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J’aimerais réagir à la levée de bouclier contre le rapport qui prône l’approche holistique. Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Ceux qui disent qu’on doit corriger les fautes ont tord ! Ceux qui disent qu’il ne faut pas les corriger ont aussi tord. En fait, ils ont tous un peu raison : il faut évaluer et récompenser ce qui est bon, mais il faut aussi pénaliser ce qui ne l’est pas.
Il faudrait décortiquer le rapport, que je n’ai pas lu. Mais pour le peu que j’en ai entendu parler, je crois qu’il faudrait regarder la nature des fautes. Par exemple, si un étudiant décide d’écrire son texte au passé composé, et qu’il ne connaisse pas la règle de l’accord du participe passé (si le C.O.D. est avant le verbe …), c’est clair que le nombre de fautes va augmenter rapidement. Mais je ne crois pas qu’un étudiant qui a fait la moitié de ses fautes pour des participes passés doive échouer. Par contre, si c’est une faute de participe passé, une autre pour « o » versus « au », une autre pour avoir confondu futur et conditionnel, une autre pour le « si j’avais alors j’aurais », une autre pour un « s » au lieux d’un « x » au pluriel, une autre pour le deuxième verbe à l’infinitif, et bien là c’est une autre histoire.
J’ai bien réussi l’examen du cégep. J’ai du avoir 85%. J’ai gagné un concours local de dictée en secondaire 5. Donc celui qui vous écrit n’est pas un frustré qui a poché ses cours de français. J’avais un français déjà excellent en secondaire 2. Pourquoi ? J’ai eu Jacques Ostiguy comme professeur au collège Antoine-Girouard. Et nous avons appris à bien documenter nos textes au cégep avec Pierre Boissonneau. Vous voulez améliorer le français des jeunes ? Contactez ces deux gars-là !
Bien sûr, certains ne sont pas sortis du secondaire avec un bon français. Mais il ne faut pas seulement demander où est le problème dans le système. C’est l’étudiant qui doit travailler pour apprendre, pas le prof ! Plusieurs réussissent parce qu’ils travaillent. Quand on préfère regarder « Peau de banane » ou le hockey au lieu d’apprendre ses verbes, on ne doit pas être surpris des piètres résultats. Moi au secondaire je travaillais au moins 6 heures à la maison pour réussir. Il est évident aussi que tous doivent avoir les meilleures conditions pour apprendre. Quand ça gueule à tue-tête à la maison, que les parents sont saouls et qu’il n’y a rien sur la table aux heures des repas, on ne doit pas s’attendre à des résultats.
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Dominique Beaulieu, B.Ing., M.Sc.

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