Nous apprenons dans un article de Dubuc que Pierre-Karl Péladeau serait un ancien marxiste.
Rien d’étonnant en soi, il y en a partout.
Rupert Murdoch, baron australien de la presse en serait un. Alain Dubuc de La Presse aussi. De même que Jean-François Lisée, Jacques Parizeau et Paul Arcand du 98,5. Apparemment que Parizeau vendait le journal communiste La Clarté dans sa jeunesse.
On est loin de l’image du bolchévique sanguinaire, le couteau entre les dents. Il y a toutes sortes de marxistes. Et règle générale, ce ne sont pas des imbéciles. Remarquez que c’est ceux de la tendance trotskiste qui, la plus part du temps, se retrouvent assis du côté de la bourgeoisie.
Pierre Karl aurait été jusqu’à modifier l’orthographe de son nom en mémoire de Karl Marx. Mais il étudiait au Collège Brébeuf, le même que Trudeau. J’aimerais bien savoir s’il a milité dans une organisation ou un parti quelconque, et si oui, lequel ? Est-ce que quelqu’un le sait ? Julie Snyder saura-t-elle l’entraîner du bon côté, ça reste à voir.
À la lecture de l’article de Dubuc, nous constatons que la situation est très complexe. La droite s’organise, les fédéraux travaillent à diviser le vote et à détruire le PQ. Nous avons affaires à des réseaux puissants et féroces.
Je pense que ce n’est pas très malin d’exposer à l’avance la tactique qui sera employée pour faire cheminer les Québécois vers l’indépendance. C’est vrai qu’il y a un danger que le gouvernement du Parti Québécois soit happé par la gestion quotidienne de l’État.
Mais ce sera alors aux militants radicaux de mobiliser la population pour mettre la pression sur le gouvernement, quitte à ce que les députés du PQ aillent rejoindre les libéraux sur les poteaux et les lampadaires des villes et des campagnes. Toutes les tactiques du CARRÉ ROUGE pourront aussi être utilisées.
Dans le contexte où nous évoluons, les raisonnements simplistes ne valent rien. Je dirais même que tous les raisonnements étalés, sur les forums indépendantistes ne valent pas les pixels qui les affichent. On a affaire à des intérêts économiques et à des appétits de pouvoir. Ce n’est pas rationnel, c’est relationnel.
Est-ce que quelqu’un peut croire que Pierre-Elliott Trudeau n’était pas assez intelligent pour lire et comprendre un argumentaire du genre 1001 raisons pour être indépendantiste que cumule monsieur Daniel Roy depuis des années. D’ailleurs, il doit bien être rendu à plus de trois mille maintenant.
PET aurait pu aligner 5000 raisons pour être indépendant. Mais ses intérêts et ses émotions allaient du côté des fédéralistes canadiens. Conclusion : ce n’est pas par la raison qu’on amène quelqu’un à prendre position pour l’indépendance. C’est par les émotions, les intérêts, où les coups de matraque. En effet, tous les coups de matraques distribués par la police dans les années 60 et 70 ont entraîné dans la lutte énormément plus de militants que n’importe quel beau manifeste bien léché. Ces militants étaient radicaux et déterminés parce que la machine répressive fédéraliste leur avait bien massé le crâne ou les reins.
C’est par l’action et la confrontation que la politique se matérialise. Il n’y a pas de plus bel exemple que l’opération d’affichage pour FAIRE TOMBER LE GOUVERNEMENT CHAREST.
On peut geindre et se plaindre tant qu’on veut sur Internet. Étaler nos états d’âme, faire des prédictions, jouer au gérant d’estrade. Ça ne les dérange pas une seconde. Mais sortez sur la rue et collez leurs photos avec les mots CORRUPTION et DÉMISSION et ils deviennent hystériques.
Là, on assiste à que ce que beaucoup souhaitaient depuis plusieurs mois. Le vendredi 5 novembre prochain, les militants du RRQ effectueront de l’affichage contre les libéraux et la loi 115 dans les rues de la ville de Sherbrooke. Ils distribueront des tracts et des autocollants, et feront connaître très haut et fort leur mécontentement. Il y a aura également une marche dans les rues de Sherbrooke. Le départ aura lieu à l’intersection des rues King ouest et Jacques Cartier, et ce, dès 16h15.
Cette décision de passer à l’ACTE signifie que l’unité des indépendantistes radicaux en en train de se faire, DANS L’ACTION.
C’était le but visé dès le mois d’août, quand je discutais avec d’autres militants, des actions qu’on pourrait faire pour changer la situation.
L’important, ce n’est pas le nombre de militants que vous avez. NON ! Le déterminant, c’est l’étendue de l’influence que vous avez. http://www.ecoeurement.com/
Et pour ça, je dis, malgré mes critiques antérieures :
VIVE LE RRQ !
VIVE LES 3B ! (Bégin, Boulanger, Bourgeois).
Continuons le combat.
Rhéal Mathieu.

