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M. Facal,
Jusqu’a maintenant j’ai toujours aimé votre franc parler, vous m’avez semblé écrire et dire le fond de votre pensée et je vous ai respecté pour ça. C’est une denrée de plus en plus rare. Vous militiez au sein d’une organisation politique qui, jusqu’à M. Parizeau, avait comme but premier, l’indépendance politique du Québec.
Après le départ de M. Parizeau, les différents dirigeants du P.Q. ont relégué l’indépendance à la filière 13 et, hypocritement ont fait tout ce qu’il fallait pour que ça ne se fasse pas. Le plus évident a été l’action ou plutôt l’inaction de Lucien Bouchard. Quand il était à Ottawa, il parlait comme un vrai tribun mais quand il a délogé M. Parizeau au Québec, motus et bouche cousue au sujet de l’indépendance. On se disait que, comme Jean Charest, il avait été envoyé par Ottawa pour museler le Québec. Suite au référendum, il aurait pu, il aurait dû intenter une action en justice contre les fédéraux pour vol de consultation populaire. Il ne l’a pas fait !.. il a même attendu 5 ans avant de démissionner, le temps nécessaire pour qu’il y ait prescription. Les autres qui ont suivi n’ont pas fait mieux et avec le temps, l’option indépendantiste a semblé s’édulcorer.
La venue de Mme. Marois n’a fait que mettre un bouchon sur l’option. Qu’est devenu le P.Q. ?... une sous-succursale du parti Libéral au service de nos maîtres Ottawaïens ?
Il y a pourtant au P.Q. des personnes brillantes. Comment se fait-il qu’ils entrent dans ce moule réducteur sans rien dire. Et vous, ce moule ne vous étouffe pas trop ? Il y a même un de vos collègues qui, récemment, a été suffisamment honnête pour déclarer publiquement avoir mis de côté l’option jadis fondamentale du Parti Québécois, sa raison d’être. Mais vous dans tout ça, où vous situez-vous ? Le silence étonnant de Mme. Marois lorsque les fédéraux et les complices aplatventristes du Québec nous faisaient avaler des couleuvres au 400ième de la ville de Québec, où était-elle, que faisait-elle ? RIEN.
Comme beaucoup de Québécois je considère toujours que l’indépendance est un outil nécessaire pour que le Québec puisse accéder au rang de nation dans le monde actuel et puisse récupérer les leviers de contrôle de son devenir. Pour y arriver nous devons nous unir mais nous unir sous quelle bannière ? Qui, actuellement, prône l’indépendance comme but à atteindre ? Le P.Q. ? Il est malheureusement devenu évident qu’il n’est plus dans la course. Les vrais indépendantistes, de dépit, ont déserté le bateau. Il ne reste plus que les nostalgiques, ceux qui se confortent du passé, allergiques aux changements, aux actions ultra urgentes qu’on doit prendre collectivement si on veut que nos enfants aient un pays. Nous sommes en voie de disparition, ça nous prend quelqu’un, un homme, une femme, qui soit capable de diriger une formation de rassemblement populaire, un motivateur.
Et vous, M.Facal, où vous situez-vous ?
Ivan Parent
M. Parent écrit : « Quand il était à Ottawa, M. Bouchard parlait comme un vrai tribun mais quand il a délogé M. Parizeau au Québec ».
M. Parizeau s’est délogé tout seul "avec un peu d’aide de M. Landry, peut-être" parce qu’il était trop déçu d’avoir perdu le référendum.
En passant, c’aurait été plus à M. Parizeau, qu’à M. Bouchard, à contester les irrégularités du fédéral qui se sont passées pendant la période du référendum de 1995.
Prenons donc les choses une par une. La prochaine étape est l’élection fédérale d’octobre. Une bonne façon de faire est d’élire des députés du Bloc à la place de protester "parce que certains n’aiment pas tout ce qu’ils font" en demeurant assis à la maison, ce qui est de nature à faire élire des fédéralistes de différentes couleurs à Ottawa qui vont se prendre pour des preuves vivantes que le souverainisme est mort au Québec. C’était ce que nous répétaient Messieurs Trudeau et Chrétien quand ils obtenaient des majorités au Québec.

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