Je ne voulais plus écrire dans Vigile, dégoûté de tant de bousquetteries déprimantes et réductrices, mais cet article de Christian Rioux paru dans le journal Le Devoir de vendredi le 2 juillet en page A2 m’a fouetté l’indignation jusqu’au sang. Curieusement, je n’ai vu ni entendu les faits relatés dans aucun autre média. Serait-ce que la censure a encore une fois agi avec célérité ?
Je cite ici un passage de l’article du Devoir : « De passage dans la capitale européenne (Bruxelles) pour une conférence internationale sur l’environnement, Jean Charest a prononcé un discours dans une langue exotique qui n’est parlée que dans certains quartiers d’Ottawa : le bilingue..........On croyait entendre un fonctionnaire canadien appliquant avec zèle la politique officielle de bilinguisme du gouvernement fédéral. De mémoire de correspondant, on avait jamais vu un premier ministre québécois se faire ainsi le porte-étendard du bilinguisme intégral. »
Quand on sait que le bilinguisme imposé est la première étape, la porte ouverte à l’assimilation, il devient de plus en plus clair que Jean Charest est là, au nom de l’anglophonie canadienne pour amoindrir et éventuellement anéantir la culture du français au Québec. Toutes ses actions se concentre sur ces faits : vendre le québec à la pièce, ce qui est déjà bien entamé, noyer la francophonie particulièrement à Montréal sous une immigration incontrôlée, foutre la bisbille dans nos acquis sociaux, santé, éducation, vendre nos richesses naturelles à qui en veut et ce gratuitement ou à peu près (les minières), etc., etc.
À Bruxelles, ce dernier outrage à ce que nous sommes aurait dû susciter l’ire de nos élus soi-disant nationalistes, mais voilà,....rien, comme d’habitude, on se déguise en courant d’air, on joue au fantôme. On ne doit pas indisposer nos maîtres d’outre Outaouais n’est-ce pas ? On doit jouer l’humilité pour gagner notre ciel...quelle aberration !
Même les Québécois fédéralistes devraient se sentir insultés d’une telle attitude à-plat-ventriste. Il y a tout de même une limite à l’insulte, à la honte que nous inspirent nos élus, à la corruption éhontée de notre gouvernement provincial actuel. Je me vois dans l’obligation de faire une constatation. La peur a un nom : le Québec.
Ivan Parent

