyer, lesquels passent dans le camp de la rébellion et, de là, l’escalade : Défaite de la troupe de Napoléon à la bataille de Vertiers le 18-11-1803 et capitulation des Français le 19, et finalement déclaration de la République d’Haiti en janvier 1804. Les suites sont malheureuses : La France se cabre et fait milles misères à la petite république, dont celle de cette indemnité, qui la met littéralement sous anesthésie : Le résultat de tout cela ne pouvait que provoquer la détoriation de l’état de la jeune république et la perte de crédibilté de ses leaders, laissant ainsi place aux critiques, aux complots et à la multiplication des querelles dans la communauté : Pour ainsi dire la France a crée par son action un terrain propice aux sables mouvants et à leurs effets d’enfoncement.
Dans ce dernier site mentionné, il est indiqué que Napoléon, alors qu’il était à St-Hélène a reconnu que l’expédition qu’il dépêcha à Haiti avait été une erreur et l’on y cite à ce sujet ces popos :
"J’ai à me reprocher une tentative sur la colonie de St-Domingue pendant le Consulat. C’était une grande faute que d’avoir voulu la soumettre par la force. Je devais me contenter de gouverner par l’intermédiare de Toussaint(....) Je n’avais fait que céder à l’opinion du Conseil d’État et à celle de ses ministres, entraîné par les criailleries des colons, qui formaient à Paris un gros parti et qui, de plus, étaient presque tous royalistes et vendu aux Anglais."
Il y est donné (sur ce dernier site mentionné), en citation , un extrait du "Mémorial de Sainte-Hélène", capitre VI, où il donne son opinion sur Toussaint Louverture :
"Toussaint n’était pas un homme sns mérite bien qu’il ne fût pas ce qu’on a essayé de peindre dans le temps. Son caractère prêtait peu, il faut le dire, à inspirer confiance ; il était fier et astucieux ; nous avons eu fort à nous en plaindre ; il fallut toujours d’en défier(...)"
Fait à signaler, Napoléon avait toujours espéré, selon ce qu’il en a rapporté à l’époque à deux de ses ministres, faire quelque chose pour réparer les erreurs du Traité de Paris, et lorsque l’occasion s’est présentée il a obtenu de l’Espagne la Lousianne, mais le désastre en argent et en hommes subi à St-Domingue l’a finalement contraint de la vendre aux Américains pour avoir l’argent nécessaire pour pouvoir continuer à combattre les Anglais.
SVP : Pourrait-on effacer le commentaire précédent, qui est incomplet, et que j’ai envoyé par erreur en effleurant par mégarde une touche de mon clavier.