Copie d’un courriel que j’ai expédié à l’adresse de courriel de M. Gilbert Gagnon du CEGEP de Ste-Foy.
Courriel expédié le 2 janvier 2009
Monsieur Gagnon,
Je trouve déplorable que vous ayiez choisi de porter plainte contre le député Amir Khadir, député de Mercier, pour le geste symbolique qu’il a effectué en lançant une chaussure à l’image de M. Bush.
Nous vivons dans un des rares pays où il nous est encore possible de jouir de la liberté d’expression. Et ce que M. Khadir a fait, c’est simplement d’effectuer un geste symbolique qui n’a rien à voir avec une quelconque supposée violence. Il a tout simplement osé se solidariser avec ce journaliste irakien qui avait lancé ses chaussures à la tête de M. Bush. Il a ainsi accompli ce que beaucoup d’entre nous auraient aimé faire...
Que M. Kadhir soit député ou non, celui-ci a le droit légitime de manifester pacifiquement son opposition à ce président américain qui a de très nombreuses fois dépassé les bornes en s’attaquant à des individus, des groupes, des nations, des peuples et des pays où les "Américains" n’ont rien à faire. La liberté d’expression est notre droit le plus fondamental et je suis heureux de pouvoir en jouir. M. Kadhir y a droit également. En tant qu’individu et aussi en tant que député.
Mais qu’espérez-vous donc en agissant de la sorte ? Faire rentrer M. Khadir dans le rang des politiciens politiquement corrects ? Museler une voix qui ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ? N’utilisez-vous pas la même méthode qui est employée par tous ces individus ou toutes ces corporations pour faire taire la voix de leur conscience ?
Vraiment, je nous plains si d’autres individus tels que vous se portent à la défense de notre démocratie. Parce qu’après que vous ayiez réussi à museler M. Khadir et tous les autres qui, comme lui, oseront s’exprimer pour manifester leur mécontentement, nous vivrons dans un bien triste monde. D’ailleurs, je parie que vous serez le premier à vous plaindre ensuite de ne plus avoir le droit de dire franchement et librement ce que vous pensez de tous ces politiciens dangereux qui, tel Georges W. Bush, menacent nos droits fondamentaux et ceux de toutes les nations de la Terre.
En conclusion, je vous invite à reconsidérer votre décision de porter plainte à quelque niveau que ce soit contre M. Khadir. Celui-ci ne mérite vraiment pas que nous le dénoncions, loin de là. Nous avons le droit d’être en désaccord avec ce qu’il dit ou ce qu’il fait, mais nous n’avons pas le droit de le priver de sa liberté d’expression.
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Ce message a été envoyé en CC à l’adresse de courriel générale de Québec Solidaire ainsi qu’à François Gendron, président de l’Assemblée Nationale lors de la dissolution de la Chambre à l’automne 2008.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

