L’humanité n’est pas supposée faire du surplace. L’humanité avance, grandit. C’est du moins le processus normal.
Cependant, lorsqu’on regarde des photos d’il y a trente ans, du début des années 1980, on n’est saisi d’une étrange sensation.
L’époque ressemble à aujourd’hui tout en ne l’étant pas. Il semble exister moins de différence entre 2012 et 1982 qu’entre 1982 et 1952.
Pourtant, bien des choses sont arrivées depuis, en particulier au point de vue technologique. En 1982, il n’y avait pas encore de lecteur de CD, d’internet, de Ipod, de Ipad etc...
Malgré tout, il y a quelque chose qui semble clocher. Dans l’après-guerre, jusqu’au début des années 1980, il semble que le progrès technique était accompagné d’une avancée de l’humanité au point de vue du niveau de vie, par exemple, ainsi que des droits, de l’émancipation etc...
Les nouvelles idées jaillies non seulement de l’élite mais aussi du peuple semblaient avancer et cheminer dans la population. Je me rappelle avoir été témoin des premières dames à pouvoir entrer à la taverne du coin.
Bref, il semble qu’en tant qu’humanité, nous cheminions. Et nous allions vers du meilleur, vers un avenir encore plus prometteur.
Et soudainement, il semble que nous ayons régressé, ce qui est anormal pour une humanité censée être en marche et censée aller toujours de l’avant.
La pauvreté s’est mise à augmenter. Bien des usines ont fermé et, jusqu’à aujourd’hui, ce malheureux processus continue.
Au lieu de s’améliorer, les différents programmes sociaux, comme les prestations d’assurance-emploi, par exemple, sont moins généreux qu’il y a trente ans. Comparativement, l’aide sociale donne moins aux bénéficiaires qu’il y a trente ans, si l’on tient compte du coût de la vie.
Si l’on regarde le début des années 1980, il semble qu’une idéologie régressive se soit imposée. Les idéologies conservatrices, avec des gouvernements de droite comme celui de Reagan aux États-Unis et de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, se sont imposées de plus en plus.
Mais c’est à se demander si ces idéologies conservatrices n’ont pas entravé, à quelque part, la marche normale de l’humanité.

