Pauvre Justin. C’est pas drôle d’être le fils de PET. Je comprends ta faiblesse et tu as toute ma sympathie. Ton père, malgré les apparences était colonisé lui aussi, même s’il était un intellectuel instruit et riche. Il ne croyait pas en la force de son peuple. Au contraire il le rapetissait sans cesse pour mieux nourrir son complexe.
Pour lui nous n’étions pas une nation, ni un peuple, ni une société distincte, mais plutôt qu’un groupe populaire secondaire. C’est ça être colonisé !
Dans ses années de pouvoir, son ton frondeur, sa désinvolture et son manque de respect pour ses compatriotes québécois en ont marqué plusieurs et bien sûr les fédéralistes l’ont chaudement applaudi. Sûrement toi aussi qui grandissait à ses côtés.
Par manque de courage, il a choisi le Canada pour mieux enterrer le Québec. C’était plus facile pour lui. Il n’avait pas le courage de reconnaître la nation québécoise. C’était au dessus de ses forces : triste bilan d’un homme hautain et colonisé !
Et aujourd’hui, toi mon petit Justin, quand tu parles, c’est encore ton père qui dicte tes paroles. Et c’est ça qui n’est pas drôle !
Denis Lalande
