Étudiants français à McGill : l’université défend l’accord

mardi 1er avril 2008

La Presse Canadienne - Le vice-principal aux affaires publiques de l’Université McGill, Michael Goldbloom, croit que les inscriptions controversées des étudiants français dans son établissement non seulement respectent l’esprit de l’accord franco-québécois, mais renforcent les liens unissant le Québec et la France.

Cet accord, signé il y a 30 ans, permet aux étudiants français fréquentant une université au Québec de payer les mêmes droits de scolarité que les étudiants québécois.

Des critiques ont récemment soulevé la question du respect de l’esprit de l’entente pour ces Français qui étudient dans les universités anglophones plutôt que francophones.

M. Goldbloom estime que la réputation internationale de McGill et la possibilité d’étudier dans une ville majoritairement francophone comme Montréal peut attirer des étudiants français.

En s’inscrivant à McGill dans le cadre de l’accord France-Québec, un étudiant profitera de son séjour au Québec pour connaître sa culture, son mode de vie et développer des liens privilégiés en devenant, à sa façon, un ambassadeur de Montréal et du Québec, selon M. Goldbloom.

Dans sa lettre que publie mardi Le Devoir, Michael Goldbloom rappelle aussi que sur les quelque 6000 citoyens français qui poursuivent leurs études dans les universités québécoises, la très vaste majorité étudie dans des établissements francophones. En fait, environ 15 pour cent de ceux-ci choisissent McGill, Concordia ou Bishop’s.

Le vice-principal rappelle aussi que les étudiants québécois francophones forment 18 pour cent de la clientèle de McGill. Ces étudiants peuvent remettre leurs travaux et rédiger leurs examens en français, ce qui n’est pas étranger à l’intérêt que les Français portent à cette université.

Selon M. Goldbloom, prétendre que les universités anglophones anglicisent les étudiants français relève d’une vision manichéenne d’un débat linguistique qui n’a aucune raison d’être. Par contre, il ajoute que la question de la capacité des contribuables québécois de subventionner les études des citoyens de pays développés mérite certainement un débat de société.

(Archives La Presse)


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