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Un billet de notre collaborateur Parfondor
Ceux des nôtres se réclamant, qui du fédéralisme, qui du « souverainisme », ne semblent bien comprendre ni l’un ni l’autre.
Les premiers ne voient pas qu’en instituant d’un côté un majoritaire « fédérant » et de l’autre un minoritaire « fédéré », toute union fédérale avantage nécessairement l’un aux dépens de l’autre.
Puisque la totalité des pouvoirs fédéraux échoit à la nationalité qu’on retrouve majoritaire à ce palier – et à elle seulement - aucun partage de ces pouvoirs « centraux » n’étant possible, il en résulte que jamais une minorité nationale n’obtient, dans aucune fédération, de pouvoirs d’État à proportion de son importance numérique qu’elle représente en réalité. Cette « prime » accordée à la collectivité majoritaire est la constante de toute fédération. Par conséquent, seule mérite notre appui la fédération qui ferait de nous la nation majoritaire « fédérante ». Or, celle que proposent nos « fédéralistes » en est le contre-pied… Comprenne qui peut !
Quant aux seconds, ils ne voient pas que la souveraineté d’un peuple exclut sa subordination à un autre. En cas d’association politique avec un autre État, deux cas se présentent : ou bien l’association est paritaire et chacun des associés a le même « poids », ou bien l’association ne l’est pas et l’un des deux l’emporte toujours sur l’autre. Dans le premier cas, la souveraineté de chacun se trouve paralysée par le veto de l’autre ; dans le second cas, la souveraineté de l’associé minoritaire se trouve anéantie. Par conséquent, seule s’avère sensée l’association qui ferait de nous l’associé majoritaire. Or, c’est la seule que ne proposent jamais nos « souverainistes »… Comprenne qui peut !
O O O
300e chronique
À l’occasion de cette 300e chronique, nous proposons cette semaine des échanges entre les Québécois de tous les camps politiques. Vous n’avez qu’à faire votre « commentaire » sous la rubrique de Vigile « Répondre à cet article ». Dans votre analyse, il ne faudrait pas vous en tenir uniquement à l’actuel, car il est impossible d’ignorer le passé. L’histoire ne peut être occultée ; au contraire, elle peut servir à expliquer nos comportements individuels et sociaux d’aujourd’hui.
Se limiter au temps présent peut faire montre d’audace intellectuelle, mais cette habitude intellectuelle ne prouve pas qu’on puisse se contenter de philosopher sur le présent en supputant toute sorte de scénarios politiques en dehors des forces profondes qui sous-tendent les luttes nationales entre les sociétés. L’inégalité, la concurrence, l’élimination ou la restriction, sans compter la prépondérance de la plus grande force qui – soi dit en passant – n’est pas qu’une force brute (du nombre, par exemple), mais aussi une force à la fois matérielle et intellectuelle. Par conséquent, les rapports entre les sociétés sont inévitablement d’égalité, d’infériorité ou de supériorité pour les nations indépendantes et plus restrictives pour les sociétés annexées ou fédérées, car il y a subordination sur place (cf. notre « Suggestions de lecture »).
Dans les circonstances actuelles, nous croyons que cet exercice pourrait être très instructif pour chacun d’entre nous. Le texte de Parfondor pourrait servir d’amorce à un dialogue plus orienté sur les défis des indépendantistes soucieux de réaliser l’indépendance plutôt que d’en discuter jusqu’à l’épuisement du concept et de la réalité elle-même transformée en mythe.
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Suggestions de lecture :
Bruce A. WALLIN, « Les forces centralisatrices et décentralisatrices à l’œuvre aux États-Unis. » Symposium international sur le déséquilibre fiscal, 13 et 14 septembre 2001. Gouvernement du Québec, 2002.
Source :
http://www.desequilibrefiscal.gouv.qc.ca/fr/symposium/index.htm
Texte en français :
http://www.desequilibrefiscal.gouv.qc.ca/fr/pdf/Wallin.pdf
La Commission du déséquilibre fiscal :
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Bruce A. WALLIN, Université Northeastern, Boston.
Forces Behind Centralization and Decentralization In the United States (76,3 Ko)
M. Bruce A. Wallin est professeur au département de science politique de l’Université Northeastern à Boston. Il se spécialise dans le domaine du fédéralisme et des relations intergouvernementales aux États-Unis. Auparavant, il a été professeur à l’Université du Wisconsin, professeur invité au Japon et chercheur à la U.S. Advisory Commission on Intergovernmental Relations. L’Association de science politique américaine lui a décerné, en 1999, le prix du meilleur livre sur la politique urbaine pour son ouvrage intitulé From Revenue Sharing to Deficit Sharing : General Revenue Sharing and Cities.
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Robert LAPLANTE, « Seul le national mobilise. L’espace politique du Québec ne se définit plus que par le combat pour l’indépendance. »
« Toute la classe politique se cramponne au clientélisme à courte vue et s’empêtre dans le langage de la diversion, des faux-fuyants. C’est la restriction mentale qui charpente tous les discours. La politique provinciale tourne à vide, elle n’est plus qu’une joute sans enjeu, une arène de figurants. »
Pour les « étapistes » et les attentistes de tout acabit, il faut lire ceci :
« L’espace politique du Québec ne se définit plus que par le combat pour l’indépendance. Tout le reste est condamné. »
BRAVO MONSIEUR ROBERT LAPLANTE !

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