« En tant que produit historique et entité politique, le Québec a toujours eu une vocation naturelle à l’indépendance. »
Gérard Bergeron

Éthique et sociétés d’État : problèmes de famille

mercredi 18 novembre 2009

L’ancien président du Fonds de solidarité de la FTQ, Pierre Genest, s’est retrouvé dans l’embarras en 2003, lorsqu’on a appris que son frère Claude était un actionnaire important de la société Polycor, dans laquelle le Fonds venait d’investir 11,4 millions $. Photothèque La Presse

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(Québec) La question des conjoints, des parents proches et des amis des employés de la Caisse est également un domaine difficile à régir lorsqu’on parle d’éthique.

Il n’est pas facile de déterminer où tirer la ligne sur les gens liés par les codes d’éthique des organismes publics. La même question se pose au sein des organismes comme le Fonds de solidarité de la FTQ ou FondAction de la CSN. L’ancien président du Fonds de solidarité de la FTQ, Pierre Genest, s’est retrouvé dans l’embarras en 2003, lorsqu’on a appris que son frère Claude était un actionnaire important de la société Polycor, dans laquelle le Fonds venait d’investir 11,4 millions $. Pierre Genest avait d’ailleurs été un actionnaire fondateur de Polycor. Le Fonds de solidarité avait alors statué que M. Genest avait respecté l’esprit et la lettre du code d’éthique de l’institution, mais l’affaire avait démontré à quel point les liens familiaux peuvent placer les dirigeants des sociétés publiques dans des situations apparentes de conflit d’intérêts. Le prédécesseur de M. Genest au Fonds de solidarité, Claude Blanchet, avait aussi été embarrassé, en juin 1989, lorsque les médias avaient révélé que le Fonds venait de se porter acquéreur de 500 000 $ de débentures du groupe immobilier Grilli, un partenaire deM. Blanchet, propriétaire de terrains à l’Ile-Bizard. M. Blanchet avait fait annuler l’achat de ces débentures dès le lendemain de la publication.

Codes d’éthique serrés

Ces incidents démontrent à quel point il est difficile de départager les intérêts personnels des intérêts professionnels des dirigeants de nos grandes institutions. D’où l’importance d’avoir des codes d’éthique serrés, mais dont les responsables seraient tenus de rendre des comptes au public, ce qui n’est pas le cas actuellement. D’où l’importance également de bien encadrer les activités de ces dirigeants, une fois leur mandat terminé.


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Rapport du Vérificateur général - novembre 2009

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